EVLI – Revue mensuelle janvier 2020

 

 

COMMENTAIRE |  13. 01. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Tout est bien qui finit bien sur les marchés

L’actualité plutôt positive en décembre a porté les marchés actions vers de nouveaux sommets. Les États-Unis et la Chine ont annoncé qu’ils s’étaient entendus sur une première phase d’un accord commercial qui sera signé en janvier.

Cette première phase de l’accord ( https://ustr.gov/sites/default/files/US-China-Agreement-Fact-Sheet.pdf ) liste les questions clés sur lesquelles les deux pays devront se mettre d’accord à un stade ultérieur (propriété intellectuelle, transfert de technologie, agriculture, services financiers, devises, expansion du commerce et résolution des différends).

La Chine a accepté d’augmenter ses importations en provenance des États-Unis de 200 milliards de dollars au cours des deux prochaines années et d’abandonner les droits de douane supplémentaires sur les voitures, le maïs et d’autres produits. Les États-Unis quant à eux suspendront l’augmentation des taxes qui étaient prévues et abaisseront à 7,5 % leurs droits de douane actuels sur des groupes de produits d’une valeur de 120 milliards de dollars. En revanche, les droits de douane de 25 % sur un ensemble de produits d’une valeur de 250 milliards de dollars resteront en vigueur.

Les marchés ont réagi positivement à cette nouvelle. Bien que cette première phase de l’accord laisse de nombreuses questions en suspens et peuvent prendre beaucoup de temps à se résoudre, cette première phase est considérée comme une étape dans la désescalade de la guerre commerciale.

Toutefois, la nouvelle année a commencé par des frappes militaires opposants les États-Unis et l’Iran. Les investisseurs se demandent maintenant si cela va changer la donne dans l’évolution de l’économie mondiale.

Retour sur 2019

En 2019, les marchés ont commencé l’année dans l’incertitude en raison des turbulences du second semestre 2018. Les risques politiques ont tenu les investisseurs et les marchés en haleine tout au long de l’année, ce qui s’est traduit par une redirection des flux financiers des actions vers des actifs moins risqués.

La prise de risque sur les marchés en valait pourtant la peine, car, malgré les craintes, les risques ne se sont finalement pas matérialisés. En Europe, le gouvernement populiste en Italie a été remplacé par un gouvernement plus modéré. Au Royaume-Uni, avec Boris Johnson comme premier ministre, le Parti conservateur a remporté les élections et des progrès ont été réalisés sur les négociations autour du Brexit.

Les tensions commerciales et tarifaires entre les États-Unis et la Chine ont provoqué quelques baisses des marchés boursiers au cours de l’année, mais les prix ont finalement augmenté à la fin de l’année à mesure que les négociations avançaient. De plus, les démarches lancées en vue de la destitution du président Trump n’ont pas eu d’impact sur les marchés.

De nombreux indicateurs ont révélé une crainte importante concernant une récession aux Etats-Unis, mais ces craintes se sont estompées vers la fin de l’année.

Les incertitudes relatives à l’économie et au commerce international ont incité les banques centrales à assouplir leurs politiques monétaires, et les taux d’intérêt n’ont jamais atteint des niveaux aussi bas. À l’échelle mondiale, jusqu’à un tiers des obligations ont connu des rendements négatifs.

Bien qu’elle fut un choix surprise, Christine Lagarde, ancienne Directrice générale du Fonds monétaire international, est devenue Présidente de la Banque centrale européenne cette année.

D’autre part, les résultats des entreprises n’ont guère progressé en 2019. Néanmoins, les marchés actions ont atteint de nouveaux sommets et les capitalisations boursières des plus grandes entreprises mondiales ont dépassé la barre des 1 000 milliards de dollars.

Les enjeux climatiques restent sans réponse

La lutte contre le changement climatique a subi des revers au cours de l’année. Les États-Unis se sont tout d’abord retirés de l’Accord de Paris, comme ils l’avaient annoncé précédemment.  L’utilisation du charbon pour la production d’énergie semble avoir encore augmenté en Chine et dans de nombreux pays en développement.

La politique climatique indifférente du Brésil et son attitude face aux incendies de la forêt amazonienne ont également fait l’objet de vives critiques. Ailleurs, la fin des feux de brousse prolongés en Australie avant la saison des pluies au printemps n’est toujours pas en vue.

Malgré les légers progrès réalisés dans la lutte contre le changement climatique, aucune solution ou décision n’a été prise lors de la COP25 organisée par les Nations Unies qui s’est tenue à Madrid en décembre. En conséquence, les nouvelles mesures de lutte contre le changement climatique ont été reportées et il semble que l’action dépendra de la volonté politique de certains pays de l’UE.

Tableau : Rendement par classe d’actifs en 2019

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.

Evli gère au total de 13,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 69,6 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,7% (30 juin 2019). La société compte plus de 260 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

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Neuberger Berman – Marché obligataire européen : déflation des attentes sur l’inflation

 

 

Commentaire

Par Patrick Barbe, Gérant Senior et Responsable Marché obligataire européen chez Neuberger Berman, et Yanick Loirat, Gérant Senior et Responsable Investissements souverains en euro chez Neuberger Berman.

Paris, le 10 janvier 2020. La reprise économique et en particulier les obligations indexées à l’inflation font l’objet aujourd’hui de sous-valorisation en Europe.

Les stratégies « carry » ont été inefficaces sur le segment Investment Grade européen.

La courbe de rendement des obligations d’Etat allemandes est extrêmement plate voire négative au-delà de 15 ans, mais ce n’est que la manifestation la plus extrême d’une situation qui existe sur la majeure partie du continent et sur les marchés obligataires d’Etats et Corporate. Dans ce contexte, rester assis sur des obligations et attendre des coupons ne devrait pas générer de rendements suffisamment intéressants pour les investisseurs.

Il reste toutefois une solution pour améliorer les rendements : suivre une stratégie de gestion active. Des rendements faibles et des courbes plates sont autant de raisons pour faire preuve de flexibilité en matière de duration et de risque crédit, pour explorer les opportunités en Europe du Sud et tirer notamment parti des prix sur les marchés impactés par l’inflation.

