EVLI – Les obligations vertes soutiennent les entreprises à l’origine du changement mondial

 

 

COMMENTAIRE |  06. 08. 2020

Par Juhamatti Pukka, Responsable du Fixed Income chez Evli, spécialisé dans la gestion d’obligations corporate. Il gère notamment le fonds Evli Short Corporate Bond. Juhamatti a rejoint Evli en 2008 et travaille depuis lors sur le marché obligataire.

Il n’y a pas si longtemps, l’investissement ESG (Environnement, Social et Gouvernance) était considéré comme marginal. Aujourd’hui, la pandémie nous oblige à réexaminer la manière dont nous allouons nos ressources financières. Et, autre évidence de cette période « sans précédent », la durabilité se révèle aujourd’hui comme la « nouvelle norme ». Nous avons en effet maintenant un sentiment d’urgence.

Et nous avons aussi des preuves. Les villes polluées ont à nouveau un ciel bleu. Les canaux troubles de Venise sont à nouveau transparents. Nous travaillons même à nouveau à la maison. La pandémie nous a fourni une confirmation tangible de l’impact positif que peut avoir la réduction des émissions de carbone sur le monde.

Être responsable et être un capitaliste à la recherche de rendement n’est pas nécessairement contradictoire. Il est possible d’être vert et de faire du vert. Les questions ESG auraient pu passer au second plan lors de la crise financière, mais nous constatons aujourd’hui que les investisseurs ont redoublé d’intérêt pour l’ESG et prennent la chose plus au sérieux que jamais. Nous ne pouvons pas encore prouver qu’il s’agit d’une réaction face à la pandémie, mais…

Les chiffres ne mentent pas :

Le vert est mature : 668 milliards d’euros d’actifs sous gestion pour les fonds ESG en Europe.1

Le vert se développe : 30 milliards d’euros de collecte au premier trimestre (contre 148 milliards d’euros de sorties pour les autres fonds européens.)2

Le vert bénéficie de stimulus pour continuer à croître : 6,9 millions d’USD d’investissements en infrastructures sont nécessaires chaque année pour atteindre les objectifs climatiques. 3

Le vert est performant : les fonds ESG ont obtenu des performances supérieures à celles des fonds non ESG sur un, trois, cinq et dix ans. 4

C’est dans ce contexte que notre équipe obligataire se prépare à lancer une nouvelle stratégie dédiée au segment des obligations vertes. Nous adopterons la même stratégie qui a fait ses preuves sur nos autres fonds et nous l’adapterons pour investir en obligations corporate vertes et durables.

Analyse, suivi et engagement

Nos clients investisseurs sont enclins à placer leur argent dans des initiatives écologiques, mais ils manquent de temps et de ressources pour évaluer correctement les options. Surtout s’ils n’ont pas de spécialiste en interne des questions ESG. Notre nouvelle stratégie axée sur les obligations vertes vise à parer à ces difficultés. Nous nous chargeons de l’analyse, du suivi, de l’engagement vis-à-vis des entreprises, de l’exclusion de celles qui ne sont pas à la hauteur, et du reporting auprès des investisseurs.

Le segment des obligations corporate vertes correspond parfaitement à notre expertise. Evli est un pionnier de l’investissement sur le marché européen des obligations corporate, et nous avons pris en considération les questions ESG dans notre gestion depuis plus de dix ans. Non seulement nous disposons d’une équipe obligataire très expérimentée, mais nous avons également une équipe ESG interne. Et sur notre nouvelle stratégie d’obligations vertes, une analyste investissement responsable dédiée sera également en charge du suivi de la stratégie.

Nous ne faisons pas non plus de l’investissement vert passif. Nous veillons à ce que les entreprises entendent notre voix, et celle de nos clients. Non seulement nous rencontrons et communiquons directement avec les entreprises, mais nous participons aussi activement à plusieurs engagements communs, tels que Climate Action 100+, les lettres aux investisseurs du CDP (Carbon Disclosure Project), la déclaration des investisseurs aux gouvernements sur le changement climatique et l’engagement mené par les PRI sur le secteur du pétrole et du gaz.

Un investissement qui reflète des valeurs

Même si certains investisseurs ne visent pas spécifiquement les investissements verts, la question de l’impact des investissements reste néanmoins omniprésente. Pour ce faire, nos fonds répondent à des critères d’exclusion stricts. Et sur les obligations vertes, nous nous assurerons que les investissements en respectent les principes, c’est-à-dire que l’entreprise dans laquelle nous sommes investis fait ce qu’elle dit qu’elle fera et qu’elle le fait avec transparence.

La plupart des obligations corporate traditionnelles sont émises pour le financement des « besoins généraux de l’entreprise », mais il s’agit d’un terme fourre-tout et l’investisseur ne peut avoir que peu d’influence ou d’indices sur ce que l’entreprise fera réellement avec l’argent prêté.

Les obligations vertes sont différentes, ou du moins elles devraient l’être : celles qui sont émises correctement ont une utilisation clairement identifiable avec une utilisation spécifique du financement. Mais certaines obligations dites vertes ne le sont pas pour autant. Il arrive qu’une entreprise se livre à du « green washing » en émettant des obligations vertes qui ne sont vertes que de nom. Elles peuvent avoir des descriptions vagues de l’utilisation du financement, sans véritable plan définitif ni intention d’utiliser les fonds de manière écologique.

L’équipe obligataire d’Evli, avec l’analyste dédiée à l’investissement responsable sur la nouvelle stratégie verte, peut identifier les émetteurs qui le font correctement. De nombreux fonds dits « verts » ou ESG n’ont qu’une petite quantité d’obligations vertes et beaucoup de ces obligations vertes ne sont pas si vertes que ça, après tout. Et les investisseurs n’ont pas le temps d’examiner les détails.

Nous avons le temps, les outils et les ressources. Outre l’engagement direct avec les entreprises, et indirectement par le biais des engagements conjoints, nous utilisons également des bases de données avec des systèmes de notation standardisés qui contribuent à améliorer notre transparence et notre objectivité, pour nous-mêmes et nos reportings clients. Grâce à la notation des bases de données, des comparaisons peuvent être faites entre les émetteurs d’obligations et entre les fonds.

Nouvelle stratégie verte, même accent sur la qualité du crédit à long terme

Les gérants d’Evli ne sont pas des traders à court terme. Nous investissons sur le long terme. Et l’investissement vert est justement un investissement à long terme. Les entreprises qui sont actives sur le marché des obligations vertes ont tendance à être plus tournées vers l’avenir et à innover, en investissant pour répondre aux exigences de l’avenir. En revanche, les émetteurs non-écologiques sont généralement des sociétés traditionnelles et matures qui préfèrent le statu quo.

C’est pourquoi notre nouvelle stratégie verte sera entièrement axée sur le segment des obligations corporate. Nous sommes convaincus que les entreprises joueront un rôle déterminant dans le développement d’un environnement plus propre. À notre avis, une approche purement corporate bénéficie de l’absence d’exposition aux organismes publics et parapublics comme c’est le cas dans d’autres fonds verts, car l’allocation des actifs est plus efficace avec des fonds plus spécialisés.

Ces entreprises participent aux innovations liées aux principales tendances mondiales. Le mot « stimulation » revient souvent dans le monde de la finance ces derniers temps et les émetteurs verts disposent de leur propre type de stimulation avec les 6 900 milliards de dollars nécessaires chaque année pour les investissements en infrastructures afin d’atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies et les objectifs de l’accord de Paris. C’est aux entreprises de faire ces investissements et les obligations vertes sont un moyen direct de les inciter et de les soutenir dans ce sens.

Les émetteurs verts bénéficient également de l’avantage d’un changement de réglementation pour stimuler leurs activités, tandis que les émetteurs non verts, qui sont dans le statu quo, considèrent probablement le changement de réglementation comme un obstacle. Ce mois-ci, même Christine Lagarde, Présidente de la BCE, a demandé que les achats des banques centrales soient plus « verts ». Ainsi, alors que presque tous les secteurs du monde sont en difficulté en ce moment, du commerce de détail aux compagnies aériennes, ce sont les secteurs verts, comme les énergies renouvelables, qui sont parmi les rares qui devraient se développer tout au long de 2020.

