Neuberger Berman – La 5G : une tendance de fond au centre de la course économique entre la Chine et les Etats-Unis

 

 

Commentaire

Paris, le 21 avril 2021.

Par YT Boon, Gérant Senior, Directeur de la recherche (Asie) et Co-gérant du fonds Neuberger Berman 5G Connectivity

La crise du COVID-19 a sans aucun doute mis en évidence le besoin pour plus de connectivité. Mais au-delà des perspectives à court terme, nous sommes convaincus que la transformation digitale et le passage vers plus de connectivité sont irréversibles. Par exemple, en Chine, même si la situation du pays semble revenir peu à peu à la normale, l’économie des données n’a pas ralenti, au contraire, elle a augmenté. L’accélération actuelle de la tendance 5G ne devrait donc pas disparaître avec la fin de la crise sanitaire, mais elle continuera probablement à croître sur le long terme de manière très structurelle.

La 5G au cœur des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine depuis l’administration Trump

Dire que les relations entre les États-Unis et la Chine ont été mouvementées pendant l’administration Trump est un euphémisme. La guerre commerciale et l’interdiction de Huawei pourraient laisser penser que l’ère Trump a eu un impact négatif sur le développement de la 5G, mais c’est en fait tout le contraire. Cette compétitivité a en fait accéléré le déploiement de la 5G en Chine, qui compte actuellement 40% de son territoire couvert par la 5G et 80% des smartphones vendus compatibles avec la 5G.

Et, même si la situation est plus calme et prévisible avec l’administration Biden, la même compétition avec la Chine se perpétue autour de la 5G.  En effet, l’industrie des semi-conducteurs est considérée comme une industrie stratégique par les États-Unis et de nombreuses entreprises se relocalisent actuellement. L’administration Biden a effectivement consacré davantage de ressources à ce secteur, notamment avec un plan d’infrastructures à 2 milliards de dollars dont une grande partie sera consacrée au haut débit et à la construction d’usines. Il s’agit de suivre la devise « Make America Great Again », mais cette fois-ci pour de vrai. L’industrie des semi-conducteurs est proprement à la base de la nouvelle économie des données, et les États-Unis essaient de rattraper l’avance prise par la Chine sur la 5G. C’est pourquoi la priorité des États-Unis est désormais de construire des infrastructures, des réseaux et des usines de semi-conducteurs 5G, et cette dynamique est au final très positive pour le développement de la 5G dans son ensemble.

Il n’en reste pas moins que les tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine constituent l’un des principaux facteurs de risque lorsqu’il s’agit d’investir sur le thème de la 5G. Afin de naviguer dans cet environnement, il est important de prendre en considération le fait que la chaîne de valeur de la 5G se découple en deux écosystèmes distincts, comme cela a été le cas pour Internet.

Investir sur le thème de la 5G malgré les tensions géopolitiques

Les tensions entre les États-Unis et la Chine ont stimulé le développement de la 5G avec la création de deux écosystèmes séparés. Ce découplage de la chaine de valeur, très similaire à ce qui s’est passé avec Internet, ne ralentira pas pour autant le développement de la 5G. Les deux écosystèmes vont en effet continuer à se développer indépendamment et les investisseurs doivent rechercher les entreprises qui rendent possible le développement de la 5G pour bénéficier de cette tendance à long terme. Pour ce faire, chez Neuberger Berman, nous avons divisé l’univers d’investissement de la 5G en 3 domaines clés : réseau et infrastructure, objets connectés et enfin applications et services. Cette division suit la temporalité des déploiements de la 5G et nous permet d’identifier les véritables gagnants de ce thème d’investissement.

Il y a énormément d’investissements en infrastructure en ce moment et notre objectif est de chercher les catalyseurs derrière les grandes entreprises comme Ericson et Nokia, tel que Keysights, une entreprise américaine experte dans le test de réseaux. En ce qui concerne les appareils connectés, on pense généralement aux smartphones, mais cela laisserait de côté toutes les entreprises qui fabriquent les composants nécessaires à la technologie 5G, comme bien sûr les entreprises de semi-conducteurs, mais aussi les constructeurs d’écrans . Alors que la 4G était davantage axée sur le consommateur, la 5G sera principalement développée pour les industries afin de permettre la connexion de centaines d’appareils, par exemple dans des usines ou des hôpitaux connectés. Par conséquent, penser uniquement aux smartphones lorsqu’il s’agit de la 5G est un peu limité. Enfin, le dernier domaine est celui des applications et des services. Ce domaine se concentre davantage sur le secteur Internet et les développeurs de logiciels qui bénéficient du développement de la 5G, comme la technologie du cloud mais aussi le commerce en ligne.

Dès lors, en matière d’investissement, étant donné que la 5G est davantage un thème industriel, il n’est pas encore bien connu ni valorisé par les marchés. À quelques exceptions près dans le domaine des applications et des services (qui est en soi très vaste), les entreprises au cœur de la chaîne de valeur qui rendent possible le déploiement de la 5G sont encore sous-valorisées.  Par conséquent, nous sommes convaincus qu’une approche thématique permettra aux investisseurs de tirer parti de la thématique 5G, qui est là pour rester et sera au fondement de cette nouvelle économie des données.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 25 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur sept années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 429 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 mars 2021. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

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Neuberger Berman – Dette émergente : le Brésil, opportunités et risques actuels (et passés)

 

 

Commentaire

Paris, le 14 avril 2021.

Par Gorky Urquieta, Co-Responsable de la dette émergente chez Neuberger Berman

La situation morose et les diverses erreurs se reflètent sans doute déjà dans les prix du marché.

Le Brésil était récemment au cœur de l’actualité. Un mélange toxique de dysfonctionnement politique, de stress budgétaire et de COVID-19 a déclenché une dépréciation de sa monnaie et exercé une pression sur les taux au niveau local.

Le real brésilien a été la deuxième monnaie la moins performante en 2020, chutant de plus de 22 % par rapport au dollar américain. Jusqu’à présent en 2021, il s’est déprécié de près de 6 %, talonnant même la livre turque. En monnaie locale, la courbe des bons du Trésor brésilien s’est élargie de plus de 250 points de base. Toutefois, en monnaie forte, les conséquences n’ont pas été si douloureuses. Les spreads souverains n’ont augmenté que d’environ 25 points de base cette année, tandis que les spreads non souverains sont restés stables en majorité.

Contrairement à de nombreux pays, le Brésil a déployé des mesures de relance budgétaire massives l’année dernière pour amortir l’impact du COVID-19. Mais contrairement à ses pairs plus robustes, le Brésil était déjà sous pression pour consolider ses comptes budgétaires. Les querelles politiques et un président parfois inconstant n’ont fait qu’aggraver le problème. La facture est aujourd’hui arrivée, notamment via la pression sur les devises et les taux.

Plus récemment, un juge de la Cour suprême a annulé les condamnations de l’ancien président Lula pour corruption et blanchiment d’argent, ouvrant ainsi la voie à la candidature du militant de gauche toujours populaire contre l’actuel président Bolsonaro lors des élections législatives de l’année prochaine. Un commentateur local l’a exprimé avec éloquence : « Au Brésil, même le passé peut être incertain ».

