EVLI – La précision est importante, même lorsqu’il s’agit d’investissement ESG

COMMENTAIRE |  10. 02. 2022

Par Marjaana Haataja,  Portfolio manager, global equities chez Evli Funds Management Ltd.

La quantité d’informations et de signaux contradictoires peut être source de confusion pour un investisseur. Comment, par exemple, évaluer la performance ESG des entreprises ?

Si vous ne faites pas attention, le trop-plein d’informations peut vous plonger dans un état de désespoir lorsque vous chercher à investir. Les états financiers des entreprises peuvent en effet être examinés sous de nombreux angles et comparés à l’aide d’une variété de ratios et de multiples. Les directions des entreprises publient leurs perspectives et les analystes les évaluent en retour. Les investisseurs disposent ainsi de données qui couvrent l’ensemble de l’économie ou d’un secteur spécifique, sans oublier les données ESG liées à l’environnement, au social et à la bonne gouvernance. Sur la base de ces informations, il est souvent possible de présenter des arguments solides aussi bien pour ou contre un investissement. Alors, comment apporter clarté, calme et cohérence au processus de décision d’investissement ?

Serait-il envisageable de s’attaquer à la vague d’informations disponibles avec, par exemple, un indicateur unique, comme un score ESG, fourni par une entreprise tierce ? En général, l’objectif d’un score est de décrire les risques et les opportunités ESG les plus importants auxquels une entreprise et son secteur sont confrontés, son degré d’exposition à ces risques et sa capacité à les gérer – y compris par rapport à ses concurrents.

L’illusion de la « solution simple »

Pour les investisseurs, cependant, la notation ESG ne donne pas nécessairement une image complète d’une entreprise. Selon le modèle de ceux qui établissent les notations, une entreprise peut avoir de bons résultats dans son propre secteur en matière de responsabilité, mais pour l’investisseur, le secteur en lui-même peut poser problème. Il se peut également qu’un conflit, un risque ou une opportunité particulières soient pondérées dans le modèle de notation d’une manière qui ne correspond pas à l’approche de l’investisseur.

Parfois, une entreprise peut passer d’une classification sectorielle à une autre dans les fichiers du fournisseur de notation lorsque l’orientation de l’activité évolue au fil des années. En conséquence, non seulement le secteur change, mais le modèle de notation utilisé pour évaluer les risques et opportunités ESG de l’entreprise dans ce nouveau secteur sont susceptibles de changer également. Une bonne note ESG peut devenir médiocre ou inversement, même s’il n’y a pas eu de changements majeurs dans l’activité de l’entreprise. C’est ce qui est arrivé récemment à une entreprise dont les principales sources de revenus ont longtemps été la fabrication et la vente de véhicules. Elle avait reçu une assez bonne note ESG dans cette classification sectorielle, mais après sa transformation en conglomérat, sa note ESG s’est vue abaissée de deux crans.

Et même avant ce changement de classification sectorielle, la note ESG de cette entreprise n’était pas évidente. Son score ESG était particulièrement bon dans le domaine de l’environnement, mais les perspectives de cette entreprise étaient compromises par leur faible production de véhicules électriques et hybrides. Par ailleurs, l’une des autres divisions de cette entreprise est consacrée à l’exploitation du charbon, ce qui est problématique en termes de lutte contre le changement climatique et qui reste une source d’énergie majeure dans le pays où cette entreprise est implantée. De plus, l’impact des plantations d’huile de palme développées par cette même entreprise pourrait également nécessiter un examen minutieux de la part d’éventuels investisseurs. De nombreuses questions peuvent ainsi être abordées dans le cadre d’une analyse de durabilité et une notation ESG ne constitue donc qu’un aperçu de la situation d’une entreprise.

