Neuberger Berman – Livre blanc « Investir dans la connectivité : au-delà des télécoms, au-delà de la 5G »

 

 

Flash News

Paris, 22 septembre 2020 – YT Boon, Directeur de la recherche Asie chez Neuberger Berman et Hari Ramanan, CIO des fonds centrés sur la recherche, publient un livre-blanc dédié au thème d’investissement des nouvelles connectivités.

« Presque tous les aspects de notre vie sont susceptibles d’être changés par l’arrivée de la 5G, c’est pourquoi nous pensons que comprendre la véritable ampleur et la profondeur de ce thème d’investissement signifie bien plus que simplement comprendre l’industrie des semi-conducteurs et des télécoms », explique YT Boon, Directeur de la recherche Asie et co-gérant du fonds actions thématique Neuberger Berman 5G Connectivity.

Ce livre-blanc s’appuie sur des exemples de fournisseurs de technologies, de produits ou de services clés dans chaque grande catégorie de ce thème d’investissement afin de donner une idée de son ampleur et de sa complexité. Ces entreprises ne sont pas connues de tous et leur pertinence sur les thèmes de la 5G et de la 6G est sans doute sous-estimée. Et c’est ce qui fait justement de la recherche spécialisée et de la gestion active des éléments nécessaires à une stratégie d’investissement sur la 5G réussie : les thèmes d’investissement de nouvelle génération nécessitent en effet des investisseurs de nouvelle génération.

La révolution 5G devrait transformer nos vies et nos entreprises

Image à titre illustratif uniquement.

Note de synthèse :

– Le thème d’investissement 5G ne concerne pas seulement les fabricants d’infrastructures réseau et les producteurs de semi-conducteurs.

– Neuberger Berman identifie un large éventail d’opportunités dans trois grandes catégories d’investissement 5G, à savoir les infrastructures réseau, l’internet des objets ainsi que les applications et les services.

Infrastructure réseau : Au-delà des stations à antennes

  • Le nitrure de gallium (GaN) et les lasers optiques pour les multiplexeurs optiques d’insertion/extraction reconfigurables (ROADM) seront essentiels pour augmenter la vitesse et la capacité de nos réseaux de communication pour la 5G.
  • La demande de testing augmente à mesure que les réseaux deviennent plus sophistiqués.
  • Sur cette catégorie, Neuberger Berman identifie notamment des opportunités potentielles dans des entreprises comme Sumitomo Electric, RFHIC, Qorvo, Infineon, Lumentum, II-IV Inc, Keysight Technology, Anritsu.

Internet des objets : Au-delà des smartphones

  • La 5G a la capacité de rendre possible, pour la première fois, une réalité augmentée, virtuelle et même « étendue » sans faille, ce qui augmente la demande de capteurs 3D et de lasers à émission de surface à cavité verticale (VCSEL) qui en sont un élément clé.
  • Les smartphones plus coûteux augmenteront probablement la demande de produits et de services secondaires, tels que les garanties et les assurances des appareils.
  • Sur cette catégorie, Neuberger Berman identifie notamment des opportunités potentielles chez Lumentum, II-IV Inc, AMS, Assurant et Asurion.

Applications et services : Au-delà des télécoms

  • La 5G est susceptible d’accroître l’utilisation de l’informatique dématérialisée, déplaçant de plus en plus nos activités et nos processus de travail vers la totale mobilité et rendant la sécurité des réseaux encore plus critique.
  • Sur cette catégorie, Neuberger Berman identifie notamment des opportunités potentielles dans des structures telles que ServiceNow, Zendesk, Zscaler, OKTA et Crowdstrike.

6G : Au-delà de 5G

  • La 6G sera probablement parmi nous plus tôt que vous ne le pensez, peut-être dès 2028.

En plus d’amplifier les tendances de la 5G, Neuberger Berman est convaincu que la connectivité 6G créera un grand nombre de nouvelles applications pour l’intelligence artificielle.

– Ces exemples d’opportunités potentielles d’investissement 5G soulignent pourquoi une capacité de recherche couvrant tous les secteurs industriels est une condition préalable afin de saisir correctement le thème.

YT Boon, Directeur de la recherche Asie chez Neuberger Berman, conclue : « Nous pensons que la connectivité est un thème d’investissement qui convient bien mieux à la gestion active qu’à la gestion passive. Nous pensons aussi qu’une capacité de recherche couvrant tous les secteurs industriels est une condition essentielle pour identifier les investissements dans la connectivité qui combinent le mieux son potentiel de croissance avec des valorisations raisonnables. Sans cette capacité de recherche, une stratégie d’investissement 5G et 6G risque potentiellement d’être soit un simple portefeuille de télécoms et de semi-conducteurs, soit un portefeuille trop diversifié de tout et de rien. »

Découvrez ce livre blanc en intégralité sur le site de Neuberger Berman : « Investir dans la connectivité : Au-delà des télécoms, au-delà de la 5G »

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2020 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 357 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 juin 2020. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Royaume-Uni : Ce document est une promotion financière et est émis par Neuberger Berman Europe Limited, qui est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority et est enregistré en Angleterre et au Pays de Galles, à Lansdowne House, 57 Berkeley Square, Londres, W1J 6ER.

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EVLI – Revue mensuelle septembre 2020

COMMENTAIRE |  07. 09. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Le vainqueur remporte la mise

La forte performance des actions des grandes entreprises technologiques américaines s’est poursuivie au cours de l’été. La pandémie de coronavirus et les difficultés liées aux déplacements n’ont fait que renforcer la confiance envers les activités de ce type de sociétés.

En août, l’indice Nasdaq a augmenté de plus de 10 % pour atteindre de nouveaux sommets. Le cours de l’action Apple a augmenté de 17 % et la capitalisation boursière de la société, qui a doublé en un an, a dépassé la barre des 2 000 milliards de dollars. Le prix de la performance du constructeur automobile Tesla, reste néanmoins dans un cas à part : la valeur de son action a augmenté de plus de 50 % en août et a été multipliée par près de neuf en un an.

Les niveaux de valorisation des entreprises technologiques attirent l’attention et cela pose des questions quant à la croissance de leurs flux de trésorerie et de leurs bénéfices. Le ratio P/E (prix de l’action par rapport au bénéfice par action) de l’indice Nasdaq est de 39, alors qu’il est de 26 pour l’indice S&P 500. Cela signifie que dans les années à venir, les flux de trésorerie et les bénéfices des sociétés du Nasdaq devront croître beaucoup plus rapidement que ceux de toutes les autres sociétés pour justifier la différence de valorisation. Pourtant, au deuxième trimestre de cette année, Apple, Alphabet et Amazon ont dépassé les attentes de tous les analystes.

La FED a clarifié ses objectifs de politique monétaire

La Réserve fédérale américaine a annoncé qu’elle allait modifier la manière dont elle fixe ses objectifs de politique monétaire. Dorénavant, l’objectif d’inflation de 2 % sera une moyenne à long terme, c’est-à-dire que la banque centrale donnera la priorité à l’emploi et acceptera des taux d’inflation supérieurs aux 2 % précédemment visés. Ce changement n’a pas surpris les marchés. Il reflète l’évaluation de la Fed selon laquelle les taux d’emploi et d’inflation divergent et les pressions inflationnistes sont faibles.

Le dollar a continué à s’affaiblir et est maintenant proche de la barre des 1,20 par rapport à l’euro. Le renforcement de l’euro a réduit les rendements des investisseurs en euros sur les autres marchés. Il a pris un nouvel élan lorsque le sommet de l’UE est parvenu à une solution en juin sur un plan de relance de 750 milliards d’euros. Le soutien massif de l’Allemagne à l’aide destinée aux pays d’Europe du Sud est considéré comme un changement de cap important, et il a renforcé la confiance dans la capacité de ces pays à se remettre sur pied. L’impact réel sur les économies des pays de l’UE ne sera connu que lorsque les décisions auront été approuvées dans tous les pays et à tous les niveaux et que le financement de la dette aura été lancé.

De nouvelles et d’anciennes préoccupations

La pandémie de coronavirus fait son retour dans de nombreux pays européens. Aux États-Unis, elle semble s’être stabilisée après une tendance à la hausse cet été. Les taux de mortalité sont toutefois inférieurs à ceux du printemps. On espère vivement qu’un vaccin contre le coronavirus sera bientôt produit.

La Chine et les États-Unis ont continué à s’opposer sur diverses questions. La situation à Hong Kong, les conditions d’exploitation des entreprises technologiques et les questions relatives à la liberté de navigation ont encore exacerbé leur différend. Pour l’instant, l’impact sur le marché est toutefois resté limité.