Mais, il y a aussi de bonnes nouvelles. Le cadre institutionnel du pays a été testé avec succès. Malgré un système politique fragmenté, le gouvernement a adopté un deuxième plan d’urgence COVID ciblé sans enfreindre sa règle budgétaire. L’indépendance de la Banque centrale a été ratifiée par le Congrès. Et le Brésil a continué à mener des politiques macroéconomiques orthodoxes, sous la direction d’un ministre de l’économie compétent et favorable aux réformes.

Nous pourrions encore assister à une réaction un peu excessive. Les marchés se sont souvent inquiétés d’un important ratio dette publique/PIB qui est passé d’environ 70 % en 2019 à 90 %, en oubliant que, net des créances interrégionales, le ratio baisse d’environ 20 %. De plus, la reprise économique en 2021 et la préservation du plafond budgétaire laissent présager un retour progressif, bien que tardif, aux niveaux pré-pandémiques. Sur le plan extérieur, le bilan du pays reste solide, avec des réserves importantes et une faible dette publique extérieure. La combinaison d’une monnaie faible et d’exportations croissantes suggère que le contexte extérieur restera solide, voire s’améliorera. Des risques subsistent, qu’ils soient « Made in Brasil » ou importés, mais les opportunités ne manqueront pas, les mauvaises nouvelles étant déjà prises en compte.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 405 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 décembre 2020. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

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EVLI – Revue mensuelle avril 2021

COMMENTAIRE |  12. 04. 2021

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Le programme de redistribution des revenus le plus important au monde

Le président américain Joe Biden a commencé son mandat par la présentation de mesures de relance économique à la limite de la mégalomanie. Ce programme de redistribution le plus important au monde s’est ensuite poursuivi lorsque le Congrès a adopté un plan de soutien de 1 900 milliards de dollars pour les ménages et les entrepreneurs américains, ce qui augmentera encore le pouvoir d’achat. La demande des consommateurs devrait également s’accélérer au cours du printemps et de l’été, à mesure que la vaccination progresse.

Ces plans de soutien seront suivis d’un programme de financement de 3 000 milliards de dollars pour les infrastructures et les projets sociaux. Bien que les détails de ce programme soient encore en discussion, le marché s’en enthousiasme déjà. Toutefois, les républicains ne soutiendront pas inconditionnellement un programme aussi généreux, qui entraînera des augmentations d’impôts et une forte hausse de la dette fédérale.

Selon les projections du Congressional Budget Office, le déficit budgétaire fédéral restera en effet supérieur à 4 % du PIB tout au long de la décennie 2020 et la dette dépassera 100 % du PIB.

Le président Biden devra donc mobiliser toute son influence politique pour mener à bien ce programme, même partiellement. La question est d’autant plus pressante que les élections de mi-mandat ne sont que dans deux ans et que les prochaines élections présidentielles se profilent déjà à l’horizon. Dans le pire des cas, cela entraînera un resserrement de la politique budgétaire et monétaire aux États-Unis.

L’inflation ne préoccupe pas la Fed ou la BCE

Malgré les craintes inflationnistes qui couvaient, les banques centrales ont gardé la tête froide et ont fait la sourde oreille aux préoccupations des marchés. La Banque Centrale Européenne n’a réagi à la hausse des taux longs qu’en février en accélérant son programme d’achat (Pandemic Emergency Purchase Programme, PEPP).

La Réserve Fédérale américaine s’est contentée d’affirmer que la croissance économique restera forte, mais a souligné qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’atteindre le maximum potentiel. De nombreux économistes ont relevé leurs perspectives de croissance de l’économie américaine et, sur la base d’estimations optimistes, la croissance tendancielle sera atteinte d’ici la fin de l’année.

Sur les marchés obligataires, la frénésie s’est néanmoins poursuivie et les taux d’intérêt à long terme ont augmenté. Si la croissance économique des États-Unis reprend son cours antérieur, que l’inflation refait surface et que la dette publique du pays augmente, il n’y aura plus de raison ni de besoin pour des taux d’intérêt bas. D’ailleurs, le niveau de rendement de l’obligation d’État à 10 ans devrait bientôt atteindre la barre des 2 % et pourrait continuer à augmenter. En mars déjà, le rendement de l’obligation d’État à 10 ans avait augmenté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 1,75 %. Les rendements des obligations d’État allemandes et italiennes à 10 ans ont quant à elles baissé début mars, mais ont fini par retrouver leurs niveaux de fin février.

Coronavirus : une situation instable

Le nombre de nouvelles infections a continué de diminuer, surtout dans les pays anglo-saxons, où le taux de vaccination a également été plus rapide. En Europe, en revanche, les infections sont à nouveau en légère augmentation et le taux de vaccination est plus lent, ce qui a entraîné un « nationalisme vaccinal ». De plus, dans de nombreux pays, malgré la mise en œuvre de restrictions liées au coronavirus, les perspectives pour l’été restent incertaines.

Un nombre croissant de variants avec une propagation rapide ont été découverts. Mais à ce jour, leur gravité et l’efficacité des vaccins contre eux restent floues. Le coronavirus et ses mutations continuent donc de menacer la reprise de l’économie mondiale.

Cependant, les marchés boursiers européens ont réussi à rester positifs en mars. L’indice Stoxx a augmenté de 4 %. En Suède, l’indice OMX30 a progressé de près de 7 %. Les marchés européens ont été notamment alimentés par une rotation vers les titres value et cycliques. De plus, l’euro s’est affaibli de 3 % par rapport au dollar.

Aux États-Unis, des mouvements brusques ont été observés sur divers segments du marché actions. L’indice Dow Jones a augmenté de près de 5 % et l’indice S&P 500 de 1,8 %. En revanche, les indices Nasdaq Composite et Russell 2000 ont chuté d’environ 2,5 %.

Graphique : Les anticipations d’inflation des marchés sont en hausse, notamment aux États-Unis.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Opportunités à saisir sur les marchés actions et obligataires nordiques

 

 

COMMENTAIRE |  09.04. 2021

Série Evli Investisseur Nordique

La société de gestion finlandaise Evli a lancé une série de perspectives trimestrielles dédiées au marché nordique sous la forme de podcast. A la suite du premier épisode publié récemment, nous avons sélectionné l’analyse de Sauli Vilén, Chief Equity Research Analyst chez Inderes et Jukka Hyvönen, Sales Executive du bureau d’Evli à Stockholm. L’occasion de revenir sur les spécificités des marchés actions et obligataires nordiques ainsi que sur l’intérêt qu’ils représentent pour les investisseurs internationaux.

Pourquoi investir sur les marchés actions nordiques alors qu’ils sont parfois déjà inclus dans les stratégies investissements paneuropéennes ?

Les pays nordiques sont principalement reconnus pour la solidité de leur secteur bancaire, qui est certainement un des plus solides d’Europe et rivalise avec d’autres au niveau mondial. Les économies nordiques sont également en meilleure forme que les autres économies européennes en général et présentent de meilleures perspectives.