Toutefois, le problème le plus évident de l’utilisation des notations ESG, notamment sur les marchés émergents, reste le manque de couverture des données, car certaines entreprises, en particulier parmi les petites et moyennes entreprises, ne sont pas couvertes par les notations. Devrions-nous alors ne pas investir du tout dans ces entreprises, ou simplement essayer de donner un sens à cet ensemble de données ?

Etablir des principes d’investissement en amont

Le risque réside dans l’absence d’un plan clair, un investisseur peut être distrait par des informations non pertinentes et des signaux contradictoires. Si notre approche de l’investissement devait être décrite en un mot, ce serait concentré. Nous avons soigneusement examiné et sélectionné ce que nous estimons être les critères de sélection essentiels, sur la base de nos propres principes ESG. La sélection des investissements et la construction du portefeuille doivent être aussi claires et fluides que possible, sans que les préférences personnelles, les partis pris ou les préjugés du gérant ne déterminent le contenu du portefeuille. Quelle que soit la quantité de données disponibles sur les états financiers ou les facteurs ESG, nous nous concentrons sur les informations que notre processus d’investissement définit comme essentielles.

Ainsi, Evli a développé sa propre base de données ESG pour aider les gérants à prendre leurs décisions conformément aux principes d’investissement responsable d’Evli.

Pour en savoir plus sur l’investissement responsable chez Evli :  https://www.evli.com/en/responsibility/responsible-investing

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 17,5 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 118,1 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,4% (31 décembre 2021). La société compte autour de 290 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Revue mensuelle février 2022

COMMENTAIRE |  04. 02. 2022

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Un début d’année en dents de scie

Après un début de mois de janvier positif, le sentiment des marchés a été dominé par différentes inquiétudes. Les marchés financiers ont été réveillés par l’attitude hawkish de la Fed. En décembre, la Fed a annoncé qu’elle allait accélérer la réduction de ses achats et éventuellement augmenter le taux des fonds fédéraux à 0,5 point de pourcentage dès le mois de mars. Le resserrement quantitatif (QT), en d’autres termes la réduction du bilan de la Fed, pourrait ainsi commencer beaucoup plus tôt que prévu, peut-être dès l’été.

La Fed doit agir rapidement en raison de la forte tendance sur l’emploi et des risques inflationnistes. Le marché obligataire a de son côté réagi négativement à la position plus optimiste de la Fed. Le rendement du Trésor américain à 10 ans a augmenté de 0,28 point de base en janvier et le rendement à 2 ans de 0,48 point de base lorsque les marchés obligataires ont commencé à réévaluer le rythme du resserrement de la politique monétaire.

La hausse des rendements a entraîné des rotations sur les marchés actions. Les valeurs technologiques américaines se sont effondrées, tandis que la value et les valeurs financières ont augmenté. L’indice Nasdaq Composite a chuté de 9 %, alors que la baisse de l’indice S&P 500 s’est arrêtée à 5 %.

Les taux longs ont également augmenté dans la zone euro. Le rendement de l’obligation d’État allemande à 10 ans a augmenté de 0,18 point de base, terminant à un peu plus de zéro. Le rendement à 2 ans a  également atteint sur son plus haut niveau depuis avril 2019, lorsque les attentes d’un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne ont augmenté. La première hausse du taux de refinancement est désormais attendue avant la fin de l’année. L’euro s’est aussi affaibli de 2% par rapport au dollar, terminant à 1,123.

Réévaluation des perspectives de croissance

Outre les préoccupations relatives aux taux d’intérêt, les perspectives de croissance économique mondiale ont également été freinées en début d’année par l’apparition du variant omicron en Europe et aux États-Unis en décembre. Ce variant a réduit l’activité du secteur des services et sa propagation en Chine constitue un risque, car il pourrait ralentir les exportations du pays, perturber les chaînes d’approvisionnement et restreindre le commerce mondial. Toutefois, vers la fin du mois de janvier, un certain optimisme s’est fait sentir quant au recul de la vague omicron, qui s’est avéré moins meurtrière que les variants précédents.