« QE Infinity »

Ces segments ne sont peut-être pas les plus évidents du marché européen. Mais aujourd’hui, l’inflation est à peine à la moitié du taux cible fixé par l’objectif « inférieur mais proche de 2% » de la Banque Centrale Européenne. En conséquence, la BCE a déjà réagi avec un nouveau programme d’assouplissement quantitatif. La principale différence par rapport à la première itération de ce programme réside dans un renforcement de l’orientation prospective : cela implique en effet que les achats d’actifs continueront et que les taux directeurs resteront à leur niveau actuel tant que l’inflation cible ne sera pas atteinte de manière robuste et durable.

Dès lors, de nombreux économistes, investisseurs et commentateurs ont qualifié cette situation non pas de « QE2 », mais de « QE Infinity ». Ils doutent en effet que la zone euro connaisse à nouveau une inflation à 2 %.

Assouplissement de la politique monétaire

Ceci dit, nous pensons que l’inflation devrait être plus élevée en Europe.

En effet, avec Christine Lagarde comme Présidente, la BCE est peut-être plus susceptible que sous son prédécesseur, Mario Draghi, de trouver un consensus au sein du conseil des gouverneurs et de travailler à convaincre les dirigeants politiques de la zone euro d’apporter une stimulation fiscale. Lors de son discours inaugural devant le Parlement européen, Mme Lagarde a effectivement déjà souligné que la politique monétaire actuelle avait des « effets secondaires » négatifs. De plus, la nouvelle direction du Parti social-démocrate allemand a également augmenté la probabilité d’un assouplissement de la politique budgétaire, afin de maintenir la « grande coalition » avec Angela Merkel.

En outre, bon nombre des défis déflationnistes auxquels la zone euro est confrontée sont désormais exogènes, tels que la forte incertitude sur le secteur manufacturier et le commerce international. Néanmoins, les niveaux de prêt comme la confiance des consommateurs dans l’économie sont élevés en raison des faibles taux d’intérêt et de la hausse de l’emploi. Conjuguée à la résilience des capex, cette situation permet à l’économie d’avoir très peu de capacités inutilisées.

Si certains des problèmes mondiaux qui pèsent sur l’inflation et la confiance des entreprises de la zone euro commencent à s’estomper, avec la mise en œuvre de la première phase de l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine, la clarification sur l’avenir du Brexit ou l’effet des mesures de relance budgétaire et monétaire de la Chine, 2020 pourrait présenter une combinaison d’augmentation du capex, de hausse des engagements de dépenses publiques ainsi que d’une hausse de l’inflation.

Des attentes trop pessimistes sur l’inflation

Au fur et à mesure que cet environnement se met en place, le marché pourrait bien se rendre compte à quel point les attentes sur l’inflation en zone euro sont devenues trop pessimistes.

Dans toute la région, l’été et l’automne 2019 ont été marqués par des niveaux historiquement bas sur 5 ans de l’inflation moyenne prévue sur base des données d’il y a 5 ans (« 5Y5Y breakeven inflation »). Ces niveaux se sont à peine redressés depuis lors. En 2020 et 2021, l’inflation de base devrait se situer entre 1,2 % et 1,3 %, mais les marchés financiers évaluent le seuil d’inflation à un peu plus de 0,6 %. Il n’y a pas de raison technique claire pour cette fixation des prix, étant donné la diminution de l’offre d’obligations indexées sur l’inflation au dernier trimestre de cette année.

Nous avons certes identifié des valorisations intéressantes sur les obligations françaises indexées sur l’inflation (OATi), mais en ligne avec notre positionnement sur les marchés d’Europe du Sud pour générer un meilleur rendement, nous pensons que certaines des meilleures opportunités se trouvent aujourd’hui en Italie.

Sur ce marché, les titres BTP Italia réévaluent leur principal en fonction de l’évolution de l’inflation italienne tous les six mois. En cas de déflation, les coupons sont calculés sur le capital nominal, ce qui constitue un plancher ; même en cas de déflation pendant six mois suivie d’une inflation pendant six mois, l’investisseur accumule la totalité de l’inflation réalisée grâce à ce plancher. Néanmoins, depuis le début de l’année, sans le soutien de l’assouplissement quantitatif, ces obligations se négocient à des niveaux qui impliquent un taux d’équilibre proche de zéro – ce que nous considérons comme une perspective pessimiste de l’évolution de l’inflation italienne.

Avec une politique monétaire accommodante qui est là pour rester et une économie qui approche de sa capacité, il nous est difficile de voir la zone euro tomber en récession l’année prochaine. Le seul risque serait politique avec les négociations commerciales post-Brexit ou encore avec l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine. Dans ce contexte, nous identifions des opportunités sur certaines obligations et certaines dettes d’État d’Europe du Sud, ainsi que sur les obligations indexées à l’inflation. Là où ces deux facteurs se chevauchent, comme sur les obligations BTP Italia, nous pensons qu’il existe des prix particulièrement attractifs.

 

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 23 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 100 professionnels. Sur cinq années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). Constante, stable et centrée sur des objectifs de long terme, la société favorise une culture d’investissement basée sur la recherche fondamentale et l’indépendance. Elle gère 339 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2019. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Ce document est fourni à titre d’information seulement et ne constitue en aucun cas des conseils en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce document est de nature générale et ne s’adressent à aucune catégorie d’investisseurs et ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil en investissement ou une suggestion d’adopter ou de s’abstenir d’adopter une ligne de conduite en matière d’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce document devraient être prises en fonction des objectifs et de la situation personnelle de l’investisseur et en consultation avec ses conseillers. L’information est obtenue de sources jugées fiables, mais il n’y a aucune déclaration ni garantie quant à son exactitude, son intégralité ou sa fiabilité. La société, ses employés et ses mandats peuvent détenir des positions de toute société dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et peuvent être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

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Ces documents sont publiés sur une base limitée par l’intermédiaire de diverses filiales et sociétés affiliées mondiales de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

 

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EVLI – Quelles sont les attentes des investisseurs pour 2020 ?

 

 

COMMENTAIRE |  08. 01. 2020

Par Petter von Bonsdorff, Directeur du Développement International d’Evli Fund Management Company Ltd.

En ce début d’année 2020, Petter von Bonsdorff, propose de revenir sur les attentes des investisseurs pour l’année à venir. Quelles seront les tendances en matière d’allocation et surtout quelles sont les convictions d’Evli pour 2020 ?

2020 sera plus favorable aux actifs risqués

En 2019, la tendance en termes d’allocation était de délaisser les actions au profit d’actifs moins risqués. En effet, l’actualité n’a pas été très encourageante pour les investisseurs, et la méfiance généralisée sur les marchés a laissé de nombreux budgets de risque sous-utilisés. Compte tenu de la faible volatilité actuelle et de l’amélioration des attentes vis-à-vis des marchés, les investisseurs semblent aujourd’hui trop prudents.