La reprise économique mondiale du début de l’été se stabilise à l’approche de l’automne, et il reste à voir si la reprise rapide s’est suffisamment accélérée pour se poursuivre

Graphique :  Performance sur cinq ans de différents marchés d’actions

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 12,9 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 71,8 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,3% (30 juin 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Crédit nordique : idéal pour les retardataires sur le rallye du marché crédit sans prise de risques élevés

 

 

COMMENTAIRE |  04. 09. 2020

Par Jani Kurppa, Gérant Sénior du fonds Evli Nordic Corporate Bond

Nous l’avons déjà dit : le rebond du crédit européen peut être rapide et puissant. Et il l’a été…. mais pas pour tous. Quand les investisseurs ont voulu prendre le train en marche, ils ont foncé sur les titres les plus volatils et les plus risqués. Cela a même laissé des secteurs de bonne qualité à la traîne. Nous pensons qu’il y a encore de la place pour ce rallye, mais la reprise se situe sur la région nordique de meilleure qualité, ce qui est particulièrement utile pour les investisseurs qui ne souhaitent pas se positionner sur les segments les plus risqués du marché du crédit.

Nous avions déjà souligné que la différence de spread entre les pays nordiques et le reste de l’Europe était injustifiée et elle l’est encore plus aujourd’hui : le spread a doublé depuis la période précédant la crise. Si les spreads de crédit européen restent stables, nous pouvons toujours nous attendre à un resserrement d’environ 50 points de base pour les crédits nordiques, juste pour revenir au niveau d’avant crise.

Selon nous, le marché du crédit nordique va revenir à 4-5 % au cours des 12 prochains mois. Et ce, même si les spreads de l’Investment Grade européen restent stables. Pour le marché du crédit de cette région économiquement résiliente, nous prévoyons :

  • Un rendement carry (YTM) de 2,1
  • Un resserrement des spreads de -50 points de base, qui peut ajouter près de 2 % en retour, et un rendement de roulement qui est toujours proche de 1 %

La faiblesse du crédit nordique était déconnectée de la réalité

La majeure partie des médias ont traité négativement la manière dont la Suède s’est organisée face au Covid-19. Il n’est donc pas surprenant que le crédit suédois ait été parmi les plus touchés en termes d’élargissement des spreads. Mais était-ce justifié ? On peut débattre de la question de savoir si les autorités suédoises ont géré correctement la pandémie, mais il n’y a aucun débat sur le fait que les données macroéconomiques de la Suède et les bénéfices des entreprises n’ont pas été bien pires que dans le reste de l’Europe.

Pour quelle autre raison alors les crédits suédois ont-ils été touchés ? Les investisseurs retail ont rapidement quitté le train en marche parce qu’ils avaient été attirés ces dernières années sur le marché obligataire peu risqué par des distributeurs agressifs. La pandémie, et la réponse de la Suède, les ont effrayés. Mais depuis juillet, nous avons constaté un fort afflux de capitaux sur le marché du crédit suédois, ce qui a contribué au récent rebond.

La région nordique est réputée pour être l’une des plus résistantes et stables d’Europe, mais peut-être que la réponse suédoise au Covid et l’impact de la crise pétrolière de début 2020 sur les crédits norvégiens ont fait douter les investisseurs de cette réputation. Cela n’aurait pas dû être le cas. Les économies nordiques ont mieux résisté à la pandémie que les autres économies européennes. En fait, la Finlande a été le pays le plus performant du continent, enregistrant la plus petite baisse de PIB au deuxième trimestre, soit -3,2 % (selon les chiffres préliminaires), contre une moyenne de -11,7 % pour l’UE et de -12,1 % pour la zone euro (source : Eurostat).

Une région refuge et des bénéfices nets positifs pour les principales positions

Alors que les chiffres macroéconomiques spécifiques à chaque pays à travers le monde semblent médiocres, il existe des poches d’optimisme et de bons résultats sur les différents secteurs du marché du crédit nordique. En fait, la crise a révélé plusieurs secteurs refuges dans cette région.

Peut-il vraiment y avoir des régions refuges lorsque le PIB trimestriel connaît une baisse à deux chiffres ? Eh bien, dans l’immobilier résidentiel, par exemple, nous avons en fait constaté une augmentation des marges EBITDA au cours du deuxième trimestre. L’exemple de la logistique est également parlant : la société danoise DSV a connu une énorme croissance organique de son EBITDA, grâce à l’essor du fret aérien à forte marge. De la même manière, de nombreux centres commerciaux n’ont pas été trop touchés par la pandémie, puisqu’ils ont réussi à rester ouverts. Ainsi, une société comme Citycon (la seule position dans le secteur des centres commerciaux dans le fonds Evli’s Nordic Corporate Bond) a publié ses résultats du deuxième trimestre qui n’ont presque pas été affectés par la pandémie.

Sur les dix premières positions du fonds Evli Nordic Corporate Bond, nous avons en fait constaté en moyenne une augmentation de l’EBITDA. Parmi ces émetteurs, cinq ont publié leurs résultats pour le deuxième trimestre et affiché une hausse des bénéfices par rapport au même trimestre de l’année précédente.

Les fondamentaux des émetteurs restent également solides : les émetteurs nordiques n’ont pas eu de gros besoins de refinancement et il n’y a pas eu trop d’émetteurs désespérés essayant de lever des fonds. Au contraire, de nombreux émetteurs ont encore trop de liquidités, ce qui n’est pas optimal en cette période de rendements négatifs. Nous pensons que les nouvelles émissions reprendront au plus tard au quatrième trimestre, au moment de la reprise des flux de capitaux. Et comme les spreads de taux obligataires en circulation ne sont pas encore revenus à leurs niveaux d’avant crise, les spreads de taux des nouvelles émissions seront à un prix attractif. Sur le marché secondaire, nous pensons qu’il y aura un meilleur soutien et des prix reserrés.

Le nombre de défauts de paiement n’a pas augmenté de façon spectaculaire et notre fonds ne détient aucune position dans les quelques cas qui font actuellement l’objet d’une restructuration. Il n’est pas surprenant que les banques nordiques aient augmenté leurs provisions pour créances douteuses, mais pas autant que ce que l’on craignait au départ.

Une petite région avec une grande flexibilité

Pour un Européen du Sud ou un Américain, il y a peu de différence entre un Suédois et un Norvégien (ne leur dites pas ça !). En effet, les cultures nordiques ont beaucoup en commun, mais l’univers des entreprises nordiques est très diversifié. Il y a assez de variété dans la région afin d’éviter le risque de pays ou de secteurs et pour bénéficier des hauts comme des bas sur l’échelle des risques et des notations.

Dans la région nordique, il existe de nombreuses possibilités de diversification :

  • Par pays : chaque pays a des caractéristiques macroéconomiques et sectorielles uniques, et le fonds Evli’s Nordic Corporate Bond a choisi d’augmenter son positionnement en Suède à 40% du fonds, reflétant notre forte conviction dans la reprise et la valeur profonde de ce marché.
  • Par secteur : les investisseurs régionaux ne sont pas liés à un secteur particulier. Notre fonds nordique s’est complètement retiré du secteur de l’énergie, car nous avons assisté à la reprise complète des crédits pétroliers norvégiens et notre politique ESG exclut les producteurs d’énergie fossiles. Étant donné la grande diversité des secteurs dans la région, il n’est pas nécessaire de rester impliqué par manque d’alternatives.
  • Par catégorie de notation : La région nordique dispose de nombreuses obligations Investment Grade, High Yield et non notées, et nos fonds crossover peuvent habilement manœuvrer entre elles. Ainsi, nous avons délibérément provoqué une dérive de la notation positive du fonds Evli’s Nordic Corporate Bond pendant la crise. En effet, nous avons identifié de meilleures opportunité en termes de rendement/risque sur le segment Investment Grade/BBB, ce qui a réduit la proportion de High Yield. Il y a également eu davantage de nouvelles émissions dans le segment Investment Grade/BBB. Si et quand le marché se contractera, alors la part de High Yield/BBB pourra être augmentée par de nouvelles émissions.

À ce stade du rallye sur le marché du crédit, il y a un meilleur ratio rendement/risque dans les pays nordiques

Il est compréhensif que de nombreux investisseurs hésitent à ce stade à se lancer dans des crédits plus risqués simplement pour participer à la reprise sur le marché du crédit. Et s’il y avait une deuxième vague de Covid-19 ? Et si les difficultés économiques rencontrées au deuxième trimestre avaient des conséquences plus durables que prévu ? Nous pensons que les économies et les entreprises nordiques ont prouvé qu’elles peuvent résister aux turbulences futures mieux que la plupart des autres marchés.

Les investisseurs peuvent également se sentir rassurés par le soutien des banques centrales locales : En Norvège, la Norges Bank a fait beaucoup de rachats sur le marché au début de la crise, ce qui a grandement aidé le marché. En Finlande, la BCE a aussi réalisé des rachats, bien que limités à quelques grands noms de l’Investment Grade. En Suède, la Riksbanken n’est intervenue que récemment sur le marché des bons de trésorerie, mais à la fin du mois de juillet, elle a finalement recruté un gérant pour les obligations corporate, et les achats devraient commencer en septembre. Et c’est énorme.