Par ailleurs, la saison des résultats a démarré sur les chapeaux de roue. Alors que les prévisions des analystes pour le dernier trimestre de 2021 étaient étonnamment modestes, les bénéfices des entreprises les ont largement dépassés. Jusqu’à présent, environ un tiers des sociétés du S&P 500 ont publié leurs bénéfices et 78 % d’entre elles ont réussi à dépasser les prévisions consensuelles des analystes. La croissance moyenne des bénéfices a été de 25 %. La même tendance forte peut être observée en Europe, même si moins d’entreprises ont publié leurs résultats jusqu’à présent.

Toutefois, en raison des récentes incertitudes, de nombreuses entreprises restent prudentes dans leurs perspectives de début d’année. La croissance des bénéfices des entreprises pour l’ensemble de l’année devrait être d’environ 7 à 9 %, selon les régions.

Les intentions de la Russie créent de l’incertitude

Les tensions entre la Russie et les États-Unis au sujet de l’Ukraine ont suscité quelques inquiétudes sur les marchés. Ces tensions vont entretenir de l’incertitude quant à l’évolution de l’économie mondiale et de l’inflation. Cependant, la plupart des estimations ne prévoient pas l’expansion d’une guerre hybride en dehors de l’Ukraine.

D’autre part, les répercussions d’éventuelles sanctions économiques et contre-sanctions sur l’approvisionnement en énergie et en matières premières ainsi que sur leurs prix devraient avoir un impact négatif sur l’économie et les marchés mondiaux. Le prix du pétrole brut Brent a par exemple grimpé à 94,7 USD par baril. En Europe, le prix du gaz naturel a baissé par rapport aux chiffres records de décembre, mais il est encore près de huit fois supérieur à celui de l’année précédente. Les prix du nickel et de plusieurs autres métaux ont également augmenté.

Graphique : Les hausses de taux de la Réserve fédérale américaine ont duré 11 mois en moyenne

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 17,5 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 118,1 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,4% (31 décembre 2021). La société compte autour de 290 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – En Suède, la plupart des fusions-acquisitions créent de la valeur

COMMENTAIRE |  26. 01. 2022

Par Janne Kujala, Directeur de l’équipe Nordic Equities chez Evli Funds Management Ltd et gérant du fonds  Evli Swedish Small Cap.

Les méga-fusions à grand renfort de publicité sont souvent un moyen garanti de détruire la valeur d’une entreprise. Mais le modèle suédois du conglomérat prouve qu’il existe une meilleure façon de se développer par croissance externe.

La plupart des personnes issues d’une business school sait que les fusions-acquisitions représentent un moyen presque garanti de détruire de la valeur – je le sais, car je fais justement partie des personnes concernées.

Toutefois, pour certains investisseurs, l’expérience d’acquisitions d’entreprises diffère complètement. En effet, outre les grandes fusions qui font l’objet d’une publicité importante, il existe une autre manière pour les entreprises de croître via l’acquisition.

L’acquisition de plusieurs petites entreprises privées constitue la stratégie de base d’un nombre étonnamment élevé de sociétés suédoises cotées en bourse. Il s’agit de conglomérats qui peuvent détenir et exploiter des centaines d’entreprises individuelles et en acheter une douzaine ou plus par an. Et ils ont tous des secteurs privilégiés dans lesquels ils ciblent ces entreprises.

Bien que chaque conglomérat ait ses propres caractéristiques, il existe des thèmes communs dans leurs opérations :

  • Leurs opérations ne nécessitent pas de dépenses importantes (c’est-à-dire qu’elles sont légères en termes d’actifs) mais manquent peut-être d’opportunités de croissance organique.
  • Les acquisitions sont financées par le flux de trésorerie interne.
  • Les cibles sont des entreprises non cotées bien gérées (et non en redressement).
  • Les multiples de l’acquisition sont nettement inférieurs aux multiples de l’acquéreur.
  • Les entreprises acquises ne sont pas intégrées à marche forcée et continuent souvent à fonctionner indépendamment sous l’ancienne direction et l’ancienne raison sociale. Au lieu d’une réduction explicite des coûts, les synergies éventuelles proviennent, au fil du temps, du partage des fonctions support du groupe et sans doute du partage des meilleures pratiques entre les sociétés du groupe.