Néanmoins, avec des taux qui resteront bas, nous prévoyons en 2020 un retour des flux d’investissements vers les actifs risqués comme les actions, les obligations corporate, le High Yield et l’immobilier. Cette année, le besoin de rendement sera donc encore plus prononcé et pourrait notamment annoncer une reprise des actions value, en particulier en Europe.

Une forte conviction sur l’Europe et les obligations corporate nordiques

La récession tant attendue et anticipée dans cette partie du système solaire ne s’est finalement pas réalisée sur les marchés. Cette récession tant redoutée a par contre eu un impact sur les investisseurs qui restent aujourd’hui encore prudents, ce qui constituera certainement pour eux une source de sous-performance en 2020.

En Europe, de nombreux actifs ont anticipé plus de peur que de mal, ce qui devrait générer des opportunités à exploiter cette année. L’Europe doit en effet être considérée comme une zone d’investissement en 2020, comme le souligne par ailleurs la situation macroéconomique. Les investisseurs sur le segment High Yield aux Etats-Unis devraient par exemple jeter un coup d’œil sur le High Yield européen qui leur permettrait de couvrir le risque de change et de bénéficier d’un rendement beaucoup plus élevé avec une moindre volatilité. De même pour les investisseurs sur les marchés émergents qui devraient s’intéresser aux valeurs intrinsèques sur les marchés actions européens.

Par conséquent, pour 2020, Evli défend une forte conviction sur les obligations corporate et les actions européennes. En effet, la meilleure combinaison du couple rendement/risque, de conditions macroéconomiques stables et de valorisations attractives se trouve aujourd’hui sur les obligations corporate émises par les sociétés nordiques. Avec 20 ans d’expérience sur cette classe d’actif à travers le fonds Evli Corporate Bond, Evli devrait ainsi apporter aux investisseurs tout ce dont ils auront besoin pour réussir cette nouvelle année

 

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.

Evli gère au total de 13,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 69,6 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,7% (30 juin 2019). La société compte plus de 260 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

 

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EVLI – Perspectives 2020 : quels impacts sur les marchés nordiques ?

 

 

COMMENTAIRE |  10. 12. 2019

Evli vient de publier ses perspectives pour 2020. Au programme cette année : politique monétaire internationale, tensions commerciales et économiques en Chine, en Allemagne et aux États-Unis ainsi qu’effet de levier sur le marché actions. Mais quel sera l’impact de ces perspectives pour les pays et marchés nordiques ?

Tomas Hildebrandt, Gérant Senior et stratégiste marché, Wilhelm Bruun, Gérant Actions Nordiques et Juhamatti Pukka, Responsable Fixed Income, font le point ici sur les perspectives 2020 appliquées aux particularités des marchés nordiques.

Politique monétaire de la BCE et entreprises nordiques

Apparemment, la Fed en a aujourd’hui fini avec ses baisses de taux et la BCE est quant à elle dans une dynamique de rachat de titres. Cependant, avec les prochains changements à la tête de la BCE, nous ne pouvons pas encore être certains de ce qui nous attend pour 2020. Les banques centrales nordiques, notamment en Suède et au Danemark, suivent de très près la politique de la BCE, de sorte que les taux devraient encore rester bas pendant un certain temps. Mais comment la politique monétaire impacte-t-elle concrètement les entreprises des pays nordiques ?

Ces dernières n’ont pas vraiment connu d’effet de levier avec les faibles taux d’intérêt. En revanche, elles en ont profité pour refinancer leur dette existante. Cela a donc permis de réduire l’impact des taux bas, ce qui a été très bénéfique pour les entreprises nordiques et leur rentabilité. D’ailleurs, les entreprises nordiques n’ont pas vraiment besoin d’investir. Par conséquent, il semble qu’elles continueront à l’avenir de refinancer leurs dettes existantes et elles ne connaitront que très peu d’effet de levier. Les taux d’intérêt auront finalement un impact assez faible et les bilans des entreprises nordiques seront d’autant plus solides.

L’impact de la guerre commerciale sur les marchés nordiques

L’économie chinoise se montre assez résiliente face aux tensions commerciales avec les Etats-Unis. Les décideurs chinois ont en effet pris un certain nombre de mesures pour stimuler leur économie. Si un accord commercial était finalement trouvé, cela serait bien évidemment très positif pour les investissements et cela permettrait une reprise du commerce international.

Cet éventuel accord constituerait également une bonne nouvelle pour les entreprises nordiques, car elles sont très orientées vers l’exportation et occupent souvent des positions fortes sur le marché dans leur secteur d’activité respectif. Ainsi, une croissance mondiale plus forte avec moins d’obstacles au commerce international jouera sans aucun doute en faveur des régions nordiques.

Les conséquences de la politique zéro déficit de l’Allemagne sur les marchés nordiques

L’Allemagne a pris un coup avec le déclin du commerce international et il semble qu’en réaction à cette situation difficile le gouvernement allemand ne fasse que se serrer la ceinture. Mais s’ils décidaient finalement de changer leur politique ?

L’économie allemande est effectivement très importante pour l’Europe et c’est de loin le plus grand partenaire commercial de la région nordique. L’économie allemande suit actuellement une politique plutôt restrictive mais si la vieille règle du schwarze Nulle (règle du zéro déficit) était abandonnée, cela relancerait sans aucun doute leur économie. Et cela se répercuterait également sur l’ensemble de l’économie européenne, notamment sur les marchés nordiques pour lesquels le retour des investissements allemands serait très bénéfique.

Les sociétés nordiques sont en bonne forme, et cela devrait se poursuivre en 2020

De manière générale, les entreprises nordiques restent en bonne forme, l’effet de levier est aujourd’hui assez faible et il devrait le rester sur l’année à venir. Ainsi, les entreprises nordiques disposent d’un flux de trésorerie important, ce qui signifie qu’elles peuvent payer leurs dettes, leurs coupons et leurs dividendes.

Cette période d’important flux de trésorerie se traduit par des bilans très solides pour les entreprises nordiques, assurant leur position pour l’année à venir. En effet, de nombreuses incertitudes ont déjà été assimilées par les marchés et si l’économie mondiale se retourne sur une courte période ou si le ralentissement économique reste très faible, les marchés nordiques devraient au final se porter plutôt bien en 2020.