C’est la région nordique qui devrait être la plus performante. Si les spreads en Europe ont rapidement repris, ils ne sont pas encore revenus aux niveaux d’avant crise, notamment en Suède et en Finlande. Même si le crédit européen reste flat, nous pensons que les crédits nordiques reviendront à 4-5 % au cours des 12 prochains mois. Nous pensons que le marché nordique va surperformer l’Euro Investment Grade comme il l’a fait fin 2016 lors de l’annonce du programme de rachats obligataires par la BCE ou après le rallye de l’Euro Investment Grade en 2018, lorsque les taux ont baissé et que les obligations de longue terme ont surperformé.

Tous les fonds de crédit européen d’Evli bénéficie de cette flexibilité régionale, car ils peuvent tous investir dans des crédits nordiques et tirer le meilleur parti de la stratégie crossover afin de se positionner à la fois sur des ratings Investment Grade, High Yield et des obligations non notées.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 12,9 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 71,8 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,3% (30 juin 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – Gestion alternative liquide : le risque de marché mis en quarantaine ?

 

 

Commentaire

Les « stratégies décorrélées » ont-elles été à la hauteur de leur promesse pendant la crise COVID-19 ?

Par Fred Ingham, Head of International Hedge Fund Investments et Gérant du fonds NB Uncorrelated Strategies Fund

Paris, 27 août 2020 – Il y a trois ans, Neuberger Berman a lancé une stratégie d’investissement alternatif liquide dont l’objectif était de créer un profil de rendement décorrélé des marchés actions et obligataires à moyen terme. Pour construire ce portefeuille, il fallait inclure en connaissance de cause certaines stratégies qui avaient démontré une tendance à bien performer pendant les périodes de perturbation des marchés.

La crise du premier trimestre 2020 a-t-elle permis de tester ce principe et comment ces stratégies se sont-elles comportées ?

Dans l’ensemble, les stratégies décorrélées ont réalisé des performances conformes à nos attentes et ont généralement bien résisté au cours du premier trimestre de cette année. Nos propres portefeuilles ont maintenu une performance positive tout au long du ralentissement en mars, mais aussi pendant le rebond du second trimestre.

Les stratégies d’arbitrage court terme et d’arbitrage de volatilité en valeur relative ont eu tendance à se montrer les plus performantes. Voyons rapidement comment ces deux stratégies fonctionnent et pourquoi elles ont été si performantes au cours de la première partie de cette année.

Le parfait avantage

Il existe une importante variété d’arbitrages de volatilité pour différents profils de rendements. En valeur relative, nous nous concentrons sur les stratégies qui achètent et vendent des contrats d’options sur actions mais qui cherchent à maintenir des profils de rendements « positivement convexes », en d’autres termes, elles bénéficient généralement des mouvements importants et soudains. Ces stratégies se distinguent des gestions du risque de pertes extrêmes (tail-risk) qui sont structurellement enclines à acheter des options, en effet les opérateurs en valeur relative cherchent à négocier activement des deux côtés afin d’éviter de payer des primes d’option.

Des opportunités sont apparues au cours du premier trimestre, car la panique générale et les ventes forcées des acteurs du marché qui étaient structurellement vendeurs de volatilité, ont créé des dislocations à court terme sur les marchés d’options. Parmi les exemples, on peut citer les anomalies dans la relation entre l’indice de volatilité CBOE (le VIX) et les contrats d’option du S&P 500 sur lesquels le VIX est basé, les mispricings entre options de différents pays et régions, ou tout simplement la faiblesse de la volatilité implicite par rapport au mouvement effectif du marché à certains moments.

Déjà dans de bonnes dispositions grâce à leur positionnement structurel, certains traders de volatilité avertis ont pu rapidement assimiler et analyser l’activité frénétique des prix, monétiser ces anomalies souvent de courte durée et passer à autre chose. En revanche, les gérants positionnés sur le risque de pertes extrêmes ont probablement maintenu leur exposition longue sur la volatilité pendant le deuxième trimestre et ont donc restitué une grande partie de leurs gains lorsque les marchés se sont redressés.

Tout comme les traders les plus rapides sur les marchés des options ont globalement navigué sereinement lors de la forte hausse et de la forte baisse de février, mars et avril, les traders les plus rapides sur les marchés des futures sur actions, devises et obligations l’ont fait également.

Le trading de futures à court terme implique de détenir des positions sur des horizons de plusieurs semaines, de jours voire même d’heures. En se basant sur une analyse systématique rapide des mouvements de prix des futures, souvent sans tenir compte des fondamentaux économiques, ils cherchent à identifier les dynamiques et les ruptures à très court terme des marchés, ainsi que les situations où les marchés perdent temporairement leur coordination les uns avec les autres.

Cela leur donne souvent l’avantage parfait lorsque les marchés deviennent très « techniques » et que des vagues de vente et d’achat forcés (ou la panique) s’installent. Les mois de février, mars et avril 2020 seront désormais un exemple parfait de ces conditions.

Rendements et résilience

Cela ne signifie pas que l’on puisse construire un portefeuille décorrélé uniquement à partir de stratégies de trading court terme et d’arbitrage de volatilité.

Lorsque la volatilité du marché se situe dans une fourchette normale, des stratégies telles que l’equity market neutral ou l’arbitrage statistique peuvent avoir de meilleures chances de générer des profils de rendement stables et décorrélés.

De plus, chaque marché baissier est différent. Lorsque les chocs et les crises amplifient les conditions récentes plutôt que de les inverser, des stratégies telles que le trend-following ou le global macro pourraient potentiellement générer des rendements plus importants que le trading court terme : ce sont elles qui ont mené le bal lors de la crise plus longue de 2008-2009, par exemple.

La diversification est donc essentielle pour maintenir des rendements acceptables sur un cycle.

Il convient également de noter que le premier trimestre 2020 a vu une dispersion très importante entre les différents gérants, au sein même de chaque catégorie de stratégies. Ainsi, les gérants « arbitrage de volatilité en valeur relative » n’ont pas tous obtenu de bons résultats, et certains ont été pris au dépourvu par les conditions mêmes pour lesquelles ils prétendaient être conçus ! La constitution de portefeuilles de stratégies décorrélées exige donc une sélection de gérants légitimes ainsi que la capacité de voir le risque à travers de multiples prismes et de maintenir le contrôle de l’actif. À notre avis, l’investissement via des comptes gérés plutôt que des pools apporte des avantages significatifs à cet égard.

En suivant ces principes, nous pensons que le premier semestre 2020 a été très favorable au concept de stratégies décorrélées.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2020 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 357 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 juin 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Royaume-Uni : Ce document est une promotion financière et est émis par Neuberger Berman Europe Limited, qui est autorisé et réglementé par la Financial Conduct Authority et est enregistré en Angleterre et au Pays de Galles, à Lansdowne House, 57 Berkeley Square, Londres, W1J 6ER.

Espace économique européen (EEE) : Il s’agit d’un document de marketing émis par Neuberger Berman Asset Management Ireland Limited, qui est réglementé par la Central Bank Ireland et enregistré en Irlande, à MFD Secretaries Limited, 32 Molesworth Street, Dublin 2.

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Ce fonds est un compartiment de Neuberger Berman Investment Funds PLC, autorisé par la Banque centrale d’Irlande en vertu du Règlement des Communautés européennes (Organisme de placement collectif en valeurs mobilières) de 2011, tel que modifié. Les informations contenues dans ce document ne constituent pas un conseil d’investissement ou une recommandation d’investissement et ne sont qu’un bref résumé de certains aspects clés du fonds. Les investisseurs doivent lire le prospectus et le document d’information clé pour l’investisseur (KIID) qui sont disponibles sur notre site web : www.nb.com/europe/literature. Les objectifs d’investissement, les informations sur les risques, les frais et les dépenses et d’autres informations importantes sur le fonds figurent dans le prospectus.

Avis aux investisseurs en Suisse : Neuberger Berman Investment Funds plc est établi en Irlande en tant que société d’investissement à capital variable constituée avec une responsabilité limitée en vertu du droit irlandais. Les compartiments sont également autorisés par l’Autorité suisse de surveillance des marchés financiers (FINMA) à être distribués à des investisseurs non qualifiés en Suisse et à partir de la Suisse. Le représentant et agent payeur suisse est BNP Paribas Securities Services, Paris, succursale de Zurich, Selnaustrasse 16, CH-8002 Zürich, Suisse. Le prospectus, les principaux documents d’information pour les investisseurs, l’acte constitutif et les statuts, ainsi que les rapports annuels et semestriels sont tous disponibles gratuitement auprès du représentant en Suisse.

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Aucune recommandation ou conseil n’est donné quant à savoir si un investissement ou une stratégie est adapté à un investisseur particulier. Chaque destinataire de ce document doit procéder aux investigations qu’il juge nécessaires pour parvenir à une évaluation indépendante de tout investissement, et doit consulter son propre conseiller juridique et ses conseillers financiers, actuariels, comptables, réglementaires et fiscaux pour évaluer un tel investissement.

Il ne faut pas supposer que les investissements dans les titres, les sociétés, les secteurs ou les marchés identifiés et décrits ont été ou seront rentables.