Lifco : Acquisitions avec indépendance opérationnell

Prenons l’exemple de Lifco. Cette société suédoise possède et exploite près de 200 entreprises individuelles à travers le monde, chacune étant spécialisée dans l’une des nombreuses niches commerciales, allant des implants dentaires aux machines de construction. Bien que Lifco regroupe ses entreprises en trois secteurs d’activité (et huit autres divisions), chaque entreprise conserve un degré important d’autonomie.

Selon le rapport annuel de la société, « Lifco dispose d’un avantage unique en ce sens que le groupe offre aux petites et moyennes entreprises un actionnariat sûr et à long terme. Lorsque nous acquérons une entreprise, notre objectif n’est pas de la vendre à l’avenir. Nous ne cherchons pas non plus à réaliser des synergies et nous n’avons jamais délocalisé les opérations. L’idée est que les entreprises continuent de fonctionner comme elles le faisaient avant de faire partie du groupe Lifco et qu’elles puissent ainsi générer une croissance régulière de leurs bénéfices. »

Pour les entreprises, conserver leur indépendance opérationnelle après avoir vendu leur activité est une alternative intéressante par rapport, par exemple, à la vente à un concurrent qui chercherait à extraire des synergies de coûts à travers cette opération. En règle générale, les synergies de fusion-acquisition et l’indépendance opérationnelle s’excluent mutuellement. Il s’agit donc d’un avantage pour Lifco dans les négociations.

Lifco a été introduit en bourse en 2014. L’entreprise n’a pas levé de capitaux à ce moment-là et ne l’a pas fait depuis. Elle a plus que doublé son chiffre d’affaires depuis qu’elle est cotée, principalement par le biais d’acquisitions. Ses marges ont augmenté et son bénéfice par action a plus que triplé depuis l’introduction en bourse.

Grâce à une croissance régulière par le biais d’acquisitions réussies, les actionnaires de Lifco ont bénéficié, en plus d’une distribution de dividendes annuelle, d’une évolution très favorable du cours de l’action, qui a été multipliée par plus de 15 en sept ans.

Bufab : Acquisitions traditionnelles à la suédoise

Le fournisseur de pièces industrielles Bufab propose une autre version du modèle suédois de fusion-acquisition. Comparé à Lifco, Bufab est loin d’être aussi omnivore dans ses acquisitions ; la société acquiert des entreprises dans son propre secteur. Elle n’achète pas non plus d’entreprises au rythme d’une ou plusieurs par mois, mais plutôt une ou deux par an. Les synergies sont également davantage recherchées. En d’autres termes, le modèle d’acquisition de Bufab est plus proche d’une consolidation sectorielle traditionnelle.

Mais là où Bufab se distingue, c’est par la saveur suédoise qu’elle apporte à l’opération. Elle n’impose pas l’intégration à l’entreprise acquise, mais la laisse plutôt dicter son rythme. Les synergies sont recherchées, mais au niveau de la ligne supérieure plutôt qu’au niveau des coûts, et les entreprises conservent un degré élevé d’indépendance.

Le groupe ne s’attend pas à savoir ce qui est le mieux sur chaque marché, c’est pourquoi une grande partie des décisions sont prises au niveau des entreprises locales. En plus de 40 ans d’existence, Bufab n’a jamais connu d’année déficitaire. Comme Lifco, elle a également plus que triplé son bénéfice par action au cours des sept dernières années sans lever de capitaux supplémentaires. Les actionnaires ont été récompensés par une multiplication par huit du cours de l’action depuis l’introduction en bourse en 2014.