Mais il est aussi intéressant de souligner qu’en 2020, les petites sociétés finlandaises ont connu une véritable reprise, liée selon nous aux fondamentaux de ce marché qui compte de nombreuses sociétés très intéressantes sur le segment des small & mid caps. Certaines de ces entreprises nordiques sont axées sur la technologie et d’autres sur l’ESG. Nous avons identifié des entreprises intéressantes qui sont déjà considérées comme des leaders au niveau local, mais nous comptons aussi beaucoup d’entreprises qui ont le potentiel pour devenir leader au niveau mondial. Le segment des small & mid caps est très apprécié en ce moment dans les pays nordiques et c’est certainement un marché à surveiller pour les investisseurs internationaux.

De plus, les marchés boursiers des pays nordiques sont assez concentrés. Par exemple, si les investisseurs se positionnent sur l’indice des 25 premières sociétés cotées en Finlande, ils auront rapidement une exposition de 10 % sur certains titres. Investir sur les marchés nordiques par le biais d’indices implique une forte exposition à des sociétés prises individuellement, laissant de côté les leaders locaux du segment small & mid caps. Par conséquent, nous ne pensons pas que les fonds indiciels soient la meilleure approche pour investir sur le marché actions nordiques, car la structure de nos indices est très différente de celle du S&P 500 ou de l’Eurostock 600. Il y a un enjeu de diversification, mais aussi des opportunités de génération d’alpha sur le segment des actions nordiques, car ce marché n’est en effet pas aussi efficient que celui des États-Unis, par exemple.

Quel segment obligataire nordique est le plus intéressant pour les investisseurs internationaux ?

Comme sur le marché actions, le secteur bancaire nordique est assez dominant sur le marché obligataire. Mais par exemple en Suède, il y a aussi beaucoup d’émetteurs dans le secteur immobilier, et il y a des types d’émetteurs très différents, donc les investisseurs peuvent choisir différents niveaux de risques. De plus, les grands émetteurs nordiques ont bien sûr des notations internationales, mais il y a beaucoup d’émissions non notées sur le marché nordique, en raison de la capacité de couverture des analystes. Aujourd’hui, seules les agences de notation peuvent attribuer une note de crédit à l’émetteur. Il est donc un peu plus difficile, mais aussi plus intéressant, d’investir dans de bonnes sociétés cotées mais non notées.

En ce qui concerne la profondeur du marché obligataire nordique, c’est un marché assez polyvalent dans le sens où il y a quatre marchés différents et quatre devises – ou cinq si l’on compte le dollar. Le marché obligataire nordique est donc en fait composé de différents types de marchés. Par exemple, la Norvège est dominée par le marché High Yield et la base d’investisseurs est assez internationale. Quant à la Suède, il existe plusieurs types d’émetteurs : les plus grandes entreprises sont notées et émettent en euros avec une base d’investisseurs, sinon internationale, du moins européenne. Mais si l’on considère les obligations en couronnes suédoises qui sont émises principalement par des sociétés suédoises et qui, dans de nombreux cas, ne sont pas notées, la base d’investisseurs est plus nordique, naturellement de Suède mais aussi d’autres pays nordiques. Par ailleurs, si l’on considère les très petites entreprises en Suède ou en Finlande, où les émetteurs sont plus petits mais offrent peut-être aussi de meilleurs rendements, alors la base d’investisseurs est plus locale, majoritairement originaire du pays d’où l’obligation est émise. Grâce à toutes ces caractéristiques différentes, et avec le bon spécialiste en investissement sur les marchés nordiques, les investisseurs bénéficient donc d’un rendement assez attractif sur de nombreux titres nordiques et sur les marchés nordiques en général, notamment par rapport aux marchés européens.

Pour approfondir cette analyse des marchés actions et obligataires nordiques, retrouvez ici le podcast complet « Nordic Investors » publié par Evli. Sauli Vilén, Chief Equity Research Analyst chez Inderes et Jukka Hyvönen, Sales Executive du bureau d’Evli à Stockholm, y discutent également de l’évolution de la liquidité au cours de l’année écoulée et présentent leurs perspectives pour 2021 : https://www.evli.com/en/blog/podcasts

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – L’investissement durable se fait-t-il au détriment du rendement ?

 

 

Commentaire

Paris, le 8 avril 2021.

L’intégration des facteurs ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans l’investissement a transformé le secteur de la gestion d’actifs. Les investisseurs, aujourd’hui plus que jamais, exigent de savoir comment leurs investissements s’alignent sur leurs valeurs. Mais devront-ils renoncer aux rendements pour investir durablement ? Absolument pas, selon Hendrik-Jan Boer, Gérant principal des stratégies Global et European Sustainable Equity de Neuberger Berman.

Une approche renouvelée de l’investissement durable

Si l’on considère l’histoire de l’investissement responsable et durable, on peut dire qu’elle a démarré sur de mauvaises bases. Au départ, la durabilité consistait essentiellement à exclure les entreprises impliquées dans des activités jugées non éthiques, et bien souvent la combinaison d’une opinion et d’une analyse financière ne constitue pas le meilleur point de départ pour investir. Aujourd’hui, nous nous sommes rendus compte qu’il fallait plutôt échanger avec les entreprises sur leurs perspectives. Ainsi, lorsqu’on évoque la matérialité d’un investissement durable, la question est de savoir ce qui, dans l’environnement, les aspects sociaux ou la manière dont l’entreprise est dirigée, a une incidence sur son rendement futur, et comment elle peut continuer à réussir.

Il reste néanmoins que la réponse à cette question peut varier énormément d’une entreprise à l’autre, voire au sein d’un même secteur, en fonction de leur localisation, de leurs clients finaux, etc. D’autant plus que les attentes du grand public, des consommateurs, des investisseurs et, bien sûr, du secteur de la gestion d’actifs, ont également fait un véritable bond en avant. Ainsi, pour mesurer la durabilité, il faut disposer d’un grand nombre d’informations qui proviennent en fin de compte des entreprises, elles-mêmes encore assez inexpérimentées sur ce type de données. Même si l’adoption de l’ESG dans les différentes industries est effective depuis un certain temps maintenant, il existe différentes méthodologies, différentes façons de percevoir la durabilité, de l’intégrer dans les investissements, et différentes orientations pour aller de l’avant. En d’autres termes, la situation est assez hétéroclite et il reste du travail en matière de durabilité. Mais cela signifie aussi qu’il existe des opportunités très intéressantes pour les investisseurs à la recherche de bonnes valorisations et d’un fort retour sur investissement.

Investissement durable et chaîne de valeur : identifier les entreprises créatrices d’alpha durable

L’approche d’investissement centrée sur la chaîne de valeur n’est pas nouvelle. Il existe plusieurs recherches sur cette approche comme l’analyse des forces de Porter, qui modélise les facteurs de menace concurrentielle.

C’est le type de réflexions que nous menons sur la durabilité à long terme d’une entreprise, à travers l’analyse de sa position concurrentielle forte et durable. Souvent, les opportunités et les menaces d’une entreprise ne sont pas seulement présentes dans le secteur d’activité dans lequel elle se positionne. En effet, nous devrions avoir une vision beaucoup plus large en pensant aux opportunités et menaces futures pour les entreprises. De fait, qui aurait pu penser que le secteur de la restauration serait concurrencé par le télétravail, lui même rendu possible des développeurs de logiciels comme Microsoft.