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Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats actuels ou futurs. La valeur des investissements peut varier à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne récupérer aucune partie du montant investi. Les données relatives aux performances ne tiennent pas compte des commissions et des coûts liés à l’émission et au rachat des parts.

La valeur des investissements désignés dans une autre devise peut augmenter et diminuer en raison des fluctuations des taux de change des devises concernées. Des mouvements défavorables des taux de change peuvent entraîner une diminution du rendement et une perte de capital.

Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et peut être sujet à des modifications, il est donc recommandé aux investisseurs de demander un avis fiscal indépendant.

L’investissement dans le fonds ne doit pas constituer une proportion substantielle du portefeuille d’un investisseur et peut ne pas convenir à tous les investisseurs. La diversification et l’allocation des classes d’actifs ne garantissent pas un profit ou une protection contre les pertes.

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EVLI – Les PRI distinguent Evli pour son approche de la responsabilité

 

 

FLASH NEWS |  25. 08. 2020

Dans son évaluation annuelle, les PRI (Principles for Responsible Investment) ont décerné à Evli la plus haute note (A+) dans la catégorie stratégie d’investissement responsable et gouvernance. Le score obtenu dans cette catégorie constitue une évaluation de l’approche globale sur l’investissement. Cette année, la note médiane attribuée par les PRI dans cette catégorie était A.

« Evli est signataire des PRI depuis 2010. Nous sommes très honorés et heureux de savoir que notre travail dans le domaine de l’investissement responsable systématique et de long terme est reconnu au niveau international. Pour nous, la responsabilité constitue une priorité stratégique et l’investissement responsable a été intégré sur l’ensemble de nos activités d’investissement », déclare Kim Pessala, Responsable de la gestion des actifs institutionnels.

Les PRI sont une initiative lancée par les Nations Unies dédiée à l’investissement responsable. Les membres signataires fournissent chaque année des rapports complets et détaillés sur leurs pratiques en matière d’investissement responsable. Les PRI évaluent ainsi les progrès réalisés par l’entreprise en matière d’investissement responsable ainsi que les développements nécessaires dans différents domaines.

En plus de la notation de la stratégie et de la gouvernance, cette évaluation couvre différents types d’investissements, chacun recevant sa propre note. Evli a également reçu de bonnes notes dans ces domaines, dépassant la note médiane notamment pour les investissements directs avec actionnariat actif et pour les investissements en obligations corporates.

Autres engagements et initiatives d’Evli :

Evli Bank est membre du CDP (Carbon Disclosure Project) depuis 2007 et membre du Finsif –  Finland’s Sustainable Investment Forum – depuis 2010. Evli participe à plusieurs projets d’engagement communs, tels que les lettres d’investisseurs du CDP, le projet Climate Action 100+ ainsi qu’aux plaidoyers communs des PRI concernant les secteurs du pétrole et du gaz.

Pour en savoir plus sur l’investissement responsable chez Evli.

Evli célèbre également ses 10 ans en tant que signataire des PRI.

Evli a place la responsabilité au cœur de sa stratégie.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 12,9 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 71,8 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,3% (30 juin 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Perspectives croisées de gérants

 

 

COMMENTAIRE |  20. 08. 2020

Par Juhamatti Pukka, Responsable du Fixed Income chez Evli et spécialisé dans la gestion d’obligations corporate. Il gère notamment le fonds Evli Short Corporate Bond et le fonds Evli Green Corporate Bond. Juhamatti a rejoint Evli en 2008 et travaille depuis lors sur le marché obligataire.

et par Juhana Heikkilä, Gérant Senior chez Evli, spécialiste des marchés monétaires et des crédits nordiques. Il travaille dans ce secteur depuis 1994 et chez Evli depuis 2009.

La discipline chez Evli pour faire face aux incertitudes

Une stratégie solide permet à une entreprise de faire face aux situations les plus difficiles. Juhana Heikkilä, Gérant Senior, et Juhamatti Pukka, Responsable du Fixed Income, échangent sur de la manière dont la pandémie sans précédent de COVID-19 a affecté leur travail en tant que gérant d’actifs chez Evli.

L’expérience des crises précédentes

Juhamatti Pukka : La crise financière de 2007-2008 est un excellent exemple de chute du marché due à l’incertitude. Elle a été provoquée par un seul secteur et a fait souffrir tous les autres car elle a gelé les liquidités et les mouvements de capitaux. Pour ce qui est du coronavirus, cette pandémie a gelé les mouvements des personnes et la production industrielle, ainsi que la demande de produits.

Juhana Heikkilä : Jusqu’à présent, je ne crois pas que cette crise soit aussi profonde que certaines que j’ai vues au fil des ans. Elles sont toutes différentes, mais l’expérience m’a montrée que les économies ouvertes sont flexibles et que la reprise a tendance à être relativement rapide, tant qu’il y a de la liquidité et de l’argent qui circule. Je ne crains pas que les choses s’effondrent totalement.

Adaptation d’une vision à long terme et attention particulière aux clients

JP : Les investisseurs craignent qu’il ne soit trop tard pour acheter ou vendre, la question du timing est en effet difficile. Tout le monde était d’accord pour dire que les prix n’avaient aucun sens en mars et c’est le message que nous avons transmis à nos clients. Nous leur avons donc conseillé d’adopter une vision à long terme, plutôt que de se concentrer sur la volatilité à court terme. Cela leur permet de voir la valeur à long terme sur le marché.

JH : Durant les crises, je prête une attention particulière à mes clients. En général, nous ne réalisons un rapport qu’une fois par mois mais là, surtout pour les clients institutionnels, j’ai rédigé des commentaires chaque semaine et j’ai eu de nombreuses conversations téléphoniques. Si les investisseurs à long terme ne sont pas si nerveux, certains groupes le sont encore. Ce sont généralement ceux qui entrent tardivement sur le marché ou qui y restent peu de temps. Auparavant, lorsque le marché était quelque peu volatil, le court terme était une valeur refuge. Ce n’était pas le cas cette fois-ci. Tout a fondu.

Capacité de résister à toutes les éventualités

JP : Nous devions nous assurer que le niveau de risque du portefeuille était capable de résister à toutes les éventualités. Il était essentiel de passer en revue tous les titres et d’identifier ceux dont je ne voulais pas à mesure que l’on entrait dans la crise. Peu importe à quel point il est difficile de vendre des positions pour lesquelles on a consacré tant de temps et d’efforts, il faut mettre les émotions de côté et planifier ses transactions. C’est ainsi que cela se passe en période de stress, les clients montrant leur besoin de liquidité par des rachats.

JH : La gestion de portefeuille, c’est comme un marathon. Vous ne pouvez pas simplement placer vos paris pour le prochain trimestre. Vous devez être à l’aise avec les titres dans lesquels vous investissez à long terme et croire que les bilans peuvent résister à la tempête. Si vous avez bien fait vos devoirs, il ne devrait pas y en avoir trop qui seront affectés de manière drastique par des émissions à court terme, du moins dans le cas d’un problème de liquidité plutôt que d’un problème de bilan.

Une stratégie solide et constante sur le long terme

JP : J’ai conservé la stratégie initiale intacte et cela signifie qu’il ne faut pas cibler des politiques de vente crossover. Ma stratégie ne change pas et je sais qu’elle offre le meilleur potentiel à la hausse comme à la baisse pour l’investisseur. Même si les répercussions sont fortes, vous devez supporter la volatilité et regarder vers l’horizon pour récolter les fruits de votre stratégie d’investissement à long terme.

JH : J’ai établi ma stratégie en 2006 avec le fonds short que je gère encore aujourd’hui. Elle a résisté à plusieurs tempêtes et chacune d’entre elles a été l’occasion de voir s’il y avait des choses à reconsidérer ou à faire différemment. En fin de compte, il y a certaines choses que je pourrais faire légèrement différemment, mais la structure principale restera inchangée.

Gestion active sur le marché obligataire corporate

JP : Certains marchés sont faciles à imiter avec des instruments passifs, mais la majorité du marché obligataire corporate, par exemple, n’est pas facile – ni même possible – à reproduire en tant qu’investissement passif. Les gens pensent que les investissements passifs sont liquides et faciles à négocier, mais ce n’est pas vraiment le cas. Les coûts de transaction peuvent être assez importants lorsque vous avez des œillères.

JH : Je ne suis pas un grand fan des indices. C’est une bonne chose qu’il n’y ait pas d’indice direct sur lequel on peut compter ou suivre, parce que cela rend le travail plus intéressant et les clients ne s’y réfèrent pas tout le temps. Je gère un fonds d’obligations d’État où les indices sont essentiels, et ils causent parfois des problèmes lorsque certains titres deviennent très importants.

Tirer parti des opportunités durant la pandémie

JH : Au cours de l’année dernière, j’ai examiné différentes sociétés de gestion et différents fonds d’investissement, comme les investisseurs en fonds propres qui rachètent de petites entreprises et créent de grandes unités et opérateurs, en particulier sur les marchés des services. Vous le voyez dans les pays nordiques et dans le monde entier : leur bilan est surchargé et ils dépendent de la trésorerie pour survivre. Avant la crise, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée d’investir dans ces entreprises, et maintenant, il s’avère qu’elles sont risquées. C’est un message clair qui va affecter ma façon de penser et je continuerai à éviter ces segments et ces entreprises.