Nous avons déjà constaté la performance supérieure des fonds ESG par rapport aux fonds non ESG. Imaginez maintenant le type de surperformance que l’on peut attendre lorsque cette augmentation de 6 900 milliards de dollars entrera en jeu. Le virage vert ne consiste pas à sacrifier les attentes de rendement ou à se contenter d’une classe d’actifs sous-performante pour faire le bien. La voie vers un avenir plus propre est pavée, non pas d’or, mais de vert.

1 Morningstar Direct as at 20.05.2020
2 Morningstar Direct as at 30.04.2020
3 OCDE, 2018
Morningstar / Financial Times

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 81,7 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,1% (31 décembre 2019).

La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – La saison des votes proxy 2020 et l’initiative NB25+

 

 

Commentaire

La saison des votes proxy 2020 et l’initiative NB25+

Paris, 3 août 2020 – A travers sa série « Engagement », Neuberger Berman présente ses perspectives et des études de cas sur son dialogue avec les entreprises, les entités gouvernementales et d’autres émetteurs de titres. Ici, l’équipe ESG Investing fait le point sur la dernière saison des votes proxy et sur la nouvelle pratique de la société consistant à annoncer systématiquement à l’avance certaines intentions de vote.

Pour la première année, notre société annonce systématiquement ses intentions de vote avant les assemblées générales annuelles d’un groupe d’entreprises sélectionnées dans lesquelles nous investissons pour le compte de clients, dans le cadre de l’initiative NB25+ Advance Vote Disclosure Initiative. Afin de permettre un engagement avec chaque entreprise et un débat interne solide sur les décisions de vote, nous avons choisi de concentrer l’initiative sur un minimum de 25 sociétés dans lesquelles nos clients ont une exposition importante. Nous avons également cherché à inclure un large éventail de propositions dans l’initiative avec un équilibre des voix en faveur et contre les recommandations de la direction afin de nous permettre de partager nos analyses et nos attentes sur divers sujets. Chaque vote divulgué a été classé dans l’une de nos neuf catégories de principes clés de gouvernance et d’engagement, comme indiqué ci-dessous. En date du 10 juillet 2020, nous avons divulgué les votes clés sur 29 de nos sociétés en portefeuille, dont la capitalisation boursière varie entre 3 et 650 milliards de dollars.1

Alors qu’une poignée de régimes de retraite publics et de fonds souverains annoncent leurs intentions de vote avant les assemblées générales, cela reste rare pour les sociétés de gestion internationales qui gèrent plus de 100 milliards de dollars d’actifs. Ces gérants représentent souvent des participations relativement importantes dans des entreprises internationales et exercent donc une influence considérable lors des assemblées générales. Afin d’améliorer le niveau de transparence des choix de vote proxy, nous souhaitons que nos homologues des grandes sociétés de gestion commencent également à annoncer systématiquement et publiquement les votes proxy avant les assemblées générales. Nous espérons que cette pratique augmentera l’intérêt pour des équipes de gestion orientées vers le long terme qui créent une valeur durable, tout en démontrant la responsabilité qui découle du fait de ne pas répondre aux attentes des actionnaires.

Rechercher de réels résultats positifs

L’objectif de l’initiative NB25+ est de contribuer à générer des résultats positifs dans le monde réel selon trois dispositions : par des actions menées par les sociétés en portefeuille spécifiquement incluses dans l’initiative NB25+, par des actions spontanées prises par d’autres sociétés dans les mêmes secteurs que ceux inclus dans l’initiative NB25+, et par la mise en avant des opinions nuancées dans la prise de décision par vote proxy sur l’ensemble du marché.

Responsabiliser les conseils d’administration

Nous espérons que le fait de rendre nos votes publics accélérera nos efforts d’engagement auprès des entreprises dans lesquelles nous estimons que davantage d’actions sont nécessaires, et aidera les équipes de direction à mener des changements positifs. Cette année, nous avons demandé aux conseils d’administration de rendre des comptes sur les domaines nécessitant des améliorations et nous avons travaillé avec eux pour les aider à renforcer leurs politiques et pratiques en la matière. Par exemple, chez Boeing, nous avons voté contre le président historique du comité d’audit en raison de préoccupations quant à la surveillance du cadre de gestion des risques d’entreprise du comité. Nous avons également pris des mesures contre un directeur de Lennar Corporation, nous avons voté contre la réélection du président du comité des rémunérations parce que le comité n’a pas répondu à nos préoccupations concernant l’interruption pendant plusieurs années de la rémunération en fonction de la performance. Bien que les propositions de réélection des administrateurs des deux sociétés aient été adoptées, le soutien a été nettement inférieur au taux moyen d’approbation de 95 % lors de l’élection des administrateurs du Russell 3000 en 2019.2 Fait important, nous avons réussi à faire part de nos préoccupations et avons pu concentrer nos engagements sur des questions spécifiques de gestion des risques, de gouvernance et de rémunération avec ces sociétés. De plus, à la lumière de nos votes et de notre engagement, les deux sociétés ont exprimé leur volonté de travailler pour répondre aux domaines de préoccupation et ont demandé un engagement continu à l’avenir. Par ce processus, notre intention est de contribuer à l’obtention de résultats positifs dans nombre de nos sociétés en portefeuille.

Communiquer sur les attentes

L’un des principaux objectifs de l’initiative est également d’encourager les entreprises qui ne sont pas directement incluses dans l’initiative, mais qui appartiennent peut-être au même secteur ou qui sont confrontées à des problèmes similaires, à améliorer leurs pratiques. Nous savons, grâce à la recherche universitaire, notamment aux travaux de Mike Toffel de la Harvard Business School, que le soutien des investisseurs institutionnels aux propositions d’actionnaires amène d’autres entreprises du même secteur à prendre des mesures proactives conformes à l’esprit de ces propositions, même si elles n’ont pas elles-mêmes fait l’objet de demandes similaires3. Les entreprises d’un secteur donné pourront voir notre divulgation publique des demandes que nous avons soutenues ou celles auxquelles nous nous sommes opposées, nos attentes à l’égard des entreprises sur diverses questions et notre logique quant aux raisons pour lesquelles certaines entreprises ont réussi ou échoué à répondre à ces attentes.

Exemples de positions

Les principes ci-dessus ont été mis en évidence dans une série de nos actions au cours de la dernière saison des votes proxy. Par exemple, sur le thème de la rémunération des dirigeants, nous avons soutenu une proposition de rémunération des dirigeants de la CSX Corporation qui a obtenu le soutien de 75 % des actionnaires. Bien que certains se soient inquiétés de l’indemnité de départ versée au directeur financier lors de son départ, après une analyse approfondie et un engagement avec la société, nous avons déterminé que cette indemnité était appropriée compte tenu de sa contribution significative dans la transition vers une équipe de direction renouvelée. Le conseil d’administration a fourni des informations substantielles sur ces indemnités, permettant aux actionnaires d’évaluer le lien entre la rémunération et les performances des dirigeants. En outre, nous pensons que le plan avait une structure appropriée et utilisait des mesures de santé et de sécurité adaptées à l’entreprise pour mesurer les performances de manière appropriée. En ce qui concerne une proposition de rémunération des cadres de Lennar Corporation, nous avons choisi de voter contre en raison de ce qui, à notre avis, était un déséquilibre entre la rémunération et les performances, résultant d’années consécutives d’attributions d’une rémunération importante sans performance correspondante.

Lors de l’évaluation des propositions d’actionnaires demandant un rapport sur la diversité, les informations actuelles d’une entreprise sur la composition de son personnel et les initiatives connexes constituent un élément important de notre analyse. Cette analyse nous a conduits à soutenir une proposition d’actionnaires visant à améliorer les rapports sur la diversité de Marriott International. Bien que l’entreprise ait pris diverses mesures pour promouvoir la diversité cette année, nous avons soutenu la proposition pour signaler notre attente en termes de communication et la nécessité de mieux comprendre la démographie de la main-d’œuvre de l’entreprise et son approche de la gestion du capital humain.