Pour aller plus loin, retrouvez ici l’intégralité des Perspectives d’Evli pour 2020.

 

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Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.

Evli gère au total de 13,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 69,6 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,7% (30 juin 2019). La société compte plus de 260 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

 

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EVLI – Revue mensuelle décembre 2019

 

 

COMMENTAIRE |  06. 12. 2019

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Les marchés actions continuent leur tendance haussière

L’actualité financière favorable a maintenu le momentum positif sur les marchés boursiers. Aux États-Unis, la croissance économique du troisième trimestre a été légèrement supérieure aux prévisions, à +1,9 %. Les perspectives de l’activité industrielle se sont stabilisées, non seulement aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. La croissance du commerce de détail, considérée comme l’un des indicateurs clés de l’économie américaine, ainsi que les +0,3 % observés en octobre ont été jugés sans surprise comme positifs par les marchés.

L’évolution des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine était de nouveau contradictoire et erratique. Les espoirs qu’un accord puisse être trouvé restaientbien présents, mais ils ont été anéantis à la fin novembre lorsque le président Trump a signé des projets de loi en faveur de l’autonomie de Hong Kong. Des solutions aux tensions commerciales sont attendues d’ici le 15 décembre, sans quoi les taxes douanières additionnelles proposées par Donald Trump entreront en vigueur. Elles peuvent néanmoins être reportées, en fonction de l’avancement des discussions. Sur le plan politique, l’enquête menée sur les actions de Donald Trump a également été sous le feu des projecteurs.

De son côté, le Royaume-Uni se prépare à son élection générale anticipée du 12 décembre. Les sondages placent le Parti conservateur clairement en tête. Si le Premier ministre Johnson remporte les élections, il sera en mesure de finaliser le divorce tant attendu entre la Grande-Bretagne et l’UE.

Introductions majeures en bourse et acquisitions

SaudiAramco, considérée comme la plus grosse société au monde, a lancé son premier appel public à l’épargne. Les actionnaires se voient offrir une participation de 1,5 % dans la société, ce qui porte la valeur totale de l’offre à environ 25 milliards de dollars et la valeur de SaudiAramcosur le marché de à 1,7 trillion de dollars. L’introduction en bourse a été sursouscrite principalement par des investisseurs locaux du Moyen-Orient, tandis que les grands investisseurs occidentaux ont été plus prudents. L’offre peut cependant affecter la structure de nombreux indices internationaux car la société y sera incluse en raison de sa taille.

L’introduction d’Alibaba, le géant chinois du commerce en ligne, à la bourse de Hong Kong a également été très remarquée. Cette introduction s’est élevée à 11 milliards d’euros. L’inscription d’Alibaba à la cote de la bourse d’Hong Kong a été un franc succès, puisque le cours de l’action a par la suite augmenté de 7%.

Parmi les acquisitions majeures, nous pouvons citer l’offre de 30 milliards de dollars de la société cotée Charles Schwab sur son concurrent TD Ameritrade, l’offre de 17 milliards de dollars de la marque de luxe française LVMH sur le bijoutier Tiffany & Co et la fusion annoncée de Peugeot et FiatChrysler. Néanmoins, malgré ces gros titres, la valeur globale des acquisitions devrait restée inférieure à celle de l’an dernier.

Perspectives pour 2020

Comme à leur habitude, les prévisions des analystes boursiers pour 2020 étaient initialement plutôt optimistes, mais elles ont été ajustées à la baisse cet automne. Toutefois, les prévisions bottom-updes marchés continuent d’être considérablement plus élevées que les prévisions top-down et les chiffres projetés du point de vue macroéconomique. Les prévisions des analystes seront par conséquent ajustées à la baisse, à moins que des signaux positifs n’apparaissent dans l’environnement économique actuel.

A l’avenir, il est probable que la faiblesse du développement économique et la faible croissance des bénéfices augmenteront les risques de crédit des entreprises. D’autre part, les taux bas maintiendront les frais de financement à un bas niveau. Les primes de risque sur les obligations corporate sont toutefois suffisantes pour permettre une augmentation modérée du nombre de faillites. Compte tenu des facteurs prévisibles, le nombre de faillites ne devrait pas augmenter de manière inhabituelle.

Étant donné qu’une part significative des rendements de la courbedes emprunts publics en zone euro est négative, les investisseurs continuent de rechercher des rendements sur les obligations corporate. La poursuite du programme de rachat de la Banque Centrale Européenne signifie que les rendements des obligations d’État resteront à des niveaux exceptionnellement bas et qu’il y aura une demande importante sur les obligations corporate.

Graphique : Evolution du prix des actions des entreprises du secteur technologique les plus importantes en 2019

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

EvliFund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.

Evli gère au total de 13,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 69,6 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,7% (30 juin 2019). La société compte plus de 260 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

 

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YCAP AM – Les marchés financiers dansent sur un volcan

Perspectives


Par Jean-Jacques Ohana, Responsable de la gestion d’actifs YCAP AM

Paris, le 2 décembre 2019

En sept graphiques : les marchés financiers dansent sur un volcan.

Pour accéder au fichier : YCAP AM Perspectives 021219

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Neuberger Berman – Potentiel de reprise des devises émergentes

 

 

Commentaire

par Rob Drijkoningen, Co-Responsable de la stratégie Dette Emergente de Neuberger Berman et Vera Kartseva, équipe Dette Emergente de Neuberger Berman

Paris, le 26 novembre 2019. Alors que la croissance s’approche de ses points bas et que les risques extrêmes s’atténuent, les devises émergentes bénéficient quant à elles de valorisations attrayantes.

A la mi-octobre, l’équipe Dette Emergente de Neuberger Berman s’est réunie à Washington dans la foulée des réunions annuelles du Conseil des gouverneurs de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International.

Un sentiment de prudence, et non d’anxiété, est ressorti de ces dernières séances de la Banque mondiale et du FMI. Les chaînes de production et les plans d’investissement se sont adaptés afin de se préparer à l’impact du ralentissement de la croissance mondiale et des tensions commerciales. Cette dynamique s’est reflétée dans les prévisions de croissance du FMI, qui prévoyaient des révisions à la baisse généralisées pour 2019, mais un potentiel de hausse modeste pour l’an prochain.

Un potentiel de croissance modéré pour les marchés émergents

Selon nos propres prévisions, fondées sur une agrégation pondérée par les PIB des perspectives détaillées de 80 pays, la croissance des marchés émergents hors Chine devrait passer de 2,8 % à 3,2 % l’an prochain. Nous prévoyons des améliorations dans plusieurs pays toutes régions confondues, y compris sur les pays Frontier et les économies plus avancées.