JP : Après le mois de mars, c’était une occasion unique pour saisir la qualité des marchés à des prix incroyablement bas. Nous avons insisté auprès des clients sur le fait qu’en général, on ne voit pas ce genre de rendements ou d’écarts sur les entreprises de bonne qualité. C’était vraiment un marché où il fallait faire preuve de courage et être prêt à faire travailler son argent.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 12,9 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 71,8 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,3% (30 juin 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Les obligations vertes soutiennent les entreprises à l’origine du changement mondial

 

 

COMMENTAIRE |  06. 08. 2020

Par Juhamatti Pukka, Responsable du Fixed Income chez Evli, spécialisé dans la gestion d’obligations corporate. Il gère notamment le fonds Evli Short Corporate Bond. Juhamatti a rejoint Evli en 2008 et travaille depuis lors sur le marché obligataire.

Il n’y a pas si longtemps, l’investissement ESG (Environnement, Social et Gouvernance) était considéré comme marginal. Aujourd’hui, la pandémie nous oblige à réexaminer la manière dont nous allouons nos ressources financières. Et, autre évidence de cette période « sans précédent », la durabilité se révèle aujourd’hui comme la « nouvelle norme ». Nous avons en effet maintenant un sentiment d’urgence.

Et nous avons aussi des preuves. Les villes polluées ont à nouveau un ciel bleu. Les canaux troubles de Venise sont à nouveau transparents. Nous travaillons même à nouveau à la maison. La pandémie nous a fourni une confirmation tangible de l’impact positif que peut avoir la réduction des émissions de carbone sur le monde.

Être responsable et être un capitaliste à la recherche de rendement n’est pas nécessairement contradictoire. Il est possible d’être vert et de faire du vert. Les questions ESG auraient pu passer au second plan lors de la crise financière, mais nous constatons aujourd’hui que les investisseurs ont redoublé d’intérêt pour l’ESG et prennent la chose plus au sérieux que jamais. Nous ne pouvons pas encore prouver qu’il s’agit d’une réaction face à la pandémie, mais…

Les chiffres ne mentent pas :

Le vert est mature : 668 milliards d’euros d’actifs sous gestion pour les fonds ESG en Europe.1

Le vert se développe : 30 milliards d’euros de collecte au premier trimestre (contre 148 milliards d’euros de sorties pour les autres fonds européens.)2

Le vert bénéficie de stimulus pour continuer à croître : 6,9 millions d’USD d’investissements en infrastructures sont nécessaires chaque année pour atteindre les objectifs climatiques. 3

Le vert est performant : les fonds ESG ont obtenu des performances supérieures à celles des fonds non ESG sur un, trois, cinq et dix ans. 4

C’est dans ce contexte que notre équipe obligataire se prépare à lancer une nouvelle stratégie dédiée au segment des obligations vertes. Nous adopterons la même stratégie qui a fait ses preuves sur nos autres fonds et nous l’adapterons pour investir en obligations corporate vertes et durables.

Analyse, suivi et engagement

Nos clients investisseurs sont enclins à placer leur argent dans des initiatives écologiques, mais ils manquent de temps et de ressources pour évaluer correctement les options. Surtout s’ils n’ont pas de spécialiste en interne des questions ESG. Notre nouvelle stratégie axée sur les obligations vertes vise à parer à ces difficultés. Nous nous chargeons de l’analyse, du suivi, de l’engagement vis-à-vis des entreprises, de l’exclusion de celles qui ne sont pas à la hauteur, et du reporting auprès des investisseurs.

Le segment des obligations corporate vertes correspond parfaitement à notre expertise. Evli est un pionnier de l’investissement sur le marché européen des obligations corporate, et nous avons pris en considération les questions ESG dans notre gestion depuis plus de dix ans. Non seulement nous disposons d’une équipe obligataire très expérimentée, mais nous avons également une équipe ESG interne. Et sur notre nouvelle stratégie d’obligations vertes, une analyste investissement responsable dédiée sera également en charge du suivi de la stratégie.

Nous ne faisons pas non plus de l’investissement vert passif. Nous veillons à ce que les entreprises entendent notre voix, et celle de nos clients. Non seulement nous rencontrons et communiquons directement avec les entreprises, mais nous participons aussi activement à plusieurs engagements communs, tels que Climate Action 100+, les lettres aux investisseurs du CDP (Carbon Disclosure Project), la déclaration des investisseurs aux gouvernements sur le changement climatique et l’engagement mené par les PRI sur le secteur du pétrole et du gaz.

Un investissement qui reflète des valeurs

Même si certains investisseurs ne visent pas spécifiquement les investissements verts, la question de l’impact des investissements reste néanmoins omniprésente. Pour ce faire, nos fonds répondent à des critères d’exclusion stricts. Et sur les obligations vertes, nous nous assurerons que les investissements en respectent les principes, c’est-à-dire que l’entreprise dans laquelle nous sommes investis fait ce qu’elle dit qu’elle fera et qu’elle le fait avec transparence.

La plupart des obligations corporate traditionnelles sont émises pour le financement des « besoins généraux de l’entreprise », mais il s’agit d’un terme fourre-tout et l’investisseur ne peut avoir que peu d’influence ou d’indices sur ce que l’entreprise fera réellement avec l’argent prêté.

Les obligations vertes sont différentes, ou du moins elles devraient l’être : celles qui sont émises correctement ont une utilisation clairement identifiable avec une utilisation spécifique du financement. Mais certaines obligations dites vertes ne le sont pas pour autant. Il arrive qu’une entreprise se livre à du « green washing » en émettant des obligations vertes qui ne sont vertes que de nom. Elles peuvent avoir des descriptions vagues de l’utilisation du financement, sans véritable plan définitif ni intention d’utiliser les fonds de manière écologique.

L’équipe obligataire d’Evli, avec l’analyste dédiée à l’investissement responsable sur la nouvelle stratégie verte, peut identifier les émetteurs qui le font correctement. De nombreux fonds dits « verts » ou ESG n’ont qu’une petite quantité d’obligations vertes et beaucoup de ces obligations vertes ne sont pas si vertes que ça, après tout. Et les investisseurs n’ont pas le temps d’examiner les détails.

Nous avons le temps, les outils et les ressources. Outre l’engagement direct avec les entreprises, et indirectement par le biais des engagements conjoints, nous utilisons également des bases de données avec des systèmes de notation standardisés qui contribuent à améliorer notre transparence et notre objectivité, pour nous-mêmes et nos reportings clients. Grâce à la notation des bases de données, des comparaisons peuvent être faites entre les émetteurs d’obligations et entre les fonds.

Nouvelle stratégie verte, même accent sur la qualité du crédit à long terme

Les gérants d’Evli ne sont pas des traders à court terme. Nous investissons sur le long terme. Et l’investissement vert est justement un investissement à long terme. Les entreprises qui sont actives sur le marché des obligations vertes ont tendance à être plus tournées vers l’avenir et à innover, en investissant pour répondre aux exigences de l’avenir. En revanche, les émetteurs non-écologiques sont généralement des sociétés traditionnelles et matures qui préfèrent le statu quo.

C’est pourquoi notre nouvelle stratégie verte sera entièrement axée sur le segment des obligations corporate. Nous sommes convaincus que les entreprises joueront un rôle déterminant dans le développement d’un environnement plus propre. À notre avis, une approche purement corporate bénéficie de l’absence d’exposition aux organismes publics et parapublics comme c’est le cas dans d’autres fonds verts, car l’allocation des actifs est plus efficace avec des fonds plus spécialisés.

Ces entreprises participent aux innovations liées aux principales tendances mondiales. Le mot « stimulation » revient souvent dans le monde de la finance ces derniers temps et les émetteurs verts disposent de leur propre type de stimulation avec les 6 900 milliards de dollars nécessaires chaque année pour les investissements en infrastructures afin d’atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies et les objectifs de l’accord de Paris. C’est aux entreprises de faire ces investissements et les obligations vertes sont un moyen direct de les inciter et de les soutenir dans ce sens.

Les émetteurs verts bénéficient également de l’avantage d’un changement de réglementation pour stimuler leurs activités, tandis que les émetteurs non verts, qui sont dans le statu quo, considèrent probablement le changement de réglementation comme un obstacle. Ce mois-ci, même Christine Lagarde, Présidente de la BCE, a demandé que les achats des banques centrales soient plus « verts ». Ainsi, alors que presque tous les secteurs du monde sont en difficulté en ce moment, du commerce de détail aux compagnies aériennes, ce sont les secteurs verts, comme les énergies renouvelables, qui sont parmi les rares qui devraient se développer tout au long de 2020.

Nous avons déjà constaté la performance supérieure des fonds ESG par rapport aux fonds non ESG. Imaginez maintenant le type de surperformance que l’on peut attendre lorsque cette augmentation de 6 900 milliards de dollars entrera en jeu. Le virage vert ne consiste pas à sacrifier les attentes de rendement ou à se contenter d’une classe d’actifs sous-performante pour faire le bien. La voie vers un avenir plus propre est pavée, non pas d’or, mais de vert.