Pour ce qui est de la déclaration des risques liés au changement climatique, nous n’avons pas soutenu une proposition d’actionnaires demandant une communication supplémentaire sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre de Royal Dutch Shell. Nous estimons que la société a suffisamment pris en compte la question par le biais des objectifs de réduction des gaz à effet de serre existants, notamment un objectif de zéro émission nette pour les émissions de portée 1, 2 et 3 d’ici 2050, ainsi que des objectifs intermédiaires qui vont au-delà de celles fixées par les entreprises homologues. En revanche, nous avons soutenu les propositions des actionnaires d’Exxon et de Chevron demandant une meilleure communication des risques potentiels liés au changement climatique pour les actifs physiques sur la côte du Golfe, étant donné le peu de transparence existante autour des résultats de la modélisation des risques physiques sur les actifs et les installations de ces entreprises. Des sociétés comme Exxon et Chevron peuvent se référer à notre communication des votes pour mieux comprendre notre processus décisionnel en calibrant ce à quoi ressemble une communication de bonne qualité.

Un avis clairvoyant

Nous pensons que l’initiative NB25+ pourrait contribuer à contrebalancer la perception de certains commentateurs selon lesquels les gérants d’actifs pourraient « robotiser » le vote en se basant uniquement sur les opinions d’un conseiller mandataire. Nous pensons également que cette initiative peut contribuer à améliorer le fonctionnement et la crédibilité du système proxy dans son ensemble. Grâce à l’initiative, nous avons montré l’appréciation subtile nécessaire pour évaluer (et différencier) les propositions de la direction et des actionnaires d’apparence similaire. Par exemple, sur le thème de l’information sur l’égalité salariale, nous avons fait part de notre soutien à la direction en nous opposant à une proposition d’actionnaires chez Adobe, mais nous avons adopté une position opposée et soutenu la même proposition chez Cigna en raison de différences dans la qualité des communications actuelles et des performances en matière de parité salariale. Adobe a démontré son engagement en faveur de la parité salariale en articulant son processus et en améliorant continuellement sa communication, notamment en annonçant une initiative de parité salariale ethnique en 2016 et sa réalisation de la parité salariale entre hommes et femmes au niveau international en 2018.

Un avis clairvoyant est également important lors de l’évaluation des propositions sur différents marchés. Les propositions de proxy varient considérablement d’un marché à l’autre en raison de la réglementation, et en réponse, nous faisons appel à nos ressources tant mondiales que locales pour traiter les questions clés. Au Japon, par exemple, après un engagement productif avec Okinawa Cellular, nous avons décidé de soutenir la décision de la direction d’ajuster les politiques de gestion du capital afin de réduire l’accumulation de liquidités. Si les propositions de déploiement de capital ne sont pas courantes aux États-Unis, elles le sont au Japon. Notre équipe locale a joué un rôle essentiel dans la compréhension des nuances des propositions spécifiques au Japon et dans la communication de nos attentes aux sociétés de notre portefeuille. En tant que gérants d’actifs, nous espérons partager davantage nos attentes avec les entreprises sur les marchés internationaux à mesure que nous développons cette initiative dans les années à venir.

Gouvernance et résilience à la suite du COVID-19

Nous nous sommes engagés à surveiller en permanence le comportement et les réactions des entreprises durant cette période sans précédent. Si la pandémie a révélé les vulnérabilités de notre système de santé, elle a également mis en lumière l’importance des sujets ESG pour les entreprises qui traversent la crise. Par exemple, Thermo Fisher Scientific (TMO) a immédiatement pris des mesures lorsque la pandémie a frappé, en aidant l’Institut national de la santé à mettre au point un test moléculaire utilisant ses kits d’amplification en chaîne par polymérase, en fournissant des équipements de protection aux personnes en première ligne, et joue maintenant un rôle permanent dans le développement de traitements et de vaccins. TMO s’est également engagée à donner la priorité à la sécurité de sa main-d’œuvre et a mis en place des plans de continuité d’activité solides, allant de la préparation complète du site à la formation et à la communication avec ses employés.4 Reconnaissant le leadership exemplaire du conseil d’administration en temps de crise, nous avons communiqué nos votes en sa faveur pour signaler notre soutien à leurs efforts continus pour protéger les employés, les clients et la communauté. Nous pensons que les décisions de l’entreprise en réponse à la crise continueront à jouer un rôle clé dans nos choix de vote dans les années à venir et nous avons l’intention de partager notre réflexion par le biais de l’initiative NB25+.

Prochaines étapes

Nous espérons que d’autres grands gérants d’actifs fourniront également une communication systématique des votes proxy plusieurs jours avant les assemblées générales pour la saison 2021, non seulement pour aider les entreprises à mieux comprendre ce qu’elles devraient viser, mais surtout parce que nous pensons que l’initiative NB25+ a fait de nous de meilleurs investisseurs. La communication publique des positions de vote avant les assemblées générales nécessite un débat plus approfondi sur ces positions en interne et augmente le niveau d’engagement avec les entreprises en portefeuille, ce dont nous pensons que tous les investisseurs peuvent bénéficier. Nous nous réjouissons de poursuivre cette initiative en 2021 et avons l’intention de l’étendre en mettant l’accent sur les progrès et la réactivité des conseils d’administration et des équipes de direction.

1 Source : FactSet, en date du 6 juillet 2020.
2 Source : Kumar, Rajeev, « Director Election Analysis : Tendances et observations des résultats récents », Georgeson, 11 mars 2020.
3 Voir par exemple : Flammer, Caroline, Toffel, Michael W., Viswanathan, Kala, « Shareholder Activism and Firms’ Voluntary Disclosure of Climate Change Risk, » Working Paper, Harvard Business School, octobre 2019, et Reid, Erin M. et Toffel, Michael W., « Responding to Public and Private Politics : Corporate Disclosure of Climate Change Strategies », document de travail, Harvard Business School, juin 2019.
4 Source : Thermo Fisher Scientic.

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2019 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 330 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Neuberger Berman – Profiter pleinement du recovery sur le marché européen du crédit

 

 

Commentaire

Les vertus d’une gestion active des positions pour profiter pleinement du recovery sur le marché européen du crédit

par Antonio Serpico, Gérant Senior dans l’équipe European Fixed Income de Neuberger Berman à Paris.

Paris, 27 Juillet 2020 – Antonio Serpico fait l’état des lieux du marché du crédit ces derniers mois entre inversement de la courbe des spreads, assèchement de la liquidité et plans de rachats sans précédents des autorités, arbitrage de maturités et « anges déchus ».

Pendant le mois de mars 2020, nous avons vécu un des plus violents écartements de spreads de crédit de l’histoire des marchés financiers. L’ampleur de cet écartement est comparable à celui de 2008, à la différence que cette fois-ci l’écartement s’est concrétisé en trois semaines et non en douze mois. Durant le mois de mars, la liquidité sur le marché de crédit était complètement asséchée : les fonds et les ETFs vendaient pour faire face aux rachats et personne n’achetait. Ce manque de liquidité a rendu la correction des marchés extrêmement violente.

Pendant le mois de mars, la courbe des spreads s’est d’abord aplatie pour finalement s’inverser : les obligations de maturité courte ont vu leurs spreads s’écarter plus que les obligations du même émetteur avec des maturités plus longues. Il s’agit d’un signe évident de stress sur le marché qui puni les obligations courtes, étant donné les fortes incertitudes à court terme causées par une importante crise, comme ici la crise pandémique mondiale liée au Covid-19.

Durant le mois d’avril, nous avons assisté à des injections de liquidités sans précédents sur le marché : la BCE a mis sur la table plusieurs plans d’achats d’actifs correspondant à peu près à 1000 milliard d’euros sur douze mois, avec un plan de financement à taux négatifs pour les banques européennes dans l’objectif de laisser ouvert le robinet de liquidité afin que l’économie réelle puisse fonctionner et se remettre en marche après l’arrêt des activités de production imposé par le confinement en Europe.