Parmi les grandes économies, nous pensons que la croissance passera de 0,9 % à 2,0 % au Brésil, de 0,5 % à 1,3 % au Mexique, de 1,4 % à 1,9 % en Russie, de -0,1 % à 2,1 % en Turquie, de 0,7 % à 1,3 % en Afrique du Sud, et de 6,5 % à 6,6 % en Inde. Les pays d’Europe centrale et orientale devraient voir leur croissance décliner par rapport aux niveaux actuels relativement élevés, en raison des effets différés du ralentissement économique en Allemagne, mais même ici, la forte consommation locale a rendu ces économies remarquablement résistantes.

Des éléments encourageants

Parallèlement à l’amélioration des perspectives par pays, nous constatons un certain creux dans les facteurs qui ont récemment contribué au ralentissement de la croissance mondiale, comme les effets différés du resserrement de la politique monétaire aux États-Unis et en Chine, et la diminution des stocks accumulés autour des fortes attentes de croissance qui ne se sont pas réalisées.

En octobre, il était encourageant de voir le nombre de nouvelles commandes augmenter et les stocks de produits finis diminuer dans l’indice JPMorgan Global Manufacturing Purchasing Managers’ Index (PMI). Les avancées vers une résolution du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine devraient également améliorer les perspectives et la confiance des marchés.

Les banques centrales font leur part pour améliorer l’environnement économique. La politique monétaire mondiale est aujourd’hui plus accommodante que jamais depuis la crise financière. En février de cette année, nous nous attendions à neuf mois de hausses et à aucune réduction de taux de la part des 37 banques centrales à travers le monde. Aujourd’hui, une quinzaine d’entre elles pourrait baisser leurs taux et presque aucune ne devrait les augmenter.

Compte tenu des tendances passées, cet assouplissement des conditions financières devrait bientôt commencer à se manifester dans les données macroéconomiques – nous le constatons sûrement déjà dans les estimations du PIB en Europe et dans le PMI manufacturier mondial qui ont dépassé les attentes au troisième trimestre. En Asie, qui a connu en premier le ralentissement économique et qui devrait par conséquent mener la reprise, la production industrielle s’est améliorée en septembre notamment en Chine, en Corée et au Japon, tandis que les PMI d’octobre laissent entrevoir un quatrième trimestre plus solide.

Les arguments en faveur des marchés de devises émergentes

Une légère reprise de la croissance mondiale renforcerait les arguments en faveur de la dette en devise locale par rapport à la dette en devise forte sur les marchés émergents.

Même si nous continuons de penser que les spreads en devise forte vont poursuivre leur resserrement, en particulier sur les segments les plus rémunérateurs, leur duration de sept ans entraîne habituellement une sous-performance par rapport aux obligations en devise locale lorsque la croissance et les rendements sont à la hausse. Cela dit, les marchés obligataires locaux sont quelque peu surchargés et les rendements y sont à des niveaux historiquement bas, ce qui complique la situation pour ce qui est de la duration en monnaie locale. Nous privilégions donc l’exposition aux devises émergentes (et à la duration uniquement dans les pays offrant les plus forts rendements)

A l’exception d’une brève reprise en 2017, les devises émergentes sont délaissées depuis 2013. Le positionnement des investisseurs sur les devises émergentes est faible par rapport aux autres classes d’actifs. Les modèles fondamentaux de taux de change, qui tiennent compte de paramètres tels que la balance courante et les conditions du commerce international, montrent que la majorité se négocie aujourd’hui à bas prix. L’amélioration des fondamentaux des pays émergents, avec par exemple les réformes au Brésil ou les politiques budgétaires et monétaires restrictives en Russie, ont également contribué à améliorer les valorisations.

L’évolution récente ne signifie pas que la croissance va nécessairement s’améliorer. Entre autres choses, nous surveillons de près si la consommation aux Etats-Unis peut éviter au pays d’entrer en récession, et de nouvelles tensions inattendues dans la guerre commerciale ne feraient qu’affaiblir davantage le sentiment des entreprises au niveau international.

Toutefois, avec le léger rebond de la croissance dans le cadre de notre scénario central, nous adoptons maintenant une position plus positive à l’égard des devises émergentes, parallèlement à notre surpondération actuelle dans le crédit des marchés émergents.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 23 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 100 professionnels. Sur cinq années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). Constante, stable et centrée sur des objectifs de long terme, la société favorise une culture d’investissement basée sur la recherche fondamentale et l’indépendance. Elle gère 339 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2019.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fournis à titre d’information seulement et ne constitue en aucun cas des conseils en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce document est de nature générale et ne s’adressent à aucune catégorie d’investisseurs et ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil en investissement ou une suggestion d’adopter ou de s’abstenir d’adopter une ligne de conduite en matière d’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce document devraient être prises en fonction des objectifs et de la situation personnelle de l’investisseur et en consultation avec ses conseillers. L’information est obtenue de sources jugées fiables, mais il n’y a aucune déclaration ni garantie quant à son exactitude, son intégralité ou sa fiabilité. La société, ses employés et ses mandats peuvent détenir des positions de toute société dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et peuvent être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres  » énoncés prospectifs « . En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les placements plus traditionnels. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement s’adressent uniquement à des investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour l’investissement direct. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés sur une base limitée par l’intermédiaire de diverses filiales et sociétés affiliées mondiales de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

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Neuberger Berman – 10 réflexions pour 2020

 

 

Commentaire

Paris, le 20 novembre 2019

Les responsables des plates-formes d’investissement de Neuberger Berman ont identifié les 10 thèmes clés qui guideront leurs décisions d’investissement en 2020.

Par Joseph V. Amato, Président et CIO action, Erik L. Knutzen, CIO multi classes d’actifs, Brad Tank, CIO obligataire, Ashok Bhatia, Deputy CIO obligataire, Anthony D. Tutrone, Global Head investissements alternatifs

MACRO : Le « déséquilibre budgétaire » se révèle

1. Le risque politique à la manœuvre

Le risque politique et le « déséquilibre budgétaire », c’est-à-dire l’absence d’une politique budgétaire adaptée à l’environnement économique actuel, ne constituent pas des thèmes nouveaux pour 2020. Mais l’arrivée prochaine des élections américaines et le fait que les banques centrales arrivent de moins en moins à masquer ce dysfonctionnement, pourraient faire de ces risques les principaux moteurs de la volatilité sur les marchés et de la création de valeur l’année prochaine.