1 Morningstar Direct as at 20.05.2020
2 Morningstar Direct as at 30.04.2020
3 OCDE, 2018
Morningstar / Financial Times

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 81,7 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,1% (31 décembre 2019).

La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – La saison des votes proxy 2020 et l’initiative NB25+

 

 

Commentaire

La saison des votes proxy 2020 et l’initiative NB25+

Paris, 3 août 2020 – A travers sa série « Engagement », Neuberger Berman présente ses perspectives et des études de cas sur son dialogue avec les entreprises, les entités gouvernementales et d’autres émetteurs de titres. Ici, l’équipe ESG Investing fait le point sur la dernière saison des votes proxy et sur la nouvelle pratique de la société consistant à annoncer systématiquement à l’avance certaines intentions de vote.

Pour la première année, notre société annonce systématiquement ses intentions de vote avant les assemblées générales annuelles d’un groupe d’entreprises sélectionnées dans lesquelles nous investissons pour le compte de clients, dans le cadre de l’initiative NB25+ Advance Vote Disclosure Initiative. Afin de permettre un engagement avec chaque entreprise et un débat interne solide sur les décisions de vote, nous avons choisi de concentrer l’initiative sur un minimum de 25 sociétés dans lesquelles nos clients ont une exposition importante. Nous avons également cherché à inclure un large éventail de propositions dans l’initiative avec un équilibre des voix en faveur et contre les recommandations de la direction afin de nous permettre de partager nos analyses et nos attentes sur divers sujets. Chaque vote divulgué a été classé dans l’une de nos neuf catégories de principes clés de gouvernance et d’engagement, comme indiqué ci-dessous. En date du 10 juillet 2020, nous avons divulgué les votes clés sur 29 de nos sociétés en portefeuille, dont la capitalisation boursière varie entre 3 et 650 milliards de dollars.1

Alors qu’une poignée de régimes de retraite publics et de fonds souverains annoncent leurs intentions de vote avant les assemblées générales, cela reste rare pour les sociétés de gestion internationales qui gèrent plus de 100 milliards de dollars d’actifs. Ces gérants représentent souvent des participations relativement importantes dans des entreprises internationales et exercent donc une influence considérable lors des assemblées générales. Afin d’améliorer le niveau de transparence des choix de vote proxy, nous souhaitons que nos homologues des grandes sociétés de gestion commencent également à annoncer systématiquement et publiquement les votes proxy avant les assemblées générales. Nous espérons que cette pratique augmentera l’intérêt pour des équipes de gestion orientées vers le long terme qui créent une valeur durable, tout en démontrant la responsabilité qui découle du fait de ne pas répondre aux attentes des actionnaires.

Rechercher de réels résultats positifs

L’objectif de l’initiative NB25+ est de contribuer à générer des résultats positifs dans le monde réel selon trois dispositions : par des actions menées par les sociétés en portefeuille spécifiquement incluses dans l’initiative NB25+, par des actions spontanées prises par d’autres sociétés dans les mêmes secteurs que ceux inclus dans l’initiative NB25+, et par la mise en avant des opinions nuancées dans la prise de décision par vote proxy sur l’ensemble du marché.

Responsabiliser les conseils d’administration

Nous espérons que le fait de rendre nos votes publics accélérera nos efforts d’engagement auprès des entreprises dans lesquelles nous estimons que davantage d’actions sont nécessaires, et aidera les équipes de direction à mener des changements positifs. Cette année, nous avons demandé aux conseils d’administration de rendre des comptes sur les domaines nécessitant des améliorations et nous avons travaillé avec eux pour les aider à renforcer leurs politiques et pratiques en la matière. Par exemple, chez Boeing, nous avons voté contre le président historique du comité d’audit en raison de préoccupations quant à la surveillance du cadre de gestion des risques d’entreprise du comité. Nous avons également pris des mesures contre un directeur de Lennar Corporation, nous avons voté contre la réélection du président du comité des rémunérations parce que le comité n’a pas répondu à nos préoccupations concernant l’interruption pendant plusieurs années de la rémunération en fonction de la performance. Bien que les propositions de réélection des administrateurs des deux sociétés aient été adoptées, le soutien a été nettement inférieur au taux moyen d’approbation de 95 % lors de l’élection des administrateurs du Russell 3000 en 2019.2 Fait important, nous avons réussi à faire part de nos préoccupations et avons pu concentrer nos engagements sur des questions spécifiques de gestion des risques, de gouvernance et de rémunération avec ces sociétés. De plus, à la lumière de nos votes et de notre engagement, les deux sociétés ont exprimé leur volonté de travailler pour répondre aux domaines de préoccupation et ont demandé un engagement continu à l’avenir. Par ce processus, notre intention est de contribuer à l’obtention de résultats positifs dans nombre de nos sociétés en portefeuille.

Communiquer sur les attentes

L’un des principaux objectifs de l’initiative est également d’encourager les entreprises qui ne sont pas directement incluses dans l’initiative, mais qui appartiennent peut-être au même secteur ou qui sont confrontées à des problèmes similaires, à améliorer leurs pratiques. Nous savons, grâce à la recherche universitaire, notamment aux travaux de Mike Toffel de la Harvard Business School, que le soutien des investisseurs institutionnels aux propositions d’actionnaires amène d’autres entreprises du même secteur à prendre des mesures proactives conformes à l’esprit de ces propositions, même si elles n’ont pas elles-mêmes fait l’objet de demandes similaires3. Les entreprises d’un secteur donné pourront voir notre divulgation publique des demandes que nous avons soutenues ou celles auxquelles nous nous sommes opposées, nos attentes à l’égard des entreprises sur diverses questions et notre logique quant aux raisons pour lesquelles certaines entreprises ont réussi ou échoué à répondre à ces attentes.

Exemples de positions

Les principes ci-dessus ont été mis en évidence dans une série de nos actions au cours de la dernière saison des votes proxy. Par exemple, sur le thème de la rémunération des dirigeants, nous avons soutenu une proposition de rémunération des dirigeants de la CSX Corporation qui a obtenu le soutien de 75 % des actionnaires. Bien que certains se soient inquiétés de l’indemnité de départ versée au directeur financier lors de son départ, après une analyse approfondie et un engagement avec la société, nous avons déterminé que cette indemnité était appropriée compte tenu de sa contribution significative dans la transition vers une équipe de direction renouvelée. Le conseil d’administration a fourni des informations substantielles sur ces indemnités, permettant aux actionnaires d’évaluer le lien entre la rémunération et les performances des dirigeants. En outre, nous pensons que le plan avait une structure appropriée et utilisait des mesures de santé et de sécurité adaptées à l’entreprise pour mesurer les performances de manière appropriée. En ce qui concerne une proposition de rémunération des cadres de Lennar Corporation, nous avons choisi de voter contre en raison de ce qui, à notre avis, était un déséquilibre entre la rémunération et les performances, résultant d’années consécutives d’attributions d’une rémunération importante sans performance correspondante.

Lors de l’évaluation des propositions d’actionnaires demandant un rapport sur la diversité, les informations actuelles d’une entreprise sur la composition de son personnel et les initiatives connexes constituent un élément important de notre analyse. Cette analyse nous a conduits à soutenir une proposition d’actionnaires visant à améliorer les rapports sur la diversité de Marriott International. Bien que l’entreprise ait pris diverses mesures pour promouvoir la diversité cette année, nous avons soutenu la proposition pour signaler notre attente en termes de communication et la nécessité de mieux comprendre la démographie de la main-d’œuvre de l’entreprise et son approche de la gestion du capital humain.

Pour ce qui est de la déclaration des risques liés au changement climatique, nous n’avons pas soutenu une proposition d’actionnaires demandant une communication supplémentaire sur les objectifs de réduction des gaz à effet de serre de Royal Dutch Shell. Nous estimons que la société a suffisamment pris en compte la question par le biais des objectifs de réduction des gaz à effet de serre existants, notamment un objectif de zéro émission nette pour les émissions de portée 1, 2 et 3 d’ici 2050, ainsi que des objectifs intermédiaires qui vont au-delà de celles fixées par les entreprises homologues. En revanche, nous avons soutenu les propositions des actionnaires d’Exxon et de Chevron demandant une meilleure communication des risques potentiels liés au changement climatique pour les actifs physiques sur la côte du Golfe, étant donné le peu de transparence existante autour des résultats de la modélisation des risques physiques sur les actifs et les installations de ces entreprises. Des sociétés comme Exxon et Chevron peuvent se référer à notre communication des votes pour mieux comprendre notre processus décisionnel en calibrant ce à quoi ressemble une communication de bonne qualité.