Pendant le mois d’avril, on a donc vu revenir un peu de liquidité sur le marché avec des acheteurs de crédit qui ont finalement pointé leur nez. Les spreads ont commencé donc à se resserrer et la courbe de spread à se normaliser.

Aujourd’hui, début juillet, les spreads du crédit européen sont revenus à un bon niveau par rapport à ceux du mois de mars : les indices CDS Main et Xover ont récupéré à peu près 70% et 60% par rapport à l’écartement connu au cours du mois de mars. Aujourd’hui, il y a encore de la valeur à ces niveaux de spreads, qui prévoient des niveaux de faillite plus élevés que prévu. A titre d’exemple, le niveau des spreads HY européen prévoit un niveau de défaut de 5-6% pour 2021, contre notre attente de 3-4%.

Pendant cette crise des marchés, il a fallu être dynamique dans la gestion des risques : un achat de protection sur les CDS s’est imposé pendant la chute des marchés, vu que la vente d’obligations était très difficile étant donné la liquidité extrêmement faible. Au contraire, après la chute violente des marchés, les valorisations des obligations étaient très attractives, que ce soit sur le IG ou le HY. A ce moment-là, nous avons acheté du risque de crédit en nous concentrant sur des émetteurs solides qui avaient été mis sous pression par les ventes indiscriminées du mois précèdent. Pendant le fort rallye d’avril et mai, nous avons continué à gérer activement nos expositions crédit, en vendant des secteurs qui avaient surperformé (non-cycliques) et en achetant des secteurs qui avaient sous-performé (cycliques). La compression des spreads de crédit pendant ce « recovery » et cette gestion active nous ont aidé à faire rebondir fortement nos performances.

Nous sommes convaincus que dans ce contexte économiques une gestion active est toujours appropriée, vu que le marché est en train de chercher son équilibre, pris entre des chiffres économiques meilleurs que prévu d’un côté et une propagation importante de la crise sanitaire dans le monde de l’autre. Cet équilibre n’est pas facile à trouver et on peut s’attendre à de la volatilité sur le marché de crédit avec une dislocation entre les secteurs et même entre différentes maturités de la même obligation.

A propos justement des maturités, aujourd’hui les courbes de crédit se sont généralement normalisées et on trouve par conséquent moins de valeur sur les maturités très courte, les investisseurs favorisent donc les maturités de 3-4 ans plutôt que de 1-2 ans. Par contre, on trouve encore de la valeur sur des obligations à call court (corporate hybrids ou subordonnées financières) où les courbes sont plus pentues par rapport à des obligations seniors.

Pour terminer, un commentaire sur les « anges déchus » : après un gros écartement des spreads les obligations qui ont vu leurs notations (voire une seule parmi leurs notations) passer à « junk », ont connu un « recovery » important des spreads qui sont presque revenus aux niveaux d’avant-crise. L’impact des « anges déchus » sur les portefeuilles n’était finalement pas si important sur la période entre mars et juillet. En revanche, l’achat d’« anges déchus » pendant le mois d’avril était la source de performance la plus importante sur les trois derniers mois pour nos fonds. Ce choix découle de la gestion active que nous avons évoquée précédemment. Dans le cadre de la gestion de notre fonds NB Ultra Short Term, par exemple, l’achat d’obligations très courtes comme Schaeffler 22, Valeo 22, GM 21, Ford 21, a contribué de façon importante à la performance du fonds, car ces obligations ont rebondi de plusieurs points (jusqu’à 10) pendant les trois derniers mois. Ce rebond était possible grâce à l’inclusion des « anges déchus » dans le programme d’achat de la FED (et des discussions au sein de la BCE) et à l’intérêt des fonds HY pour ces émetteurs qui viennent de rejoindre leurs indices.

Pour aller plus loin, retrouvez le dernier : Fixed Income Investment Outlook 3Q2020 – L’évolution des opportunités sur le crédit

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2019 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 330 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2020.

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Ce document est fourni à titre d’information seulement et ne constitue en aucun cas des conseils en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce document est de nature générale et ne s’adressent à aucune catégorie d’investisseurs et ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil en investissement ou une suggestion d’adopter ou de s’abstenir d’adopter une ligne de conduite en matière d’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce document devraient être prises en fonction des objectifs et de la situation personnelle de l’investisseur et en consultation avec ses conseillers. L’information est obtenue de sources jugées fiables, mais il n’y a aucune déclaration ni garantie quant à son exactitude, son intégralité ou sa fiabilité. La société, ses employés et ses mandats peuvent détenir des positions de toute société dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et peuvent être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « énoncés prospectifs ». En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les placements plus traditionnels. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement s’adressent uniquement à des investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour l’investissement direct. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés sur une base limitée par l’intermédiaire de diverses filiales et sociétés affiliées mondiales de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

 

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Neuberger Berman – Pépites cachées au Japon

 

 

Commentaire

Par Keita Kubota, Gérant Senior et Kei Okamura, Directeur Japan Investment Stewardship

Paris, 24 juin 2020 – Comment une approche d’investissement plus personnalisée peut aider à découvrir les « pépites cachées » sur le segment des petites et moyennes capitalisations au Japon.

Il y a eu une longue pause… C’était presque trop long pour ce PDG habituellement si volubile, qui a continué à développer son activité dans les télécommunications mobiles malgré les nombreux défis macroéconomiques et réglementaires qu’il rencontre actuellement. Notre engagement sur les révisions de son bilan l’avait-il poussé trop loin ? Ou avions-nous touché un point sensible lors des discussions sur l’amélioration de l’indépendance du conseil d’administration ? Il a enfin rompu le silence : « Désolé ! J’avais activé le bouton mute. »

Des discussions animées

Pendant la crise du COVID-19, des scènes comme celle-ci nous sont devenues trop familières, alors que nous gérions notre stratégie d’engagement sur les actions japonaises. Nous nous réjouissons parfois lorsqu’un petit pépin technique nous soulageait au cours de discussions assez vives sur la gestion du capital, l’indépendance du conseil d’administration ou la divulgation des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) importants.

Une fois que nous avions compris comment fonctionnait le bouton mute, notre dialogue a repris. La réunion virtuelle n’a peut-être pas été parfaite, mais nous en sommes ressortis avec la ferme conviction que les fondamentaux de l’entreprise restaient solides, car le travail à distance a renouvelé la demande pour une communication de vive voix et avec des données à l’appui. Et, tout aussi important, le PDG s’est félicité de notre réaction positive au tout premier rachat d’actions de la société, mais a convenu qu’il ne s’agissait que d’une goutte d’eau dans son bilan gonflé, qui continue de se développer grâce à son activité qui génère beaucoup de trésorerie.

Des pépites cachées

Cette entreprise est ce que notre équipe appelle souvent l’une des « pépites cachées » du Japon – une petite à moyenne entreprise dotée d’un modèle économique de qualité exceptionnelle et d’un potentiel de création de valeur à long terme, cachée au sein du second marché d’actions le plus liquide au monde.

Il s’agit souvent d’entreprises très rentables, soutenues par des bilans solides et des profils de flux de trésorerie robustes. Nous recherchons des leaders du marché mondial dans des industries de niche, des survivants au sein d’industries en consolidation ou des innovateurs sur des technologies émergentes, gérés par une direction compétente et ouverte d’esprit qui est prête à écouter les actionnaires à long terme comme nous.

Dans certaines situations, nous pouvons potentiellement découvrir ces « pépites » avec des valorisations très basses. Elles sont souvent négligées en raison du caractère unique de leurs produits ou à cause d’idées préconçues sur leur industrie et leur commerce.

Les découvrir n’est pas chose facile. Ce segment du marché japonais reste largement sous-étudié par les analystes sell-side et les analystes ESG. Notre équipe locale passe donc au peigne fin les rapports publics, les articles de presse et les conversations avec les fournisseurs, les clients et les concurrents à la recherche d’indices.

Et cela ne représente que la moitié du travail.