2. La politique monétaire atteint ses limites

Les politiques des banques centrales sont confrontées à un scepticisme croissant et leur champ d’action est en tout cas plutôt limité pour intervenir et répondre aux enjeux politiques qui impacteront certainement les marchés en 2020. Les périodes de volatilité semblent donc appelées à se poursuivre et elles pourraient être plus longues que ce à quoi nous nous sommes habitués ces dernières années.

3. Une autre année sans récession, mais les risques augmentent

Nous pensons que le risque d’une récession aux États-Unis ou à l’échelle mondiale en 2020 demeure faible à modéré, mais la probabilité d’une récession en 2021 augmente et les signes de fragilité se multiplient en dehors des États-Unis. Les marchés se préparent généralement à une récession six à neuf mois à l’avance.

4. Un regain d’optimisme pour le climat des affaires

Les indicateurs avancés, tels que les indices des directeurs des achats, ont montré que la confiance des entreprises se détériorait de manière disproportionnée par rapport à la réalité statistique. Toutefois, au bout d’un moment, le faible taux de chômage, la résilience de la consommation et les progrès sur les discussions autour du commerce international permettront de surmonter l’incertitude politique, d’inverser le sentiment des entreprises et de libérer les investissements non-déployés.

MARCHE OBLIGATAIRE : marché américain et rendement

5. La convergence des taux de la Fed et de la BCE rend les obligations américaines plus attractives

Il est peu probable que la Banque Centrale Européenne abaisse beaucoup plus ses taux en territoire négatif et la Réserve Fédérale devrait, quant à elle, limiter ses hausses de taux. La couverture du risque de change sera moins coûteuse. Cela pourrait rediriger les flux obligataires de l’euro vers les marchés US.

6. Le crédit poursuit sa double orientation

 Les investisseurs sont toujours à la recherche de rendement, mais en exprimant de plus en plus le besoin d’une certaine « sécurité ». Dans le segment des obligations High Yield, les émissions notées CCC ont enregistré un rendement inférieur à celui des obligations notées BB, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2020.

MARCHE ACTIONS : volatilité et rotation

7. Des périodes de volatilité plus longues généreront des opportunités

En 2019, la volatilité a été causée par des inquiétudes sur la croissance, lesquelles ont été rapidement apaisées par les banques centrales. Les incertitudes politiques de 2020 prendront plus de temps à se dissiper et pourraient déclencher des ventes massives sur les marchés financiers d’une ampleur similaire à celle du quatrième trimestre 2018. Dans un contexte de stabilité des données économiques, cela pourrait engendrer des opportunités sur les indices des marchés actions.

8. Sous la surface, un flux d’opportunités pour la gestion active

Indépendamment des opportunités sur les indices actions, la croissance économique mondiale généralement modeste encouragera les investisseurs à se concentrer davantage sur les fondamentaux des entreprises. Les tendances antérieures pourront s’inverser pour sortir du tout indiciel, en allant des grandes entreprises aux plus petites, du growth à la value, et d’une position défensive à une position cyclique, que ce soit au niveau des actions, des secteurs et des régions.

ALTERNATIF : les stars de la fin de cycle

9. L’investissement non coté prend son envol

 Lorsque les valorisations sont importantes, l’investissement en non coté offre davantage d’opportunités d’augmenter les revenus d’une entreprise. Cet investissement encourage une vision à long terme qui traverse le cycle économique ; et la durée d’investissement sur plusieurs années signifie que le capital peut être déployé durant un éventuel ralentissement de l’économie, ce qui laisse supposer une valorisation des actifs plus attractive.

10. La volatilité entrainera d’excellentes opportunités sur les stratégies alternatives liquides

Un échantillon bien diversifié de stratégies alternatives liquides pourrait aider à atténuer les turbulences de 2020. La volatilité pourrait se traduire par des performances non corrélées sur des niches éloignées des marchés traditionnels comme le trading court terme ou les stratégies d’arbitrage entre classe d’actifs ou au sein des différentes structures de capital.

 

 

 À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 23 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 100 professionnels. Sur cinq années consécutives, la société a été désignée Best place to work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). Constante, stable et centrée sur des objectifs de long terme, la société favorise une culture d’investissement basée sur la recherche fondamentale et l’indépendance. Elle gère 339 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2019. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Ce document est fournis à titre d’information seulement et ne constitue en aucun cas des conseils en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce document est de nature générale et ne s’adressent à aucune catégorie d’investisseurs et ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil en investissement ou une suggestion d’adopter ou de s’abstenir d’adopter une ligne de conduite en matière d’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce document devraient être prises en fonction des objectifs et de la situation personnelle de l’investisseur et en consultation avec ses conseillers. L’information est obtenue de sources jugées fiables, mais il n’y a aucune déclaration ni garantie quant à son exactitude, son intégralité ou sa fiabilité. La société, ses employés et ses mandats peuvent détenir des positions de toute société dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et peuvent être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres  » énoncés prospectifs « . En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les placements plus traditionnels. Les placements dans des fonds de couverture et des fonds de capital-investissement s’adressent uniquement à des investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour l’investissement direct. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Les opinions exprimées dans le présent document comprennent celles de l’équipe Neuberger Berman multi-actifs (MAC) et du comité d’allocation d’actif de Neuberger Berman. Le comité d’allocation d’actif est composé de professionnels de diverses disciplines, dont des stratégistes actions et obligataire et des gérants. Le comité d’allocation d’actif examine et établit des modèles de répartition de l’actif à long terme, établit les répartitions tactiques privilégiées à court terme des classes d’actif et, sur demande, examine la répartition de l’actif pour les mandats diversifiés importants. Les points de vue de l’équipe MAC ou du comité d’allocation d’actif peuvent ne pas refléter ceux de la société dans son ensemble, et les conseillers et gérants de Neuberger Berman peuvent adopter des positions contraires à celles de l’équipe MAC ou du comité de répartition de l’actif. Le point de vue du MAC et du comité d’allocation d’actif ne constituent pas une prévision ou une projection des événements futurs ou du comportement futur du marché. Ce matériel peut comprendre des estimations, des perspectives, des projections et d’autres  » énoncés prospectifs « . En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées.