Un avis clairvoyant

Nous pensons que l’initiative NB25+ pourrait contribuer à contrebalancer la perception de certains commentateurs selon lesquels les gérants d’actifs pourraient « robotiser » le vote en se basant uniquement sur les opinions d’un conseiller mandataire. Nous pensons également que cette initiative peut contribuer à améliorer le fonctionnement et la crédibilité du système proxy dans son ensemble. Grâce à l’initiative, nous avons montré l’appréciation subtile nécessaire pour évaluer (et différencier) les propositions de la direction et des actionnaires d’apparence similaire. Par exemple, sur le thème de l’information sur l’égalité salariale, nous avons fait part de notre soutien à la direction en nous opposant à une proposition d’actionnaires chez Adobe, mais nous avons adopté une position opposée et soutenu la même proposition chez Cigna en raison de différences dans la qualité des communications actuelles et des performances en matière de parité salariale. Adobe a démontré son engagement en faveur de la parité salariale en articulant son processus et en améliorant continuellement sa communication, notamment en annonçant une initiative de parité salariale ethnique en 2016 et sa réalisation de la parité salariale entre hommes et femmes au niveau international en 2018.

Un avis clairvoyant est également important lors de l’évaluation des propositions sur différents marchés. Les propositions de proxy varient considérablement d’un marché à l’autre en raison de la réglementation, et en réponse, nous faisons appel à nos ressources tant mondiales que locales pour traiter les questions clés. Au Japon, par exemple, après un engagement productif avec Okinawa Cellular, nous avons décidé de soutenir la décision de la direction d’ajuster les politiques de gestion du capital afin de réduire l’accumulation de liquidités. Si les propositions de déploiement de capital ne sont pas courantes aux États-Unis, elles le sont au Japon. Notre équipe locale a joué un rôle essentiel dans la compréhension des nuances des propositions spécifiques au Japon et dans la communication de nos attentes aux sociétés de notre portefeuille. En tant que gérants d’actifs, nous espérons partager davantage nos attentes avec les entreprises sur les marchés internationaux à mesure que nous développons cette initiative dans les années à venir.

Gouvernance et résilience à la suite du COVID-19

Nous nous sommes engagés à surveiller en permanence le comportement et les réactions des entreprises durant cette période sans précédent. Si la pandémie a révélé les vulnérabilités de notre système de santé, elle a également mis en lumière l’importance des sujets ESG pour les entreprises qui traversent la crise. Par exemple, Thermo Fisher Scientific (TMO) a immédiatement pris des mesures lorsque la pandémie a frappé, en aidant l’Institut national de la santé à mettre au point un test moléculaire utilisant ses kits d’amplification en chaîne par polymérase, en fournissant des équipements de protection aux personnes en première ligne, et joue maintenant un rôle permanent dans le développement de traitements et de vaccins. TMO s’est également engagée à donner la priorité à la sécurité de sa main-d’œuvre et a mis en place des plans de continuité d’activité solides, allant de la préparation complète du site à la formation et à la communication avec ses employés.4 Reconnaissant le leadership exemplaire du conseil d’administration en temps de crise, nous avons communiqué nos votes en sa faveur pour signaler notre soutien à leurs efforts continus pour protéger les employés, les clients et la communauté. Nous pensons que les décisions de l’entreprise en réponse à la crise continueront à jouer un rôle clé dans nos choix de vote dans les années à venir et nous avons l’intention de partager notre réflexion par le biais de l’initiative NB25+.

Prochaines étapes

Nous espérons que d’autres grands gérants d’actifs fourniront également une communication systématique des votes proxy plusieurs jours avant les assemblées générales pour la saison 2021, non seulement pour aider les entreprises à mieux comprendre ce qu’elles devraient viser, mais surtout parce que nous pensons que l’initiative NB25+ a fait de nous de meilleurs investisseurs. La communication publique des positions de vote avant les assemblées générales nécessite un débat plus approfondi sur ces positions en interne et augmente le niveau d’engagement avec les entreprises en portefeuille, ce dont nous pensons que tous les investisseurs peuvent bénéficier. Nous nous réjouissons de poursuivre cette initiative en 2021 et avons l’intention de l’étendre en mettant l’accent sur les progrès et la réactivité des conseils d’administration et des équipes de direction.

1 Source : FactSet, en date du 6 juillet 2020.
2 Source : Kumar, Rajeev, « Director Election Analysis : Tendances et observations des résultats récents », Georgeson, 11 mars 2020.
3 Voir par exemple : Flammer, Caroline, Toffel, Michael W., Viswanathan, Kala, « Shareholder Activism and Firms’ Voluntary Disclosure of Climate Change Risk, » Working Paper, Harvard Business School, octobre 2019, et Reid, Erin M. et Toffel, Michael W., « Responding to Public and Private Politics : Corporate Disclosure of Climate Change Strategies », document de travail, Harvard Business School, juin 2019.
4 Source : Thermo Fisher Scientic.

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). La société a obtenu un A+ dans chaque catégorie dans le dernier rapport PRI 2019 pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. Elle gère 330 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information seulement et ne constitue en aucun cas des conseils en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce document est de nature générale et ne s’adressent à aucune catégorie d’investisseurs et ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil en investissement ou une suggestion d’adopter ou de s’abstenir d’adopter une ligne de conduite en matière d’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce document devraient être prises en fonction des objectifs et de la situation personnelle de l’investisseur et en consultation avec ses conseillers. L’information est obtenue de sources jugées fiables, mais il n’y a aucune déclaration ni garantie quant à son exactitude, son intégralité ou sa fiabilité. La société, ses employés et ses mandats peuvent détenir des positions de toute société dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et peuvent être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « énoncés prospectifs ». En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les placements plus traditionnels. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement s’adressent uniquement à des investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour l’investissement direct. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés sur une base limitée par l’intermédiaire de diverses filiales et sociétés affiliées mondiales de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

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Neuberger Berman – Profiter pleinement du recovery sur le marché européen du crédit

 

 

Commentaire

Les vertus d’une gestion active des positions pour profiter pleinement du recovery sur le marché européen du crédit

par Antonio Serpico, Gérant Senior dans l’équipe European Fixed Income de Neuberger Berman à Paris.

Paris, 27 Juillet 2020 – Antonio Serpico fait l’état des lieux du marché du crédit ces derniers mois entre inversement de la courbe des spreads, assèchement de la liquidité et plans de rachats sans précédents des autorités, arbitrage de maturités et « anges déchus ».

Pendant le mois de mars 2020, nous avons vécu un des plus violents écartements de spreads de crédit de l’histoire des marchés financiers. L’ampleur de cet écartement est comparable à celui de 2008, à la différence que cette fois-ci l’écartement s’est concrétisé en trois semaines et non en douze mois. Durant le mois de mars, la liquidité sur le marché de crédit était complètement asséchée : les fonds et les ETFs vendaient pour faire face aux rachats et personne n’achetait. Ce manque de liquidité a rendu la correction des marchés extrêmement violente.

Pendant le mois de mars, la courbe des spreads s’est d’abord aplatie pour finalement s’inverser : les obligations de maturité courte ont vu leurs spreads s’écarter plus que les obligations du même émetteur avec des maturités plus longues. Il s’agit d’un signe évident de stress sur le marché qui puni les obligations courtes, étant donné les fortes incertitudes à court terme causées par une importante crise, comme ici la crise pandémique mondiale liée au Covid-19.

Durant le mois d’avril, nous avons assisté à des injections de liquidités sans précédents sur le marché : la BCE a mis sur la table plusieurs plans d’achats d’actifs correspondant à peu près à 1000 milliard d’euros sur douze mois, avec un plan de financement à taux négatifs pour les banques européennes dans l’objectif de laisser ouvert le robinet de liquidité afin que l’économie réelle puisse fonctionner et se remettre en marche après l’arrêt des activités de production imposé par le confinement en Europe.

Pendant le mois d’avril, on a donc vu revenir un peu de liquidité sur le marché avec des acheteurs de crédit qui ont finalement pointé leur nez. Les spreads ont commencé donc à se resserrer et la courbe de spread à se normaliser.

Aujourd’hui, début juillet, les spreads du crédit européen sont revenus à un bon niveau par rapport à ceux du mois de mars : les indices CDS Main et Xover ont récupéré à peu près 70% et 60% par rapport à l’écartement connu au cours du mois de mars. Aujourd’hui, il y a encore de la valeur à ces niveaux de spreads, qui prévoient des niveaux de faillite plus élevés que prévu. A titre d’exemple, le niveau des spreads HY européen prévoit un niveau de défaut de 5-6% pour 2021, contre notre attente de 3-4%.

Pendant cette crise des marchés, il a fallu être dynamique dans la gestion des risques : un achat de protection sur les CDS s’est imposé pendant la chute des marchés, vu que la vente d’obligations était très difficile étant donné la liquidité extrêmement faible. Au contraire, après la chute violente des marchés, les valorisations des obligations étaient très attractives, que ce soit sur le IG ou le HY. A ce moment-là, nous avons acheté du risque de crédit en nous concentrant sur des émetteurs solides qui avaient été mis sous pression par les ventes indiscriminées du mois précèdent. Pendant le fort rallye d’avril et mai, nous avons continué à gérer activement nos expositions crédit, en vendant des secteurs qui avaient surperformé (non-cycliques) et en achetant des secteurs qui avaient sous-performé (cycliques). La compression des spreads de crédit pendant ce « recovery » et cette gestion active nous ont aidé à faire rebondir fortement nos performances.