Une fois que nous avons identifié ces entreprises, nous devons étudier leurs modèles économiques et leurs fondamentaux en nous basant sur les quelques documents financiers disponibles au public, qui ne sont pour la plupart disponibles qu’en japonais.

Notre première rencontre avec ce type d’entreprise est un peu comme un premier rendez-vous. Nous ne commençons pas par un déluge de questions. Nous prenons le temps de nous présenter, de présenter l’histoire de Neuberger Berman et notre philosophie d’investissement à long terme. Ensuite, nous cherchons à approfondir notre compréhension du modèle économique de l’entreprise et nous nous concentrons sur sa gestion et les véritables acteurs qui dirigent l’entreprise.

À l’ère du trading à haute fréquence et de la gestion passive, beaucoup oublient que l’investissement est une affaire de personnes. C’est particulièrement vrai lorsque vous intégrez l’engagement en tant qu’actionnaire à votre stratégie. Nos efforts ne porteraient en effet jamais leurs fruits sans la volonté de la direction à nous écouter.

COVID-19

La pandémie a mis à l’épreuve la force de notre stratégie d’investissement. En janvier et février, l’incertitude croissante nous a incités à augmenter nos échanges avec les entreprises afin de nous tenir au courant des impacts financiers et non financiers du virus. Nous avons effectué plus de 140 visites d’entreprises à la fin mars et 190 autres à la fin juin, ce qui nous a amenés à revoir notre modèle de notation des fondamentaux des entreprises et des facteurs ESG, tout en ajustant nos prévisions de bénéfices à moyen terme sur la base de la norme post-COVID.

Cela nous a donné la confiance nécessaire pour examiner les possibilités qu’offre le marché, de renforcer les entreprises de qualité existantes et d’introduire de nouvelles « pépites cachées » tout en réduisant l’exposition aux sociétés à forte valorisation dont la visibilité sur les bénéfices était soudainement devenue moins claire.

La pandémie a également renouvelé l’intérêt pour des pratiques commerciales durables et a mis l’accent en particulier sur le « S » de l’ESG et sur la manière dont les entreprises gèrent leurs employés. Le Japon a toujours été à la traîne en matière de réforme du travail et de transformation numérique du lieu de travail, mais l’engagement auprès de nos positions dans le secteur des services informatiques suggère que le COVID-19 a accéléré la transformation numérique des entreprises japonaises d’au moins trois ou quatre ans.

Nous pensons que cette tendance est porteuse d’opportunités pour les entreprises exposées au thème de la transformation numérique. Cependant, elle crée également des défis de durabilité pour d’autres entreprises qui ne disposent pas de suffisamment de ressources pour financer cette transformation. Nous continuerons à engager le dialogue avec eux, en soutenant la direction sur les meilleures pratiques en matière de durabilité et en encourageant la publication d’informations en temps voulu, conformément au cadre du Sustainability Accounting Standards Board (SASB).

Le Japon a connu une série de crises au cours des dernières décennies, à commencer par l’éclatement de la bulle économique dans les années 1990, puis la crise financière de la fin des années 2000, le tremblement de terre et l’accident nucléaire de mars 2011 ainsi que la pandémie mondiale actuelle. Elle compte des entreprises dont les activités sont durables et de haute qualité, qui ont relevé ces défis et en sont ressorties chaque fois plus fortes. Nous ne pensons pas que cette fois-ci soit différente, et nous continuerons à rechercher et à rester actionnaire à long terme d’entreprises comme celles-ci.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2019 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 330 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Ce document est fourni à titre d’information seulement et ne constitue en aucun cas des conseils en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce document est de nature générale et ne s’adressent à aucune catégorie d’investisseurs et ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil en investissement ou une suggestion d’adopter ou de s’abstenir d’adopter une ligne de conduite en matière d’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce document devraient être prises en fonction des objectifs et de la situation personnelle de l’investisseur et en consultation avec ses conseillers. L’information est obtenue de sources jugées fiables, mais il n’y a aucune déclaration ni garantie quant à son exactitude, son intégralité ou sa fiabilité. La société, ses employés et ses mandats peuvent détenir des positions de toute société dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et peuvent être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « énoncés prospectifs ». En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les placements plus traditionnels. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement s’adressent uniquement à des investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour l’investissement direct. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

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EVLI – Revue mensuelle juillet 2020

COMMENTAIRE |  07. 07. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Tous les paris sont ouverts pour les élections présidentielles américaines

Les campagnes électorales présidentielles américaines battent leur plein après une interruption au printemps. Le président Trump est derrière son challenger Joe Biden dans les sondages. Une victoire de Biden et des démocrates entraînerait probablement des hausses d’impôts, ce qui serait légèrement préoccupant pour le marché boursier américain.

Les sujets brûlants en lien avec ces élections sont les suivants :

  1. une éventuelle quinte flush pour les Démocrates, c’est-à-dire la présidence et une majorité à la Chambre des représentants et au Sénat, ou une impasse entre les partis ;
  2. qui sera le candidat à la vice-présidence de Joe Biden ;
  3. la poursuite des manifestations antiracistes « Black Lives Matter » ;
  4. l’évolution des relations entre les États-Unis et la Chine ; et
  5. si la pandémie de coronavirus s’atténue ou s’aggrave à nouveau.

L’augmentation des cas est préoccupante

Les cas de coronavirus ont explosé dans certains États américains. Cette situation est plus préoccupante pour les marchés que l’augmentation des cas dans d’autres parties du monde. L’augmentation du nombre de cas pourrait être le résultat d’une augmentation des tests. Néanmoins, la crainte d’une éventuelle seconde vague s’est emparée des marchés.

Toutefois, en Arizona et en Floride, le nombre de nouveaux décès n’a pas encore atteint un niveau alarmant par rapport à d’autres États. Le nombre cumulé de décès causés par le coronavirus n’a pas non plus atteint un niveau exceptionnellement élevé par rapport à la taille de la population. Les chiffres sont en fait inférieurs à la moyenne nationale. Toutefois, la détérioration de la situation rappelle brutalement que le virus n’a pas encore été vaincu aux États-Unis, et encore moins dans d’autres pays.

Des économies qui se redressent de manière prometteuse

Les rapports économiques, en revanche, ont créé une surprise positive. En Chine, la confiance dans le secteur industriel s’est considérablement améliorée. Aux États-Unis, le marché du travail s’est redressé plus rapidement que prévu, et les ventes au détail ont grimpé en flèche après la suppression des restrictions à la circulation.

L’activité économique a touché le fond en avril, mais il est encore trop tôt pour dire combien de temps il faudra à l’économie pour revenir aux niveaux d’avant la crise. Les prochains mois montreront si la tendance positive se poursuivra. Les indicateurs économiques devraient également fluctuer considérablement. Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a exhorté les investisseurs à la prudence et les a mis en garde contre des perspectives plus sombres.

La publication des résultats des entreprises pour le deuxième trimestre commencera dans quelques semaines. Des réductions de bénéfices de plus de 50 % sont attendues en Europe, et de plus de 40 % aux États-Unis. En ce qui concerne la performance des bénéfices, le second semestre sera également déficitaire selon les estimations consensuelles des analystes, mais l’année prochaine, la tendance pourrait devenir positive. Les bénéfices sont sous pression, en particulier dans les secteurs de l’énergie, des biens de consommation et de l’industrie manufacturière.

Les rapports sur les bénéfices donneront une indication de la profondeur des économies au printemps et de la manière dont les entreprises ont pu limiter leurs pertes. Des estimations des perspectives futures sont également prévues, mais peu d’entreprises seront en mesure de fournir des indications précises concernant l’avenir. Les actions mondiales ont néanmoins continué à augmenter malgré la pause de la mi-mai. On s’attend à ce que l’économie mondiale se remette sur pied.

Graphique : Ni la pandémie de coronavirus ni les différences de nombre de cas entre les pays n’ont affecté les performances des marchés boursiers nationaux

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 81,7 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,1% (31 décembre 2019).