La durée et les caractéristiques des cycles économiques et de marché passés et le comportement du marché, y compris les marchés haussiers et baissiers, ne sont pas une indication de la durée et des caractéristiques des cycles économiques et de marché actuels ou futurs ni de leur comportement. Rien dans le présent document ne constitue une prévision ou une projection d’événements futurs ou d’un comportement futur du marché.  En raison de divers facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer sensiblement des opinions exprimées ou des résultats historiques.

La valeur d’une obligation peut fluctuer en fonction des taux d’intérêt, des conditions du marché, de la qualité du crédit et d’autres facteurs. Vous pourriez avoir un gain ou une perte si vous vendez vos obligations avant l’échéance. Bien entendu, les obligations sont soumises au risque de crédit de l’émetteur. S’ils sont vendus avant l’échéance, les titres municipaux sont assujettis à des gains/pertes en fonction du niveau des taux d’intérêt, des conditions du marché et de la qualité du crédit de l’émetteur. Le revenu peut être assujetti à l’impôt minimum de remplacement (IMR) et/ou aux taxes d’État et locales, selon l’État de résidence de l’investisseur. Les obligations à rendement élevé, aussi appelées « junk bonds », sont considérées comme spéculatives et comportent un risque de défaut plus élevé que les obligations de première qualité. Leur valeur marchande tend à être plus volatile que celle des obligations de première qualité et peut fluctuer en fonction des taux d’intérêt, des conditions du marché, de la qualité du crédit, des événements politiques, de la dévaluation des devises et d’autres facteurs. Les obligations à haut rendement ne conviennent pas à tous les investisseurs et les risques associés à ces obligations doivent être mis en balance avec les avantages potentiels. Ni Neuberger Berman ni ses collaborateurs ne fournissent de conseils fiscaux ou juridiques. Vous devriez communiquer avec un conseiller en fiscalité pour connaître la pertinence de placements exonérés d’impôt dans votre portefeuille.

Les obligations d’État et les bons du Trésor sont garantis par la pleine foi et la solvabilité du gouvernement des États-Unis quant au paiement en temps opportun du principal et des intérêts. Investir dans les actions, même des plus grandes sociétés, comporte tous les risques liés aux placements en bourse, y compris le risque qu’elles perdent de la valeur en raison de la conjoncture générale du marché ou de l’économie. Les actions de sociétés à petite et moyenne capitalisation sont plus vulnérables aux risques financiers et à d’autres risques que les actions de grandes sociétés. Ils se négocient également moins fréquemment et en moins grand volume que les actions des grandes entreprises, de sorte que leurs prix du marché ont tendance à être plus volatils. Investir dans des titres étrangers comporte plus de risques que d’investir dans des titres d’émetteurs américains, y compris les fluctuations monétaires, les taux d’intérêt, l’instabilité politique potentielle, les restrictions imposées aux investisseurs étrangers, la réglementation moindre et la liquidité moindre du marché. La vente ou l’achat de marchandises s’effectue habituellement au moyen de contrats à terme standardisés ou d’options sur contrats à terme standardisés, qui comportent des risques importants, comme la volatilité des prix, un effet de levier élevé et l’illiquidité.

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EVLI – Value, où es-tu ?

 

 

COMMENTAIRE |  19. 11. 2019

Par Peter Lindahl, Senior Portfolio Manager, membre du comité d’allocation et Head of Systematic & Multi-actif Funds chez Evli.

Sur le long terme, le facteur value montre une forte surperformance par rapport au growth, aussi bien sur les marchés américain, européen qu’asiatique. C’est le constat de Peter Lindahl, Gérant Senior et Directeur des stratégies systématiques et multi-actifs chez Evli. Ayant récemment intégré les critères ESG (environnement, social et gouvernance) au sein de sa stratégie factorielle, Peter Lindahl revient ici sur les raisons pour lesquelles la value devrait être l’un des éléments constitutifs d’un portefeuille d’actions stratégique.

 Il s’avère toujours difficile d’identifier le bon moment pour investir, car les périodes irrationnelles peuvent durer un certain temps sur les marchés. La value est aujourd’hui très bon marché en termes relatifs alors que ce style d’investissement est plutôt perçu négativement. Nous sommes ainsi persuadés qu’il s’agit justement du bon moment pour acheter des actions value à court comme à long termes.

J’ai débuté ma carrière financière en tant qu’analyste au milieu des années 1990 dans une Californie en plein essor. Même si le secteur technologique avait déjà commencé à enfler à cause de la bulle, l’une de mes premières missions fut très inattendue : établir une liste d’actions bon marché basée sur différentes mesures de valorisation telles que le PER et le ratio cours/actifs nets (P/B) (une tâche importante pour un analyste à une époque où « Internet » était une chose nouvelle et où il n’y avait aucune base de données en ligne). C’était un modèle de valorisation qui pourrait intéresser des clients intelligents cherchant à acheter bas et à revendre au plus haut. Un collègue plus expérimenté m’avait dit de chercher des actions bon marché à la manière de Warren Buffett. « Tu devrais jeter un coup d’œil à son style d’investissement », m’avait-il vivement conseillé.

Des hauts et des bas

Buffett était déjà très populaire dans les années 1990, mais ses disciples de l’époque vouaient plutôt un culte à la value. Plus tard, le 5 décembre 1996, Alan Greenspan, le Président de la Fed de l’époque, avait alerté sur l’exubérance irrationnelle dont souffraient les marchés. En d’autres termes, il affirmait que le marché était entré dans une phase haussière et qu’il devenait globalement trop cher. Les investisseurs de style value étaient d’accord. Cependant, le timing de Greenspan était tout sauf précis. Les marchés ont connu l’une des périodes les plus exubérantes de leur histoire et il a fallu plus de trois ans de hausse impressionnante des cours pour que la bulle éclate.

Les actions value ont connu l’une de leurs pires périodes à la fin des années 1990, comparativement au reste du marché boursier, mais surtout par rapport aux actions growth. Les investisseurs de plus en plus optimistes ont perdu confiance dans la value, beaucoup ont même affirmé que « l’investissement de style value était mort ».

Graphique n°1 : Performances Value vs. Growth (USA, 1995-2000)

Source : Evli, Bloomberg, S&P, rendement total en USD

Or, le début des années 2000 s’est avéré l’une des périodes les plus dynamiques pour les actions value en termes relatifs. Warren Buffett et sa cohorte de fans de la value étaient de retour. En fin de compte, la confiance dans le style d’investissement value grandissait tandis que Buffett rassemblait des dizaines de milliers d’investisseurs au milieu de nulle part à Omaha chaque année. Puis vint la crise financière mondiale.