Ces menaces ne peuvent pas être anticipées par une approche d’investissement traditionnelle. Et vous pouvez appliquer ce raisonnement sous différents angles. Il ne s’agit pas seulement de la demande de produits, mais aussi de l’évolution du coût marginal des technologies. Le secteur énergétique représente en ce sens un exemple intéressant. Tant que les combustibles fossiles étaient moins chers que les énergies renouvelables, il n’y avait pas vraiment d’incitation pour les consommateurs à passer à autre chose. Cela a radicalement changé aujourd’hui avec l’évolution des coûts de la production d’énergie solaire, ainsi que de la production d’énergie éolienne en mer, qui sont très compétitifs. Même les compagnies pétrolières traditionnelles ne sont plus en mesure de rivaliser en termes de coûts avec ces industries. C’est donc la logique économique qui a poussé à faire évoluer le modèle énergétique, et ceci grâce au progrès technologique et à l’innovation.

Par conséquent, cette approche de la chaîne de valeur permet aussi aux investisseurs de ne pas sacrifier les rendements en faveur la durabilité lorsqu’elle est liée au business model de l’entreprise. Cette même approche est suivie dans d’autres styles d’investissement comme le stock picking plus traditionnel ou l’investissement quant. Et ceci pour une raison claire : les investisseurs pensent qu’il existe un lien fort entre les facteurs qu’ils étudient et le rendement final du portefeuille. Il en va de même pour l’investissement durable. Il faut examiner les facteurs qui comptent vraiment dans les business models des entreprises et qui pourraient soutenir de manière durable de forts rendements à l’avenir, lui permettraient d’éviter les risques du point de vue de la responsabilité ou, dans une perspective plus positive,  de profiter d’une très bonne dynamique.

En fin de compte, l’évolution de l’investissement durable n’est pas très figée, nous devons nous habituer à toujours traiter de nouveaux types de données et à les intégrer. Néanmoins nous voyons dans ces développements prometteurs que les données ESG commencent à être traitées de plus en plus comme des données tout à fait nécessaires pour comprendre les business models et pour obtenir une image complète des risques et des opportunités d’un investissement. La durabilité n’est donc pas seulement déterminée par les mauvaises pratiques passées des entreprises, mais il s’agit surtout de se faire une idée de ce que sont réellement les motivations intrinsèques d’une entreprise pour aller de l’avant en matière de durabilité. Les données ESG, leur intégration, l’étude et la perspective prospective sur ce sujet, font de plus en plus partie de ce que nous avions l’habitude de faire avec les mesures financières traditionnelles. Il s’agit de les collecter, de les rendre efficaces et de les mettre en œuvre dans un portefeuille d’investissement. Et nous sommes convaincus que tant qu’il y aura des changements et des améliorations en matière de durabilité, cela créera des opportunités d’alpha supplémentaire du point de vue de l’investisseur.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 405 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 31 décembre 2020. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

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EVLI – La transparence, le maître mot de l’approche ESG, avec Accelerando Intelligence

 

 

COMMENTAIRE |  30.03. 2021

Dans une série de trois articles, la société de gestion finlandaise Evli explore l’évolution du rôle des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et de l’investissement responsable dans l’industrie de la gestion d’actifs. Dans le premier épisode, nous sommes revenus sur les caractéristiques de l’investissement responsable. Nous nous sommes ensuite intéressés dans le second épisode à l’implémentation de l’ESG dans les portefeuilles et l’évolution du reporting ESG. Pour ce dernier épisode, EVLI échange avec Accelerando Intelligence sur l’importance de la transparence dans l’approche ESG.

Episode 3 : La transparence, le maître mot de l’approche ESG

Nous souhaitions avoir un point de vue extérieur, car nous pensons que cela est essentiel pour mieux comprendre les métriques et les reportings nécessaires dans notre secteur. À cette fin, nous avons invité pour ce dernier épisode Philip Kalus, fondateur et directeur associé d’Accelerando Intelligence, une société de conseil en matière de distribution de fonds en Europe.

Comment décrire actuellement le secteur de l’investissement responsable et de l’ESG ?

Selon nous, il y a aujourd’hui beaucoup de communication autour de l’ESG et de l’investissement responsable, mais nous sommes en réalité encore à un stade relativement précoce pour de nombreuses sociétés de gestion du côté opérationnel. De nombreux gérants prennent des mesures, mais il y a beaucoup de différences entre eux en réalité. Par exemple, certains gestionnaires d’actifs sont déjà assez avancés sur le G (gouvernance) ou le E (environnement), mais le développement n’est pas égal sur tous les critères.

Parallèlement, il est aussi essentiel que les sociétés de gestion fournissent des preuves aux investisseurs, par exemple en termes de rapports ESG. Et pas seulement sur les fonds ESG, mais en fait sur tous les fonds disponibles. Nous avons effectué des recherches sur ce qui est actuellement disponible publiquement en termes de rapports ESG au niveau de l’ensemble du secteur et le résultat est en fait très décevant. La plupart des acteurs de l’industrie de la gestion d’actifs parlent des questions ESG par le biais du marketing ou de déclarations de principe, mais du point de vue des investisseurs, si vous cherchez vraiment des preuves, comme l’empreinte carbone d’un fonds spécifique, ce qui est réellement disponible au public est en fait très limité. Et le secteur de la gestion d’actifs a beaucoup de travail à faire sur ce point de manière générale.

Pour être crédibles, les sociétés de gestion devraient en effet être plus ouvertes à la communication d’un point de vue général, mais surtout au niveau des fonds. Se contenter d’afficher des principes et des messages ESG généraux n’est pas suffisant pour les investisseurs professionnels. Ce n’est pas nécessairement du green washing, mais il est essentiel pour les investisseurs professionnels ou les sélectionneurs de fonds de comprendre comment fonctionne l’approche ESG dans chaque fonds, comment l’empreinte carbone est mesurée et comment on peut la comparer en fonction du benchmark. Il est en effet incroyablement difficile pour les investisseurs, du moins à l’heure actuelle, de rendre l’incomparable comparable. Et la seule façon d’y parvenir est d’établir des rapports ESG spécifiques plus détaillés sur tous les fonds.

Comment les sociétés de gestion peuvent-elles améliorer leur approche ESG ?

Le principal défi à relever pour améliorer l’approche des investissements ESG est de passer de la parole aux actes. De nombreux gérants d’actifs devraient également être plus honnêtes sur leur situation réelle en termes d’ESG. Par exemple, une société de gestion qui ne possède qu’un seul fonds ESG avec 20 ou 30 ans d’histoire, parmi des centaines d’autres fonds, ne peut pas prétendre à des décennies d’expertise ESG, au moins au niveau de la société ou de la gestion globale des fonds. En outre, les preuves et la gestion des données représentent des domaines clés qui peuvent aussi être améliorés pour l’investissement ESG. Par exemple, au quatrième trimestre 2019, un important gérant d’actifs américain a subi une véritable pression médiatique publique pour avoir qualifié certains fonds sur son site web de durable, alors que cela n’était tout simplement pas vrai. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’une erreur de données de la part de l’agence de notation, une agence externe, qui a fourni ces données au gérant d’actifs. Cette erreur a été rapidement corrigée, mais le mal était fait. Et il était stupéfiant de voir que personne n’avait repéré l’erreur, car cela relève de la responsabilité du gérant d’actifs de s’assurer que toutes les données et les notations concernant l’ESG, ou autre, sont correctes.