La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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HOMA CAPITAL – La liquidité enivre les marchés

PERSPECTIVES
Paris, le 6 juillet 2020


Par Jean-Jacques Ohana, CFA, Directeur de la gestion

Jusqu’à un passé récent, les fondamentaux et les perspectives étaient les principaux facteurs décisionnels des opérateurs de marché.

Depuis quelques années, l’interventionnisme récurrent des banques centrales a modifié cette approche pour progressivement considérer la liquidité comme critère d’investissement quasi unique au risque de rendre la « raison » obsolète.

En effet, comme nous le soulignions dans notre précédente note, la déconnexion entre les indices boursiers et l’économie s’accentue et ce, en dépit des anticipations de rebond de l’activité à court terme (amélioration des PMI en Europe, surprises positives sur l’emploi et sur les ventes au détail aux Etats-Unis, rebond de l’activité en Chine).

Depuis 10 ans, les indices boursiers surperforment la croissance des profits de 70 à 80% tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Les cours boursiers ne sont plus un baromètre de l’économie ou de la santé des entreprises mais simplement une traduction de la liquidité injectée par les banques centrales.

À titre d’illustration, depuis 2011, les cours du S&P 500 évoluent en ligne avec l’agrégat monétaire M2 qui représente la masse monétaire (liquidité) en circulation dans l’économie. Les dépôts à vue des banques commerciales américaines n’ont jamais autant augmenté dans l’histoire économique.

La bourse est devenue un réceptacle de la liquidité massive du système monétaire comme le sont l’or, le bitcoin ou tout autre actif.

Néanmoins, cette course des banques centrales pour soutenir une bulle toujours plus colossale se heurte à l’inefficience des plans de stimulation monétaire sur l’économie réelle.

Au-delà, la hausse de l’or (16% depuis le début de l’année) et d’autres actifs (en particulier les GAFAM, +24% depuis le début de l’année) font peser un risque accru sur une économie de plus en plus financiarisée.

Il n’est pas étonnant dans ce contexte de dopage des marchés à la liquidité de les voir ignorer les risques, notamment la détérioration des relations transatlantiques avec la perspective de taxes sur les échanges commerciaux ou la hausse préoccupante des cas d’infection au coronavirus dans le sud des Etats-Unis.

 

INFORMATIONS IMPORTANTES

Ce document est destiné aux investisseurs professionnels. Toutes les informations  disponibles sur le présent document ont un caractère purement informatif. Toutes les opinions exprimées sont  celles de HOMA CAPITAL et ne constituent pas de conseil en investissement. Les données disponibles sur le présent  document sont constituées à partir de sources réputées fiables mais n’ont pas été vérifiées par un organisme  indépendant. Elles ne constituent ni un élément contractuel, ni une proposition ou une incitation à l’investissement  ou à l’arbitrage. Les commentaires ne sauraient être considérés comme une sollicitation en vue de l’achat ou de la  vente d’instruments financiers mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.  Nous recommandons avant toute décision d’investissement de vous informer auprès de HOMA CAPITAL.

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EVLI – La persévérance est la clé d’un investissement responsable

 

 

COMMENTAIRE |  01. 07. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

En 2010, Evli Bank est devenue signataire des Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unies (UN PRI). L’association finlandaise pour l’investissement responsable, Finsif, a été créée la même année et Evli a eu l’honneur de devenir la première société de gestion finlandaise membre de cette association.

Bien sûr, à bien des égards, l’investissement responsable était déjà présent dans la gestion d’Evli. Dès 2007, Evli avait lancé un fonds climat investit dans les actions d’entreprises internationales dans le secteur des green tech et de la protection de l’environnement, qui sont conformes aux principes de développement durable.

De nombreux investisseurs institutionnels avaient, et ont toujours, de nombreux critères d’exclusion dans leurs politiques d’investissement basées sur des principes qu’ils défendent avec une forte conviction. Il y a à peine dix ans, la notion de « positive screening » n’en était encore qu’à ses débuts. L’adoption des PRI a confirmé et formalisé les initiatives mises en place jusqu’alors et donné une impulsion pour la poursuite de leur développement, tant qualitativement que quantitativement.

En s’engageant à respecter les PRI et en se joignant au Finsif, Evli a rapidement renforcé son dialogue avec les investisseurs nationaux et internationaux intéressés aux questions liées à la responsabilité. Progressivement, nous avons vu l’étendue et l’exhaustivité de l’investissement responsable prendre forme. Outre les questions environnementales, l’investissement responsable doit tenir compte des facteurs sociaux et de la bonne gouvernance. C’est ainsi que les principes ESG ont été mis en place et apparaissent aujourd’hui évidents pour tout le monde ou presque.

L’investissement responsable est un concept global

Une autre dimension importante de l’investissement responsable s’est également structurée rapidement. Il ne s’agit pas de décisions d’investissement individuelles, mais plutôt de l’ensemble du processus d’investissement, de l’analyse des objectifs d’investissement jusqu’au reportings. Le besoin de transparence s’est accru afin que les clients comprennent et soient eux-mêmes capables d’évaluer la responsabilité des actifs.

Le développement de la responsabilité et son importance croissante n’ont pas été simples à mettre en œuvre. Les positions des sociétés cibles pour l’investissement en termes de responsabilité ont évolué. Mais de nombreux progrès ont été réalisés pour que la responsabilité devienne également un élément central pour les entreprises au niveau opérationnel. Malheureusement, les progrès réalisés dans de nombreux pays en développement laissent encore beaucoup à désirer.

Le principal enjeu de l’investissement responsable a toujours été le suivant : comment évaluer ou mesurer la responsabilité de manière objective et fiable ? Diverses mesures ont commencé à émerger et des données ont été compilées, mais pas encore sur de très longues périodes. La formation de différents scénarios et l’évaluation de leurs effets quantitatifs constituent un sujet à part entière. Et prédire l’avenir reste en soi une entreprise difficile. L’évaluation de l’impact de ses propres décisions d’investissement ou des activités des entreprises dans lesquelles on investit est un sujet brûlant actuellement.

La continuité dans l’action fait partie de la responsabilité

Le réchauffement climatique est considéré comme l’un des plus grands défis de notre planète et le public attend et exige des actions de la part des investisseurs. Comment peut-on influencer la trajectoire du développement en temps utile et de manière adéquate ? C’est une question qui touche l’ensemble des acteurs des marchés financiers.

La leçon la plus importante de la dernière décennie est peut-être que nous sommes tous, en tant que personne et en tant qu’investisseur, dans le même bateau. Seul, nous ne pouvons pas modifier le cours des choses. Cela nécessite en effet une coopération, des objectifs communs et des efforts conjoints afin d’apporter des changements positifs.

Les principes clés de l’investissement responsable doivent être la recherche du progrès, le respect des autres, l’apprentissage continu et l’honnêteté. Evli se tient derrière ces mots. Le monde n’est pas encore fini et une action responsable exige de la persévérance.

 

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 81,7 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,1% (31 décembre 2019).
La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

 

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Neuberger Berman – Marché des obligations corporate hybrides : une opportunité de qualité dans un environnement de taux bas

 

 

Commentaire

Par Julian Marks, Gérant Senior chez Neuberger Berman

Paris, 24 juin 2020 – Le marché des obligations corporate hybrides a connu récemment une croissance considérable et ce segment attire par conséquent de plus en plus l’attention des émetteurs et des investisseurs.

Le nombre d’émissions a de nouveau été important au cours des premiers mois de 2020 et cette tendance dure depuis 2013. Cette croissance devrait se poursuivre, stimulée par les émetteurs qui cherchent à réduire leur coût moyen pondéré du capital et accroître la flexibilité de leur bilan. Cet outil devrait aussi être de plus en plus utilisé pour financer des fusions et acquisitions. Pour les investisseurs, l’univers hybride offre la possibilité d’investir en Investment Grade tout en obtenant potentiellement des rendements similaires au marché High Yield. Le rendement supplémentaire offert par rapport à la dette senior unsecured constitue un moyen intéressant pour améliorer les performances dans l’environnement actuel à faible rendement. Toutefois, en raison de la nature relativement complexe de ces instruments, l’investissement en obligations corporate hybrides nécessite une expertise spécifique, notamment une évaluation rigoureuse du crédit et une analyse approfondie des caractéristiques de l’émission afin de déterminer leur bonne valorisation.