Nous sommes convaincus que dans ce contexte économiques une gestion active est toujours appropriée, vu que le marché est en train de chercher son équilibre, pris entre des chiffres économiques meilleurs que prévu d’un côté et une propagation importante de la crise sanitaire dans le monde de l’autre. Cet équilibre n’est pas facile à trouver et on peut s’attendre à de la volatilité sur le marché de crédit avec une dislocation entre les secteurs et même entre différentes maturités de la même obligation.

A propos justement des maturités, aujourd’hui les courbes de crédit se sont généralement normalisées et on trouve par conséquent moins de valeur sur les maturités très courte, les investisseurs favorisent donc les maturités de 3-4 ans plutôt que de 1-2 ans. Par contre, on trouve encore de la valeur sur des obligations à call court (corporate hybrids ou subordonnées financières) où les courbes sont plus pentues par rapport à des obligations seniors.

Pour terminer, un commentaire sur les « anges déchus » : après un gros écartement des spreads les obligations qui ont vu leurs notations (voire une seule parmi leurs notations) passer à « junk », ont connu un « recovery » important des spreads qui sont presque revenus aux niveaux d’avant-crise. L’impact des « anges déchus » sur les portefeuilles n’était finalement pas si important sur la période entre mars et juillet. En revanche, l’achat d’« anges déchus » pendant le mois d’avril était la source de performance la plus importante sur les trois derniers mois pour nos fonds. Ce choix découle de la gestion active que nous avons évoquée précédemment. Dans le cadre de la gestion de notre fonds NB Ultra Short Term, par exemple, l’achat d’obligations très courtes comme Schaeffler 22, Valeo 22, GM 21, Ford 21, a contribué de façon importante à la performance du fonds, car ces obligations ont rebondi de plusieurs points (jusqu’à 10) pendant les trois derniers mois. Ce rebond était possible grâce à l’inclusion des « anges déchus » dans le programme d’achat de la FED (et des discussions au sein de la BCE) et à l’intérêt des fonds HY pour ces émetteurs qui viennent de rejoindre leurs indices.

Pour aller plus loin, retrouvez le dernier : Fixed Income Investment Outlook 3Q2020 – L’évolution des opportunités sur le crédit

 

À propos de Neuberger Berman

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Neuberger Berman – Pépites cachées au Japon

 

 

Commentaire

Par Keita Kubota, Gérant Senior et Kei Okamura, Directeur Japan Investment Stewardship

Paris, 24 juin 2020 – Comment une approche d’investissement plus personnalisée peut aider à découvrir les « pépites cachées » sur le segment des petites et moyennes capitalisations au Japon.

Il y a eu une longue pause… C’était presque trop long pour ce PDG habituellement si volubile, qui a continué à développer son activité dans les télécommunications mobiles malgré les nombreux défis macroéconomiques et réglementaires qu’il rencontre actuellement. Notre engagement sur les révisions de son bilan l’avait-il poussé trop loin ? Ou avions-nous touché un point sensible lors des discussions sur l’amélioration de l’indépendance du conseil d’administration ? Il a enfin rompu le silence : « Désolé ! J’avais activé le bouton mute. »

Des discussions animées

Pendant la crise du COVID-19, des scènes comme celle-ci nous sont devenues trop familières, alors que nous gérions notre stratégie d’engagement sur les actions japonaises. Nous nous réjouissons parfois lorsqu’un petit pépin technique nous soulageait au cours de discussions assez vives sur la gestion du capital, l’indépendance du conseil d’administration ou la divulgation des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) importants.

Une fois que nous avions compris comment fonctionnait le bouton mute, notre dialogue a repris. La réunion virtuelle n’a peut-être pas été parfaite, mais nous en sommes ressortis avec la ferme conviction que les fondamentaux de l’entreprise restaient solides, car le travail à distance a renouvelé la demande pour une communication de vive voix et avec des données à l’appui. Et, tout aussi important, le PDG s’est félicité de notre réaction positive au tout premier rachat d’actions de la société, mais a convenu qu’il ne s’agissait que d’une goutte d’eau dans son bilan gonflé, qui continue de se développer grâce à son activité qui génère beaucoup de trésorerie.

Des pépites cachées

Cette entreprise est ce que notre équipe appelle souvent l’une des « pépites cachées » du Japon – une petite à moyenne entreprise dotée d’un modèle économique de qualité exceptionnelle et d’un potentiel de création de valeur à long terme, cachée au sein du second marché d’actions le plus liquide au monde.

Il s’agit souvent d’entreprises très rentables, soutenues par des bilans solides et des profils de flux de trésorerie robustes. Nous recherchons des leaders du marché mondial dans des industries de niche, des survivants au sein d’industries en consolidation ou des innovateurs sur des technologies émergentes, gérés par une direction compétente et ouverte d’esprit qui est prête à écouter les actionnaires à long terme comme nous.

Dans certaines situations, nous pouvons potentiellement découvrir ces « pépites » avec des valorisations très basses. Elles sont souvent négligées en raison du caractère unique de leurs produits ou à cause d’idées préconçues sur leur industrie et leur commerce.

Les découvrir n’est pas chose facile. Ce segment du marché japonais reste largement sous-étudié par les analystes sell-side et les analystes ESG. Notre équipe locale passe donc au peigne fin les rapports publics, les articles de presse et les conversations avec les fournisseurs, les clients et les concurrents à la recherche d’indices.

Et cela ne représente que la moitié du travail.

Une fois que nous avons identifié ces entreprises, nous devons étudier leurs modèles économiques et leurs fondamentaux en nous basant sur les quelques documents financiers disponibles au public, qui ne sont pour la plupart disponibles qu’en japonais.

Notre première rencontre avec ce type d’entreprise est un peu comme un premier rendez-vous. Nous ne commençons pas par un déluge de questions. Nous prenons le temps de nous présenter, de présenter l’histoire de Neuberger Berman et notre philosophie d’investissement à long terme. Ensuite, nous cherchons à approfondir notre compréhension du modèle économique de l’entreprise et nous nous concentrons sur sa gestion et les véritables acteurs qui dirigent l’entreprise.

À l’ère du trading à haute fréquence et de la gestion passive, beaucoup oublient que l’investissement est une affaire de personnes. C’est particulièrement vrai lorsque vous intégrez l’engagement en tant qu’actionnaire à votre stratégie. Nos efforts ne porteraient en effet jamais leurs fruits sans la volonté de la direction à nous écouter.

COVID-19

La pandémie a mis à l’épreuve la force de notre stratégie d’investissement. En janvier et février, l’incertitude croissante nous a incités à augmenter nos échanges avec les entreprises afin de nous tenir au courant des impacts financiers et non financiers du virus. Nous avons effectué plus de 140 visites d’entreprises à la fin mars et 190 autres à la fin juin, ce qui nous a amenés à revoir notre modèle de notation des fondamentaux des entreprises et des facteurs ESG, tout en ajustant nos prévisions de bénéfices à moyen terme sur la base de la norme post-COVID.

Cela nous a donné la confiance nécessaire pour examiner les possibilités qu’offre le marché, de renforcer les entreprises de qualité existantes et d’introduire de nouvelles « pépites cachées » tout en réduisant l’exposition aux sociétés à forte valorisation dont la visibilité sur les bénéfices était soudainement devenue moins claire.

La pandémie a également renouvelé l’intérêt pour des pratiques commerciales durables et a mis l’accent en particulier sur le « S » de l’ESG et sur la manière dont les entreprises gèrent leurs employés. Le Japon a toujours été à la traîne en matière de réforme du travail et de transformation numérique du lieu de travail, mais l’engagement auprès de nos positions dans le secteur des services informatiques suggère que le COVID-19 a accéléré la transformation numérique des entreprises japonaises d’au moins trois ou quatre ans.

Nous pensons que cette tendance est porteuse d’opportunités pour les entreprises exposées au thème de la transformation numérique. Cependant, elle crée également des défis de durabilité pour d’autres entreprises qui ne disposent pas de suffisamment de ressources pour financer cette transformation. Nous continuerons à engager le dialogue avec eux, en soutenant la direction sur les meilleures pratiques en matière de durabilité et en encourageant la publication d’informations en temps voulu, conformément au cadre du Sustainability Accounting Standards Board (SASB).

Le Japon a connu une série de crises au cours des dernières décennies, à commencer par l’éclatement de la bulle économique dans les années 1990, puis la crise financière de la fin des années 2000, le tremblement de terre et l’accident nucléaire de mars 2011 ainsi que la pandémie mondiale actuelle. Elle compte des entreprises dont les activités sont durables et de haute qualité, qui ont relevé ces défis et en sont ressorties chaque fois plus fortes. Nous ne pensons pas que cette fois-ci soit différente, et nous continuerons à rechercher et à rester actionnaire à long terme d’entreprises comme celles-ci.

 

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