Une approche ESG holistique, qui englobe tous les produits et tous les processus, ne peut être pertinente pour absolument tous les fonds – il y a en effet des fonds pour lesquels cela n’a pas de sens ou pour lesquels l’amélioration de l’approche ESG serait très limitée – mais cette approche est tout à fait faisable et nécessaire pour les fonds plus classiques, composés d’actions internationales, américaines, européennes, etc. Dans l’ensemble, ce n’est qu’une question de temps avant que ce type d’approche ne devienne la norme.

Qu’est-ce qui a favorisé la croissance de l’investissement responsable au cours des dernières années ?

L’investissement de conviction n’est pas une nouvelle tendance en soi, mais il y a eu deux points de rupture majeurs pour l’ESG qui se sont tous deux produits vers 2007-2008. La première concerne le risque de réputation, suite au scandale de la Fondation Bill et Melinda Gates en 2007 pour avoir détenu des actions d’une société causant des préjudices importants, en particulier dans le delta du Niger. Il s’agissait d’un problème majeur et la tempête médiatique a également touché de très grands gérants d’actifs aux États-Unis. Toute cette attention médiatique a conduit à une réflexion beaucoup plus poussée sur la manière d’éviter les risques de réputation, non seulement de la part des sociétés de gestion, mais aussi des grands détenteurs d’actifs. Le deuxième point de rupture, très peu de temps après en 2008, réside dans la compréhension de l’ESG comme une source supplémentaire d’identification et d’évitement des risques. Et elle a pris beaucoup plus d’ampleur à la suite de la crise financière mondiale. À l’époque, il existait de nombreuses preuves des avantages et de la réduction des risques des facteurs ESG pour les gérants d’actifs. La dynamique s’est ainsi renforcée autour de l’approche ESG dans les années suivantes.En conséquence, les rapports ESG ont depuis lors gagné en importance pour les gérants d’actifs et surtout pour leurs clients. Le principal enjeu pour l’industrie à l’avenir sera de fournir les preuves de l’investissement responsable avec transparence et clarté. Aujourd’hui, la prise de conscience s’est accrue du côté des investisseurs, mais aussi du côté des gérants d’actifs. La finalité de l’investissement devient également de plus en plus importante. Mais en fin de compte, c’est la réglementation européenne qui s’est avérée être le véritable moteur. Leur vaste programme (notamment sur la réglementation en matière de taxonomie, de publication, de durabilité, sur les labels pour le retail, etc.) change complètement la donne, non seulement pour les gérants d’actifs, mais aussi pour les investisseurs institutionnels.

L’investissement responsable est-il en train de devenir mainstream ?

L’approche ESG est là pour rester et c’est vraiment ce qui a changé au cours des 20 dernières années. Elle est vraiment passée du statut de niche à celui de courant dominant et il n’y a pas moyen de la contourner. Nous nous attendons vraiment à ce que l’ESG soit intégré dans la grande majorité des fonds disponibles en Europe, sur toutes les classes d’actifs. Et, si l’ESG devient vraiment une part importante de la gestion d’actifs, il est probable que beaucoup des campagnes de marketing actuelles axées sur l’ESG disparaîtront dans quelques années. La rigueur de l’intégration des facteurs ESG deviendra tout simplement une évidence, ce sera un prérequis et si les gérants d’actifs ne font pas d’ESG, il leur sera tout simplement impossible de faire la promotion de leurs stratégies.

Il n’en reste pas moins que les sociétés de gestion comme les investisseurs doivent s’approprier les questions ESG. Et cela signifie qu’il ne faut pas se fier entièrement à un seul fournisseur de notation externe. De plus, les utilisateurs des notations doivent comprendre pleinement les méthodologies sous-jacentes et les limites potentielles. Par conséquent, chacun doit faire ses devoirs en ce qui concerne les questions ESG, que ce soit les fournisseurs de données ou de notations, les société de gestion et les sélectionneurs de fonds. Et c’est aussi pourquoi les preuves et la transparence sont essentielles, car lorsqu’il s’agit de données concrètes, les choses deviennent souvent très floues et c’est pourquoi nous demandons des rapports ESG très spécifiques sur chaque fonds. Tout est une question de clarté des données et aussi de résilience.

Ce commentaire termine la série d’Evli sur l’investissement responsable. Le premier et le deuxième épisode sont disponibles ci-dessous :

Episode 1 : L’évolution du rôle de l’investissement responsable et de l’ESG
Episode 2 : L’implémentation de l’ESG dans les portefeuilles et l’évolution du reporting ESG

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Revue mensuelle mars 2021

COMMENTAIRE |  08. 03. 2021

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Un nouveau paradoxe sur les marchés

L’optimisme quant à la reprise économique mondiale s’est encore renforcé. Aux États-Unis et en Europe, la confiance de l’industrie et des consommateurs s’est quelque peu améliorée. En janvier, les dépenses des consommateurs américains ont fait augmenter les ventes au détail d’au moins 7,4 % annualisés. Les consommateurs ont été ravis de recevoir leurs chèques de relance destinés aux ménages et par la poursuite d’une politique monétaire visant à stimuler l’économie.

L’épargne des ménages américains a atteint 1 500 milliards de dollars et les nouvelles mesures de relance qui sont en préparation vont encore l’augmenter. L’épargne est le résultat d’une consommation différée, de sorte que la croissance potentielle de la demande finale semble garantie aux États-Unis. Selon certaines estimations, le plan de relance de l’administration Biden conduira même à une stimulation excessive, s’il est mis en œuvre.

L’optimisme a également été stimulé par les avancées du programme de vaccination et la perspective d’une levée des restrictions d’ici cet été. L’augmentation des nouvelles infections au coronavirus s’est également ralentie, ce qui a permis d’améliorer la situation. Par ailleurs, les risques politiques se sont aussi atténués.

Sur les marchés financiers, l’appétit des investisseurs pour le risque a augmenté. Cela s’est traduit par de fortes hausses de certaines actions et des souscriptions record aux fonds d’investissement actions. Les ventes à découvert des hedge funds ou d’autres investisseurs ont diminué sur le marché, en raison de la robustesse de l’environnement du marché.

Cette tendance positive conduit désormais à un nouveau paradoxe sur les marchés et engendre une baisse des marchés des actions : les taux d’intérêt devraient-ils être nuls ou négatifs maintenant que la reprise économique se confirme ?