Pour en savoir plus sur les obligations corporate hybrides, retrouvez ici l’approche de Julian Marks sur ce segment.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2019 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 330 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2020.

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Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « énoncés prospectifs ». En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les placements plus traditionnels. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement s’adressent uniquement à des investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour l’investissement direct. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés sur une base limitée par l’intermédiaire de diverses filiales et sociétés affiliées mondiales de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

 

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HOMA CAPITAL – Déficit public : qui s’endette s’enrichit !

COMMENTAIRE
Paris, le 19 juin 2020


Document rédigé par :

   Jean-Claude Mailly, administrateur

   Jean-Martin Cohen-Solal, administrateur

   Steve Ohana, administrateur

   Lionel Melka, Directeur de l’analyse émetteur

   Lionel Tangy-Malca, Président Directeur Général

La politique budgétaire européenne de ces dernières décennies avait pour finalité de permettre aux états de l’Union Européenne d’avoir des dispositions communes de solvabilité afin de crédibiliser l’euro.

Or, pour contenir la crise du Covid-19, les pays développés ont engagé des dépenses massives et enregistré une baisse sans précédent de leurs recettes fiscales. Aux premières dispositions d’urgence prises par les gouvernements, vont succéder désormais des mesures destinées à accroître notre résilience face à de telles pandémies, ainsi que divers plans de relance et d’investissement public visant à reconstruire le tissu économique et social.

Cette crise va ainsi amener, pour plusieurs années, les déficits et endettement publics loin des limites fixées par les traités européens. Ainsi, le déficit prévu pour la zone euro par la Commission européenne pour l’année 2020 s’élève à 8.5% du PIB (0.6% en 2019), et la dette publique à 103% du PIB (86% en 2019).

Sur le plan des politiques monétaires, les Banques Centrales ont lancé des programmes exceptionnels d’achat de dette publique sur les marchés. La Banque Centrale Européenne (BCE) prévoit ainsi d’acheter, selon les termes du Pandemic Emergeny Purchase Program (PEPP), 750 milliards d’euros d’actifs de dette (publique et privée) pour soutenir les Etats dans leurs politiques de relance.

Faut-t-il s’en inquiéter ?

L’idée que la gestion des finances publiques serait similaire à celle d’un ménage ou d’une entreprise s’est incrustée dans nos esprits. Or, un ménage ou une entreprise n’a pas la capacité de s’endetter dans une monnaie qu’il serait capable d’émettre par lui-même, ni la possibilité, comme un Etat, de lever l’impôt pour gérer ses revenus.

Il convient ici de rappeler que, jusqu’en 1973, c’est par des avances de la Banque de France au Trésor que l’Etat français finançait ses déficits. La dette publique de la France n’était alors qu’une créance que la Banque de France (un organe de l’Etat) possédait sur le Trésor (un autre organe de l’Etat). L’absurdité de la conception de la dette comme « fardeau différé pour nos enfants » apparaissait alors beaucoup plus nettement que dans le mode de financement actuel par les marchés. Pourtant, la différence entre ces deux systèmes n’est qu’apparente.  En effet, la dette d’un Etat émise dans sa propre monnaie (donc avec le soutien de sa Banque Centrale) peut à tout moment être convertie en monnaie pure et simple (sans maturité). Il suffit pour cela que la Banque Centrale émette de la monnaie pour acheter les titres de dette publique sur le marché. La Banque Centrale peut même ensuite effacer simplement la dette publique de son bilan (opération dite de « monétisation de la dette publique »).

Y’a-t-il eu dans ce cas « défaut » sur la dette ?

Aucunement : les détenteurs de dette publique ont vendu leur titre à la Banque Centrale au prix du marché.

La devise s’affaiblira-t-elle et l’inflation bondira-t-elle suite à cette monétisation ?

Dans les économies développées, où le problème est devenu le manque d’inflation, plutôt que son excès, c’est une issue souhaitable mais pas automatique…. On sait en effet que l’inflation sur le marché des biens n’est pas directement reliée à la monnaie émise par la Banque Centrale (la « base monétaire ») mais à la masse de monnaie totale en circulation dans l’économie, qui est le résultat de tous les prêts octroyés par les banques au secteur privé. Or, cette masse monétaire totale s’est déconnectée de la base monétaire depuis la crise financière de 2008.

Faut-il en définitive s’inquiéter de la dette publique et des déficits ?

Dans un monde sans inflation, où une grande part de la population active est inemployée ou sous-employée, où le secteur privé est surendetté, où les gouvernements émettent leur dette dans leur propre monnaie, avec le soutien de leur Banque Centrale, la réponse est négative. Dans ces circonstances, les déficits publics s’apparentent à une injection de monnaie par le gouvernement dans l’économie. Cette injection augmente le niveau de richesse du secteur privé et facilite son désendettement, sans provoquer d’excès d’inflation car elle permet de remettre la population inemployée au travail.

A cet instant, il conviendrait en revanche de s’inquiéter du retour en vigueur, probablement dès 2021, des critères budgétaires du Traité de Maastricht et du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) : déficit nominal contraint à ne pas dépasser 3% du PIB (0.5% du PIB pour le déficit structurel-ajusté des effets cycliques), objectif à long terme de réduction de la dette publique à 60% du PIB, avec un rythme de réduction de la dette de 1/20 de l’écart à la cible chaque année.

Si ces obstacles aux déficits publics ne sont pas rapidement levés, la zone euro risque d’avoir des difficultés à survivre à cette crise. En effet, cette crise a illustré une nouvelle fois les déficiences de la gouvernance budgétaire et monétaire en zone euro. Comme dans toute crise de demande, le secteur privé manifeste aujourd’hui un fort désir d’épargne. Pour atténuer l’effet du choc de demande, cette épargne doit trouver un débouché dans les déficits publics. Cependant, elle ne peut se diriger vers un actif de dette sûr commun à tous les pays (de type « eurobonds »), un tel actif étant inexistant en zone euro. L’épargne en euro se réfugie donc vers les actifs de dette des « pays cœur » de la zone euro (France, Allemagne, Bénélux, Autriche, Finlande), délaissant les dettes des « pays périphériques » (Italie, Espagne, Portugal, Grèce), perçues par les investisseurs comme risquées. Cette fragmentation de l’épargne, qui concerne également l’épargne provenant des pays périphériques eux-mêmes, aboutit à des écarts de taux d’intérêt (« spread ») insoutenables. Les épargnants expriment le « souhait » de voir les pays cœur dépenser davantage, mais interdisent en revanche aux pays périphériques de le faire. C’est d’autant plus paradoxal que l’Italie est le pays le plus vertueux de la zone euro au niveau budgétaire, la Péninsule ayant réalisé un seul budget annuel en déficit primaire (budget hors intérêts de la dette) au cours des 25 dernières années !

Cependant, les pays cœur refusent de dépenser plus qu’il est nécessaire pour leurs propres besoins. Et dans quelques mois, alors que la phase la plus aigüe de cette crise sera passée, mais que la demande privée sera encore déprimée, ils se verront bientôt contraints de réduire leurs déficits par les traités budgétaires. Face à cette situation, la BCE est tellement contrainte qu’elle ne peut ramener les taux des pays périphériques à des niveaux qui leur permettraient de dépenser suffisamment pour atteindre leur PIB potentiel. C’est ce problème de gouvernance de l’union monétaire qui fait que nous n’avons jamais réussi à sortir de la crise des dettes périphériques survenue en 2010.