Une meilleure façon de procéder lors des acquisitions

Bufab et Lifco ne sont que deux exemples de toute une série d’entreprises, dans des secteurs très variés, qui appliquent le modèle suédois de conglomérat. Il s’agit d’acquérir régulièrement et bien, c’est-à-dire des entreprises de qualité à des multiples raisonnables, généralement avec un flux de trésorerie propre.

Acquérir de petites entreprises fréquemment, plusieurs fois par an dans de nombreux cas, signifie que les sociétés ont beaucoup de pratique. Elles disposent également d’un historique à montrer aux investisseurs. Elles ont en effet plus de chance de réussir ce qu’elles ont déjà réalisé plusieurs fois, elles ont des critères d’acquisition précis et elles ne s’en écartent pas. Elles ne payent pas trop cher et savent comment intégrer de nouvelles entreprises – ou elles décident parfois de ne pas les intégrer. Une fois qu’elles ont la réputation d’exceller dans un domaine, les investisseurs seront probablement plus disposés à l’intégrer dans leurs évaluations en tant que prime par rapport à certains concurrents moins performants.

C’est pourquoi nous pouvons dire que la plupart des fusions-acquisitions créent de la valeur. Du moins, c’est effectivement le cas pour les entreprises suédoises.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 17,5 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 118,1 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,4% (31 décembre 2021). La société compte autour de 290 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – Revue mensuelle janvier 2022

COMMENTAIRE |  11. 01. 2022

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Une augmentation exponentielle

Le nombre de nouvelles infections par le virus Covid-19 a augmenté de manière exponentielle dans les pays occidentaux en décembre. Au Royaume-Uni, en France et aux Etats-Unis, par exemple, le pic d’infections antérieur a été dépassé plusieurs fois. L’Allemagne a renforcé les restrictions sur les activités, ce qui a entraîné une diminution du nombre de cas.

Malgré les taux d’infection extrêmement élevés, le nombre de personnes nécessitant des soins hospitaliers et le nombre de décès n’ont pas augmenté aussi rapidement. Cela pourrait s’expliquer en partie par le variant omicron, qui semble causer des symptômes plus légers que les précédents variants. Les estimations de l’efficacité des vaccins ont néanmoins dû être révisées.

Malgré le pic des infections, les marchés boursiers étaient en plein essor. L’indice boursier MSCI Europe a augmenté de plus de 5 % et l’indice MSCI Amérique du Nord de plus de 3 %. Depuis le début de l’année 2021, l’Europe a progressé de 22 % et l’Amérique du Nord de 39 % en euros. L’augmentation de la valeur de l’indice américain S&P 500 en euros est la plus importante de ce millénaire. La dernière fois qu’une augmentation de valeur similaire a été observée, c’était en 1999.

En revanche, le marché des actions chinoises a fortement baissé en décembre, et la baisse en 2021 a été de 17 % en euros. Cette faible performance est principalement la conséquence des réformes mandatées par le gouvernement central dans de nombreux secteurs. Il est à craindre que les problèmes du secteur immobilier ne se répercutent sur les perspectives de croissance du pays et au-delà de son économie.

L’optimisme économique se maintient

L’optimisme quant à la vigueur du développement économique s’est maintenu malgré les revers. L’année 2021 semble s’être terminée positivement, du moins jusqu’à Noël. Aux États-Unis, l’indice ISM, qui décrit la confiance dans le secteur manufacturier, s’est maintenu au-dessus de 60 points, atteignant 61,1 points en décembre. En outre, la confiance des consommateurs a légèrement augmenté, à 115,8 points, dans l’enquête du Conference Board.

Le nombre de nouveaux emplois s’est élevé à 210 000, soit beaucoup moins que prévu, mais le chômage a continué de baisser et s’est établi à 4,2 %. Aux États-Unis, le chômage pré-Covid-19 se situait entre 3,5 et 4,0 % de la population active en 2018-2019.