Des craintes liées à la hausse de l’inflation

La reprise économique a entraîné une augmentation des craintes concernant le retour de l’inflation sur les marchés. En effet, la croissance de la consommation pourrait entraîner une hausse des prix, en particulier dans les régions qui ont dû réduire leurs capacités. En outre, les prix des producteurs industriels ont également augmenté en raison de la hausse des prix des matières premières et des composants. Par exemple, les semi-conducteurs sont actuellement difficiles à obtenir en raison da la réduction de leur production.

De plus, la hausse du prix du pétrole brut va également faire augmenter rapidement le prix des carburants, en particulier aux États-Unis. Le prix du Brent est passé à 66 dollars le baril, ce qui correspond au niveau de prix moyen d’avant l’épidémie de coronavirus en 2019.

Pour l’instant, cependant, les niveaux d’inflation sous-jacente aux États-Unis et dans les pays de la zone euro sont restés faibles. L’assurance donnée par le président de la Fed, Jerome Powell, que la banque centrale n’est pas pressée de resserrer sa politique monétaire a calmé la situation, mais seulement pour le moment.

De fait, les craintes liées à l’inflation se sont traduites sur les marchés obligataires par une nette augmentation des taux d’intérêt à long terme. Le rendement de la dette souveraine américaine à 10 ans a augmenté de 0,4 point de pourcentage pour atteindre 1,4 %, et la poursuite de la reprise économique pourrait accélérer la hausse des taux d’intérêt à 2,0-2,5 %.

La hausse des taux d’intérêt aux États-Unis a également touché d’autres marchés obligataires. Le Bund allemand à 10 ans a fortement augmenté de 0,21 point de pourcentage pour atteindre -0,27 %, ce qui est proche du niveau de l’année précédente. L’obligation d’État italienne à 10 ans a d’abord chuté de 0,20 point de pourcentage pour atteindre un niveau historiquement bas, lorsque l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, a été nommé Premier ministre. Après l’enthousiasme initial, le taux a augmenté à 0,77 % et a clairement dépassé le niveau de départ à la fin du mois de janvier.

Les marchés actions se stabilisent

Les marchés actions des États-Unis et du Japon ainsi que l’indice MSCI des marchés émergents ont atteint de nouveaux sommets en février avant d’être poussés à la baisse par la hausse des taux d’intérêt.

Aux États-Unis, l’indice boursier S&P 500 a enregistré une hausse de 0,6 %, tandis que l’indice Nasdaq 100, qui met l’accent sur les sociétés growth, a enregistré une baisse de 2,2 %. Au Japon, le Topix a terminé en territoire positif à 3,0 %, après avoir culminé à 8,6 % depuis la fin janvier.

L’indice des marchés émergents a terminé en territoire positif à 0,7 %, après avoir atteint un sommet de 8,7 % en février. Les cours des actions ont baissé, en particulier au Brésil, où les investisseurs ont été contrariés par le licenciement du président de la compagnie pétrolière Petrobras par le président Jair Bolsonaro, considéré comme un signe de changement dans la politique du Brésil jusqu’alors favorable aux marchés. Le real brésilien s’est également fortement affaibli malgré les achats de soutien de la banque centrale du pays.

Graphique : Les prix du cuivre et du pétrole brut ont continué à augmenter rapidement

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – L’investissement responsable et l’industrie de l’asset management

 

 

COMMENTAIRE |  17.02. 2021

Dans une série de trois commentaires, la société de gestion finlandaise Evli explorera l’évolution du rôle des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et de l’investissement responsable dans l’industrie de la gestion d’actifs. Nous reviendrons tout d’abord sur les caractéristiques de l’investissement responsable, puis nos experts analyseront l’implémentation de l’ESG au sein de leurs stratégies d’investissement et l’évolution du reprorting ESG. Enfin, Evli invitera Accelerando Intelligence pour évoquer l’importance de la transparence et de la clarté en matière d’ESG.

Episode 2 : L’implémentation de l’ESG dans les portefeuilles et l’évolution du reporting ESG

Nous poursuivons cette série avec Tomas Hildebrandt, Gérant Senior chez Evli, et Janne Kujala, Head of Nordic Equity, pour échanger sur l’implémentation d’une approche responsable au sein de différentes stratégies et de différents univers d’investissement.

Comment voir au-delà du green washing avant d’investir ?

Les entreprises sont sans aucun doute incitées à faire du green washing, c’est-à-dire qu’elles communiquent beaucoup sur le fait d’agir pour l’environnement sans pour autant mener des actions concrètes. Et comme souvent lorsqu’il s’agit de communication corporate, le langage utilisé est très promotionnel. Les investisseurs doivent donc déblayer tout cela. Pour les investisseurs qui cherchent la facilité, il est très aisé de se contenter d’acheter l’histoire « green washée », mais si un investisseur veut vraiment avoir un impact positif et faire de l’investissement réellement responsable, il doit en faire plus.

Progressivement, l’investisseur acquiert de l’expérience pour voir au-delà du green washing. Une façon de s’assurer que les entreprises agissent réellement, et qu’il ne s’agit pas que de paroles en l’air, est de savoir qui est en charge de la stratégie ESG, de préférence au sein du comité de direction. La gouvernance représente la clé pour vérifier si les entreprises qui se disent responsables le sont réellement. De plus, lors de l’examen des comités exécutifs, il est important de voir s’ils disposent de rapports ESG au niveau de l’entreprise. C’est la meilleure façon de s’assurer que des progrès sont réalisés par l’entreprise et qu’elle agit selon les objectifs fixés.

Quels sont les défis de l’exclusion et de l’intégration ESG ?

Une approche systématique en matière d’ESG et d’exclusion peut générer une sous-performance ou une surperformance systématique, mais cela peut toujours être compensé par un autre élément du portefeuille. Au contraire, il peut être beaucoup plus difficile de compenser une sous-performance ou une surperformance liée aux critères ESG en suivant une stratégie ad hoc.

Les exclusions peuvent avoir des effets sur les performances relatives d’un portefeuille en raison de différents événements, mais nous sommes convaincus que les exclusions sont positives sur le long terme.

Pour ce qui est de l’évolution des exigences concernant l’intégration des critères ESG, elle s’est renforcée et la barre a été placée plus haut au fil du temps. Mais c’est une bonne chose pour les gérants, car cela leur permet d’évoluer de manière plus responsable. De plus, nous avons désormais accès à davantage d’informations sur les sociétés en portefeuilles, notamment via les rapports sur leurs émissions de carbone ou encore sur l’égalité femme-homme. Les processus d’investissement doivent donc tenir compte de ces nouvelles données. L’approche ESG évolue sans cesse et, en tant que gérants, il est nécessaire d’avoir une démarche active face à ces différentes questions et ces défis, et de participer à plusieurs initiatives d’investisseurs qui apportent plus d’informations sur l’investissement responsable. C’est un travail continuel qui vise à avoir un impact sur les entreprises et sur les véritables enjeux sous-jacents, et pas seulement au niveau du portefeuille.

L’investissement responsable et les critères ESG réduisent-ils l’univers d’investissement ?