Pour sauver les économies européennes, nous avons besoin d’un changement de paradigme dans la façon dont est perçue et gouvernée la dette publique depuis le traité de Maastricht. Les problèmes persistants de la zone euro depuis 2010 ne sont pas le fruit de dérapages budgétaires de la part de supposés « pays cigales » mais d’un manque de dépenses (publiques comme privées) dans les pays en excédent courant (Allemagne, Autriche, Pays-Bas notamment). Le maintien des très forts excédents courants allemands (7% du PIB !), rend en effet très difficile le désendettement (privé et public) dans le reste de la zone euro, en même temps qu’il fragilise l’économie mondiale et empoisonne les relations transatlantiques. Et les limites d’action de la BCE, qui se traduisent par des taux d’intérêt beaucoup trop élevés des pays périphériques par rapport à leur taux de croissance nominale, compromettent encore davantage ce désendettement.

Le plan actuel de la Commission Européenne prévoit l’emprunt à long terme, à des conditions de taux extrêmement favorables, de 750 milliards d’euros, montant qui serait dépensé dans les trois prochaines années, en priorité dans les pays les plus touchés par la crise. Ce plan va dans le bon sens, à condition que l’opposition des quatre pays réfractaires (Autriche, Pays-Bas, Danemark, Suède) parvienne à être surmontée…

Cependant, trois réformes urgentes paraissent s’imposer pour faire prospérer la zone euro. Il faudrait en premier lieu suspendre les critères de gouvernance budgétaires. Puis, obtenir des pays en fort excédent courant, et en particulier de l’Allemagne, qu’ils résorbent ces excédents ou qu’ils les compensent par des transferts fiscaux vers les pays périphériques. Enfin, il faudrait réformer les traités pour permettre à la BCE d’assumer pleinement son rôle de prêteur en dernier ressort aux Etats de la zone euro, en offrant à tous les Etats-membres des conditions de financement semblables à celles de pays monétairement souverains comme le Royaume-Uni, le Japon ou les Etats-Unis. Ainsi, le Japon, qui affiche le ratio dette/PIB le plus élevé des pays de l’OCDE, et les Etats-Unis, qui n’ont plus enregistré un seul budget en excédent primaire depuis 2007, se financent, avec l’aide de leurs Banques Centrales respectives, à des taux inférieurs à leur croissance nominale depuis 2013.

Au regard de ce qui précède, les déficits publics n’apparaissent plus comme un « problème » mais émergent au contraire comme une condition à la relance des économies européennes post-Covid. Les limites contraignantes de déficit ou de dette publique n’ont aucune justification économique. Il en est de même pour les freins aux interventions de la Banque Centrale sur le marché de la dette. Il est plus que temps d’abandonner ces fétiches et ces tabous au bénéfice d’une politique dédiée au plein emploi. Comme l’a si bien exprimé Mark Twain, « les vaches sacrées font les meilleurs hamburgers ».

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Neuberger Berman – Vers la dé-connexion 5G ?

 

 

Commentaire

Par YT Boon, Gérant Senior, Directeur de la recherche (Asie) et Co-gérant du fonds Neuberger Berman 5G Connectivity.

Paris, 16 juin 2020 – Les tensions géopolitiques et commerciales risquent de fragiliser les chaînes de production autour de la 5G. Si cela peut rendre plus complexe l’orientation au sein de ce thème d’investissement, il reste néanmoins peu probable que ces tensions diminuent l’importance à venir de la 5G.

La connectivité 5G représente un thème d’investissement émergent majeur pour notre économie et nos modes de vie, et elle ne cesse d’ailleurs d’être présente dans les fils d’actualités pourtant déjà très surchargés.

C’était par exemple le cas lors de la crise du COVID-19. L’industrie pensait que le télétravail, les divertissements connectés et les applications de soins à distance commenceraient à décoller dès que la 5G serait mise en place. Mais aujourd’hui, la demande pour ces applications a explosé et essayer de les utiliser sur des connexions 4G inadéquates et encombrantes a accru l’urgence du déploiement de la 5G.

En même temps, les tensions géopolitiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis ont repris et les controverses autour du rôle de Huawei, la firme chinoise qui est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’infrastructures 5G, ont de nouveau fait la Une.

Quelles seront donc les perspectives du secteur alors que la 5G répond à la fois à des tendances haussières et baissières ?

Confiance

Au cours du mois dernier, la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, n’a pas réussi à éviter l’extradition du Canada vers les États-Unis, où elle est accusée de fraude et de violation des sanctions. Le gouvernement américain a redoublé d’efforts pour couper Huawei de ses fournisseurs de composants à travers le monde, en exigeant des entreprises non américaines qu’elles obtiennent une licence pour utiliser la technologie ou les logiciels américains dans les composants fabriqués pour Huawei.

Huawei se prépare cependant à cette situation depuis déjà un certain temps.

Meng Wanzhou a été arrêtée pour la première fois il y a plus de 18 mois et cela fait déjà un an que les États-Unis ont exigé de Qualcomm, leur partenaire sur la 5G en Chine, qu’il obtienne une licence pour fournir Huawei. Ainsi, Huawei a déjà réduit sa dépendance aux puces produites par Qualcomm en concevant ses propres puces via sa filiale HiSilicon, qui seront produites par des fabricants asiatiques comme Taiwan Semiconductor Manufacturing Co.

Et pour parer aux menaces de nouveaux contrôles américains à l’exportation sur ce partenariat, Huawei a également renforcé ses relations avec d’autres fabricants et développeurs chinois, tels que MediaTek et Unisoc. Peu de gens doutent en effet de la qualité des puces 5G produites notamment par MediaTek par rapport à leurs concurrents internationaux.

Une alliance 5G

Toutefois, ailleurs dans le monde, on s’inquiète de la capacité de la Chine à fabriquer des puces et, bien sûr, des sensibilités géopolitiques et sécuritaires croissantes liées à une trop grande dépendance vis-à-vis de Huawei pour les infrastructures 5G.

Ces préoccupations sont plus prononcées au Royaume-Uni et en Europe, où la technologie mobile intégrée est bien avancée. C’est pourquoi le Royaume-Uni a récemment annoncé un nouvel examen de sécurité sur le rôle de Huawei dans la 5G et a lancé l’idée d’une « alliance 5G des démocraties » pour aider à se diversifier en s’éloignant des technologies chinoises.

Cette approche permettrait d’éviter une unique chaîne de production où Huawei domine l’infrastructure 5G dans le monde entier et Qualcomm la fabrication de puces, et génèrerait un environnent beaucoup plus complexe et fragmenté.

Huawei restera probablement leader sur l’infrastructure 5G en Chine. Mais ces développements offrent une opportunité plus claire pour Nokia et Ericsson en Europe, et pour Samsung, potentiellement en Europe et aux Etats-Unis également, mais aussi très probablement en Inde et dans le reste de l’Asie.

Parmi les concepteurs et fabricants de puces, les entreprises chinoises locales continueront sûrement à tirer profit du retrait forcé de Qualcomm, tandis que les entreprises asiatiques devraient assumer la bureaucratie supplémentaire et rester fournisseurs de Huawei. Ces dernières devraient également fournir davantage les entreprises qui s’engagent dans la brèche laissé par Huawei dans l’infrastructure 5G européenne.

Rideaux de fer

Si cet environnement semble a priori complexe, il faut souligner que cela ne fait que mettre le développement de la 5G en phase avec le rideau de fer qui sépare l’ensemble de notre monde numérique, avec Google, Facebook, WhatsApp et Amazon d’un côté et Baidu, le WeChat de Tencent et Alibaba de l’autre.

De la même manière que cette division ne rend pas moins essentiels internet, les réseaux sociaux et le commerce en ligne pour l’économie moderne, une séparation des chaînes de production ne perturbera pas l’adoption de la 5G à mesure que cette technologie devient tout aussi essentielle.

Toutefois, ce rideau de fer rendra le thème d’investissement 5G plus complexe, plus diversifié et plus dynamique. Selon nous, cela le rendra également beaucoup plus difficile d’accès pour l’investissement passif. Nous pensons que la connectivité 5G va changer de nombreux aspects de notre vie quotidienne, mais une gestion active et une connaissance et une expérience approfondies du secteur seront sans aucun doute nécessaires pour en tirer le meilleur rendement.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2019 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 330 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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