L’investissement value est sans conteste le style d’investissement le plus débattu parmi les investisseurs actions du monde entier. La sous-performance enregistrée depuis la crise financière mondiale a suscité de nouveaux doutes quant à la pertinence de la value en tant que style d’investissement, sans parler du fait qu’il s’agit d’un facteur de récompense pour l’investisseur à long terme. Ces dernières années, les investisseurs ont fui en masse vers les actions growth plus défensives qui se sont bien comportées non seulement au cours des deux dernières années, mais aussi au cours des dix dernières années. Il y a néanmoins un problème croissant avec les actions growth, elles sont devenues excessivement chères, alors que les actions value sont encore bon marché.

Bref historique de l’investissement value

Les fondements de la value comme style d’investissement ont été posés par Benjamin Graham et David Dodd dans Security Analysis, publié en 1934. Par la suite, Graham a consolidé ce style d’investissement dans Intelligent Investor en 1949. Ces deux livres ont influencé les investisseurs du monde entier, qualifiant Graham de « père de l’investissement value ». Ce style d’investissement a influencé le jeune Warren Buffett qui, déjà dans les années 1950, avait commencé à investir selon un style value en tant qu’étudiant de Graham.

Au cours des dernières décennies, un corpus bien établi de publications universitaires a démontré qu’il existait de solides arguments en faveur de ce style d’investissement. Basu [1977] a été le premier chercheur empirique à démontrer que les actions value génèrent des rendements supérieurs à ceux du marché. Fama et French [1992, 1993] ont présenté l’avantage de ce style d’investissement dans un modèle de valorisation des actifs, appelé modèle à trois facteurs (FF3).

Leur travail a été novateur à bien des égards et a ouvert la voie à la recherche universitaire qui s’est développée autour de la valorisation des actifs en général et plus particulièrement de la recherche factorielle.

Le cas de l’investissement long-terme

Malgré de mauvaises phases, le facteur value (actions bon marché) montre une forte surperformance par rapport aux actions growth (actions au prix élevé) sur de longues périodes aussi bien sur les marchés américain, européen et asiatique. En outre, la prime générée par la value est présente sur toutes les classes d’actifs, par exemple sur les obligations et les devises.

Selon les données du professeur Kenneth French, les actions value américaines ont surperformé les actions growth de 3,1 % par an entre 1926 et 2019 (voir graphique n°2). Ceci inclut toutes les mauvaises périodes pour la value à travers le temps (les flèches bleues indiquent les périodes de sous-performance relative de plus de -20%). Ainsi, les investisseurs de style value à long terme ont été récompensés. Warren Buffett en est un exemple vivant, bien que toute sa performance n’ait pas été uniquement déterminée par le facteur value (voir Frazzini, Kabiller et Pedersen [2013, 2018] – Buffett’s Alpha).

Graphique n°2 : Performances Value vs. Growth (USA, 1926-2019)

Source : Evli, Kenneth French website; marché boursier américain. Période 07/1926-07/2019. Les flèches bleues sur les baisses relatives de plus de -20%. Échelle logarithmique. À titre d’illustration seulement. Les calculs n’incluent pas les coûts de transaction ni les autres frais. Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.

Même dans la perspective plus objective d’un investisseur systématique, la value est certainement l’un des facteurs les plus convaincants. La value a tendance à avoir une faible corrélation avec d’autres facteurs, en particulier le momentum. Par conséquent, la value présente de nombreux avantages en termes de diversification pour n’importe quel investisseur.

L’investissement value aujourd’hui

Si l’on considère le rendement historique, la value a tendance à connaître de longues périodes de sous-performance. Comme à la fin des années 1990 ou plus récemment après la crise financière. Aujourd’hui, la différence de valorisation entre la value (bon marché) et la growth (prix élevés) en Europe est aussi extrême qu’en 2000, à l’apogée de la bulle informatique. C’est le cas pour le PER, le ratio cours/actif net (P/B) ou le ratio Price-to-free-Cashflow (PCF). Des niveaux extrêmes similaires peuvent également être identifiés sur les marchés américains et internationaux.

Graphique n°3 : Value européenne évaluée à 1/3 des actions growth (niveaux de décote extrêmes similaires à ceux de 2000)

Source : Evli, Bloomberg, MSCI

Pour l’investisseur à long terme, nous pensons que la value devrait être l’un des éléments constitutifs d’un portefeuille d’actions stratégique. Non seulement la recherche empirique apporte des preuves solides de performances générées historiquement, mais les théories fondées sur le risque et les théories comportementales permettent de comprendre pourquoi les actions value continueront de surperformer les marchés à long terme.

En septembre, sur une à deux semaines, les marchés se sont retournés et les investisseurs sont passé d’un style momentum à un style value. Il y a eu une hausse particulièrement importante sur la value en quelques jours, ce qui peut relever d’un signe avant-coureur d’une surperformance de la value à court terme.

En conclusion, nous pensons que les données techniques les plus récentes (prix extrêmement bas) et les arguments apportés par la recherche universitaire justifient une approche value à la fois sur le plan tactique et stratégique.

 

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.

Evli gère au total de 13,3 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 06/2019). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 69,6 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,7% (30 juin 2019). La société compte plus de 260 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

 

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YCAP AM – Le cycle haussier continue indépendamment des fondamentaux

Perspectives


Par Jean-Jacques Ohana, Responsable de la gestion d’actifs YCAP AM

Paris, le 15 novembre 2019

En cinq graphiques : les marchés persistent à poursuivre une hausse que les fondamentaux ne parviennent pas à ralentir.

Pour accéder au fichier : YCAP AM Perspectives 151119

INFORMATIONS IMPORTANTES :

Ce document est destiné aux investisseurs professionnels. Toutes les informations disponibles sur le présent document ont un caractère purement informatif. Toutes les opinions exprimées sont celles d’YCAP Asset Management et ne constituent pas de conseil en investissement. Les données disponibles sur le présent document sont constituées à partir de sources réputées fiables mais n’ont pas été vérifiées par un organisme indépendant. Elles ne constituent ni un élément contractuel, ni une proposition ou une incitation à l’investissement ou à l’arbitrage. Les commentaires ne sauraient être considérés comme une sollicitation en vue de l’achat ou de la vente d’instruments financiers mentionnés. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Nous recommandons avant toute décision d’investissement de vous informer soigneusement auprès d’YCAP Asset Management.

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