Il y a dix ans, l’approche ESG et l’investissement responsable faisaient leurs premiers pas. Et aujourd’hui, nous rencontrons trois types de clients sur ces questions. Un premier groupe pour qui la question n’est vraiment pas pertinente et qui ne recherche que le rendement. Ils ne sont pas très intéressés par les questions ESG, mais c’est une minorité aujourd’hui. Le deuxième groupe, le plus important, est constitué de clients qui s’intéressent à la responsabilité et aux questions ESG davantage dans une perspective de gestion des risques et généralement pour se prémunir contre les risques de réputation. Ensuite, le troisième groupe est constitué d’investisseurs de conviction, avec des questions particulières qu’ils souhaitent adresser via leurs investissements et dans leurs portefeuilles.

Pour répondre aux besoins de ces clients, les gérants doivent suivre toutes les positions au sein des portefeuilles et c’est pourquoi la transparence est ici essentielle. Il est donc important d’avoir accès à toutes les données et de pouvoir suivre précisément les processus d’investissement. Et comme l’investissement responsable peut s’avérer complexe, on peut dire qu’il y a plusieurs nuances de gris – ou de vert, le mieux est de proposer une solution qui convienne au plus grand nombre. Si un investisseur veut avoir des exclusions spécifiques ou des orientations particulières dans son portefeuille, les gérants doivent alors s’adapter et chercher d’autres solutions.

Mais cela signifie-t-il pour autant que l’espace d’investissement se rétrécit ? Pas nécessairement, car la plupart des entreprises prennent aujourd’hui les questions ESG très au sérieux. Il y a, bien sûr, des secteurs qui sont intrinsèquement plus problématiques. Mais ce qui est important, c’est que les entreprises elles-mêmes considèrent ces questions et fassent mieux dans les limites de ce qui peut être fait dans leur secteur d’activité. Prenons par exemple les industries très émettrices comme la sidérurgie ou les cimenteries : ces entreprises s’efforceront d’avoir des émissions plus faibles à l’avenir. Les gérants examineront ce que les entreprises peuvent faire en matière d’ESG, et pas seulement les reportings qu’elles publient aujourd’hui.

Ainsi, lorsque les gérants implémentent des stratégies responsables, cela peut réduire l’espace d’investissement dans une certaine mesure. C’est assez évident car ils adoptent une approche active sur les marchés. Aujourd’hui, il existe néanmoins de nombreuses techniques pour atténuer ce rétrécissement, telles que les stratégies factorielles qui peuvent optimiser les erreurs de tracking et permettre des exclusions avec un univers d’investissement plus étroit.

Mais, en fin de compte, il s’agit vraiment d’une question de conviction des investisseurs. Le point principal étant que la plupart d’entre nous est convaincu que les entreprises responsables réussissent mieux, ce qui conduit à de meilleurs bénéfices et donc à de meilleures performances.

Chez Evli, nous sommes persuadés qu’une stratégie ESG intégrée et réfléchie a des effets tangibles et positifs sur les performances absolues et relatives. De plus en plus d’études montrent que l’implémentation de stratégies responsables ou de stratégies ESG ne nuit pas aux performances. Ces dernières années, nous avons surtout constaté que les entreprises qui rencontrent des difficultés en matière de responsabilité sont assez rapidement sanctionnées sur les marchés. L’investissement ESG consiste précisément à prendre en compte tous les risques, mais aussi les possibilités et les opportunités. Les investisseurs peuvent toujours rechercher de nouvelles opportunités auprès des entreprises qui révisent leurs stratégies.

Prochain épisode : Evli invite Accelerando Intelligence pour échanger sur l’importance de la transparence dans l’approche ESG.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Revue mensuelle février 2021

COMMENTAIRE |  12. 02. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Le nombre d’infections au coronavirus continue d’augmenter

Le nombre d’infections lié coronavirus a commencé à augmenter fortement en janvier dans de nombreux pays, mais a néanmoins diminué vers la fin du mois. Les nouvelles formes du virus ont suscité des inquiétudes, et les problèmes de distribution des vaccins ont généré de la frustration. De plus, dans de nombreux pays d’Europe, les restrictions visant à freiner la propagation du virus ont été maintenues ou renforcées. Malgré cela, le nombre de nouvelles infections continue d’augmenter plus rapidement qu’auparavant.

Dès lors, dans les pays occidentaux, les performances économiques du premier semestre devraient être plus lentes que prévu, mais la confiance dans l’effet positif des vaccins reste élevée. Ainsi, la course entre les programmes de vaccination et la propagation de la maladie se poursuit.

Changement de cap aux Etats-Unis

Après le coup de théâtre des élections présidentielles aux États-Unis, les Démocrates ont finalement remporté deux sièges supplémentaires au Sénat en Géorgie et contrôlent ainsi le Sénat avec la plus petite marge possible. Cela facilitera, mais ne garantira pas, la mise en œuvre de l’ambitieux programme des Démocrates.

En témoigne la prise d’assaut du Capitole deux semaines avant l’investiture du nouveau président par des partisans furieux de Donald Trump. Les événements de Washington DC ont été un choc majeur, bien qu’ils aient pris fin rapidement.

Le nouveau président Joe Biden a de son côté lancé une campagne pour un nouveau plan de relance encore plus important et aussi pour améliorer l’efficacité du programme de vaccination américain. Il a également annoncé qu’il allait abroger de nombreuses décisions prises par son prédécesseur. Sous son impulsion, les États-Unis prévoient par exemple de rejoindre à nouveau l’Accord de Paris.

Par ailleurs, les attentes à l’égard de la reprise économique américaine sont fortes, et son PIB devrait retrouver son niveau habituel d’ici un an.

Néanmoins, la question de la hausse de l’inflation pèse sur les perspectives. Les mesures massives de relance monétaire et financière font augmenter à la fois le montant des liquidités et les revenus des ménages. La reprise de la consommation pourrait donc accélérer la hausse des prix. L’administration Biden a également proposé d’augmenter le salaire minimum à 15 dollars de l’heure aux Etats-Unis, ce qui pourrait augmenter le coût de la main-d’œuvre.

Cette situation pourrait conduire à une réévaluation de la politique monétaire de la Fed. Les attentes du marché en matière d’inflation pourraient également augmenter de manière significative par anticipation, ce qui entraînerait une hausse des taux à long terme.

De leurs côtés, les perspectives économiques de la zone euro ont été assombries par les difficultés persistantes posées par le coronavirus. La reprise économique en souffrira et le processus sera plus long que prévu. En Allemagne, le gouvernement par exemple a revu à la baisse ses estimations de croissance, passant de 4,4 % à 3,0 % cette année.

La confiance des consommateurs en Allemagne a également été affaiblie par la fin du remboursement temporaire de la TVA. Les pays européens devront donc envisager de nouvelles mesures économiques pour continuer à soutenir les consommateurs et les entreprises.

Quant à l’Italie, le gouvernement s’est effondré en raison d’un désaccord sur l’utilisation des fonds de relance de l’UE. Des tentatives sont actuellement en cours pour former un nouveau gouvernement basé sur une coalition plus large, l’ancien Premier ministre Matteo Renzi jouant ici un rôle décisif.

L’engouement pour les actions fait rage sur les marchés

La hausse du cours de l’action GameStop, une société américaine de jeux vidéo, qui est passée de 20 à 350 dollars en quelques jours, a suscité une attention considérable de la part des médias et du marché. La hausse du cours de la société déficitaire a été poussée par l’action des petits investisseurs. Les fonds spéculatifs qui avaient shorté cette action ont en conséquence souffert de la hausse du prix, perdant des dizaines de milliards de dollars.

De nombreuses autres actions ont été la cible d’un battage médiatique similaire. Par exemple, l’action  de la société finlandaise Nokia a grimpé d’environ 30 % sans qu’aucune nouvelle information relative à ses activités ne soit disponible. L’échange rapide en dérivés de ces actions à la mode a suscité des inquiétudes quant au fonctionnement des marchés et aux effets de pertes importantes.

En fait, le marché actions américain a baissé de 1,1 % à la fin janvier, et l’indice européen Stoxx 600 a chuté de 0,8 %. Le rendement des obligations américaines à 10 ans a dépassé le niveau de 1 % et s’est établi à 1,09 %. Le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans est passé à -0,52 %. De plus, le renforcement de l’euro par rapport au dollar a pris fin et son taux de change s’est affaibli de 0,6 %.

Graphique :  Perspectives des entreprises industrielles aux États-Unis et évolution sur six mois des marchés des actions.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – 2021, le début d’un cycle très positif pour les marchés actions nordiques

 

 

COMMENTAIRE |  05. 02. 2021

Par Peter Lindahl, Responsable Tactical Asset Allocation, Janne Kujala, Gérant actions nordiques et Ville Tiainen, Analyste chez Evli.

Les principaux catalyseurs qui impacteront les marchés nordiques en 2021

Les taux d’intérêt au niveau mondial, la relance budgétaire ainsi que la reprise de la croissance économique seront les principales dynamiques qui impacteront les marchés nordiques en 2021.

Le thème de la reflation sera également très fort cette année, à mesure que la croissance mondiale reprend rapidement. Dès lors, il y aura une rotation entre les différents thèmes, du plus défensif au plus cyclique. Et le thème des small & mid caps sera le plus favorable aux actions nordiques, en particulier en Finlande et en Suède. De fait, les petites entreprises se portent généralement mieux dans un contexte de reflation, où la croissance et les bénéfices se redressent.

Nous avons analysé en ce sens notre benchmark pour les fonds small caps suédois ainsi que sur l’indice nordique à l’automne 2020 et nous l’avons comparé à l’indice MSCI Europe. Il en ressort que les entreprises industrielles ont un poids relatif beaucoup plus élevé dans les pays nordiques que dans le reste de l’Europe, ce qui joue en faveur des marchés nordiques.

Au niveau macroéconomique, les perspectives sont bonnes à l’échelle mondiale et nous nous attendons à une forte reprise au début de l’année. Les marchés nordiques se portent généralement bien dans ce genre d’environnement, car ils sont plutôt cycliques et fortement exposés à la croissance mondiale. De plus, leur forte exposition aux mid caps rend ce cycle de reflation intéressant pour les investisseurs.

S’ajoute à cela le maintient des taux bas. Nous sortons en effet d’une récession et le stimulus annoncé aux États-Unis devrait aussi arriver en Europe. Et, avec l’arrivée des vaccins, les états sont prêts à rouvrir au premier semestre. Tout cela donne donc des perspectives qui s’annoncent plutôt positives.

Il est également peu probable que les autorités reviennent sur les mesures de relance aussi rapidement qu’elles l’ont fait après la crise financière en 2010. Les autorités feront ainsi durer l’action des plans de relance, ce qui génèrera un environnement plutôt favorable aux thèmes cycliques et donc aux marchés nordiques.

Enfin, l’une des grandes tendances en matière d’investissement concerne l’approche ESG. Celle-ci est au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises nordiques depuis un certain temps déjà et elle est devenue beaucoup plus importante ces dernières années. Bien entendu, cette tendance ne fera que s’accentuer en 2021.

Différences entre les marchés nordiques et le reste de l’Europe

Les pays nordiques ont une économie plus cyclique que le reste de l’Europe. Il y a majoritairement des entreprises de très bonne qualité, et les marchés nordiques sont orientés vers l’industrie et les exportations, de sorte qu’ils sont plus exposés à la croissance mondiale que le reste du continent.

De plus, en ce qui concerne la qualité des entreprises, sur les bases des données qui sont à notre disposition, il semble que la sensibilisation aux questions ESG et leur intégration au sein des stratégies des entreprises soit plus avancée dans les pays nordiques qu’ailleurs en Europe.

Ensuite, lorsque nous avons comparé le rendement des capitaux propres (ROE) sur les marchés nordiques avec l’indice MSCI en Europe, le ROE des différentes industries ou sous-secteurs était plus élevé dans presque tous les secteurs des pays nordiques. Ici, nous avons utilisé l’indice VINX comme référence.

Cette différence est également visible dans les secteurs financiers. En effet, les banques nordiques ne sont pas chères, mais elles sont clairement mieux valorisées que les banques européennes.

Ainsi, début janvier, le niveau de ROE du MSCI nordique était de 13% et il était de 4,3% pour l’indice européen. Le ROE est donc trois fois plus élevé sur les marchés nordiques.

Mais comment expliquer cette qualité sur les marchés nordiques ? En bref, nous pouvons dire qu’il s’agit d’entreprises bien gérées implantées dans des sociétés qui fonctionnent bien. Cela peut s’expliquer par des gouvernements et des économies relativement fortes et stables, un modèle axé sur l’exportation, une orientation commerciale cohérente ou encore une sélection d’industries et de secteurs de niches.

D’un point de vue cyclique, la région nordique a résisté à la récession liée au COVID-19 bien mieux que le reste de l’Europe, de sorte qu’elle a connu un ralentissement plus modéré, ce qui se reflète également dans les résultats des entreprises. Les marchés nordiques se redresseront donc beaucoup plus rapidement en 2021.

Qu’en est-il du risque de saturation sur les marchés nordiques ? Il y a bien sûr un risque de bulle. En effet, la qualité est bonne à long terme sur les marchés nordiques mais elle pourrait devenir négative à court terme si les investisseurs commencent à se tourner vers des sociétés de moins bonne qualité.

Sur le long terme, les perspectives des pays nordiques restent néanmoins positives, car les entreprises et la croissance sont plus solides et connaissent une meilleure rentabilité, tant du point de vue du marché que de l’investissement.

Il y a évidemment plus d’entreprises coûteuses sur les marchés nordiques, mais si on prend en considération la valorisation de l’entreprise, il peut être judicieux de suivre une stratégie de type value, notamment dans un cycle où les rendements obligataires pourraient augmenter et où le thème de la reflation fait son retour.

Les marchés actions des pays nordiques ont ainsi enregistré de très bons résultats cette année. La composition des secteurs diffère quelque peu entre les quatre pays nordiques, mais la Finlande et la Suède ont obtenu cette année d’excellents résultats en matière de rendements. Le marché actions danois est en général un peu plus défensif, mais il a tout de même progressé davantage que celui de Stockholm ou d’Helsinki. Les pays nordiques semblent donc très bien positionnés en 2021, surtout dans l’environnement de forte reflation qui s’annonce.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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