Il est à craindre que le resserrement du marché du travail continue de se répercuter sur les salaires et, par conséquent, sur les prix à la consommation.

Le pic des infections au virus à la fin de l’année dernière se reflétera probablement encore dans l’activité économique au premier semestre de la nouvelle année. Les absences pour cause de maladie ont contraint de nombreuses compagnies aériennes et de transport à annuler des trajets et des livraisons. La production est également entravée par les restrictions imposées dans de nombreux pays, et il est à craindre que la pénurie de composants ne s’aggrave à nouveau. La croissance mondiale pourrait chuter de deux points de pourcentage au premier trimestre, mais elle devrait se redresser au printemps. Les prévisions de croissance mondiale pour 2022 n’ont pas été sensiblement ajustées à la baisse, du moins pas encore, même si la tendance semble erratique.

Les banques centrales sortent de leur sommeil

Lors de sa réunion de décembre, la réserve fédérale américaine a décidé d’accélérer la réduction progressive de son programme d’achat, qui prévoit trois hausses de taux en 2022. Le président de la Fed, Jerome Powell, ayant déjà annoncé ces mesures dans un discours début décembre, l’attitude plus « faucon » de la Fed n’a pas surpris les marchés.

D’autre part, le taux de base de la Banque d’Angleterre a été relevé de 0,25 point de pourcentage, mettant fin à la période d’intérêt zéro. L’économie britannique a connu un ralentissement, et l’inflation a atteint 5,1 %, mais en 2022, l’économie devrait connaître une croissance de 4 à 5 %, avec une inflation d’environ 5 %. La livre a connu une tendance à l’affaiblissement, et les primes de risque des obligations Gilt (dette souveraine britannique) sont en hausse par rapport aux obligations d’État allemandes. En revanche, la Norges Bank a de nouveau relevé son taux de dépôt de 0,25 point de pourcentage.

La Banque centrale européenne n’a pas modifié son taux de refinancement ni son programme d’achat en décembre mais a confirmé que le programme PEPP prendra fin en mars. En revanche, le programme APP sera quelque peu élargi au printemps. Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a souligné la politique de taux d’intérêt modérés de la BCE et a prévu que les taux d’intérêt officiels n’augmenteront pas avant 2023. La BCE prévoit que l’inflation dans la zone euro sera de 3,2 % cette année et de 1,8 % en 2023.

Les taux d’inflation et les politiques de taux d’intérêt des banques centrales sont les facteurs clés du marché cette année.

Graphique : Rendements annuels de différents marchés d’actions en euros de 2000 à 2021

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 16,8 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 9/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 124,5 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 16,1% (30 septembre 2021). La société compte autour de 280 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

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Neuberger Berman – LIVRE BLANC : La prochaine vague de réformes au Japon

 

 

Livre Blanc

Paris, le 10 décembre 2021.

Par Kei Okamura, Directeur de la gestion des investissements au Japon chez Neuberger Berman.

Les questions de gouvernance, de gestion de capitaux et de durabilité sont au centre des préoccupations des entreprises japonaises depuis une dizaine d’années, mais le rythme de ces changements pourrait bientôt s’accélérer. La révision du droit de la gouvernance des entreprises ainsi que la refonte prochaine de la Bourse de Tokyo visent en effet à renforcer le rôle de la gouvernance et de la gestion du capital dans l’amélioration de la valeur actionnariale et étendent leur champ d’action à des questions telles que la diversité et le changement climatique. Dans ce livre-blanc, nous évaluons les implications potentielles de ces changements et expliquons pourquoi la capacité des entreprises à s’adapter à cette nouvelle législation pourrait s’avérer cruciale pour leur réussite future.

Au cours des 12 à 24 prochains mois, les entreprises japonaises vont se lancer dans une refonte historique dans leur manière de concevoir la gouvernance d’entreprise, la gestion du capital et les risques environnementaux et sociaux, afin d’identifier les opportunités de croissance durable à long terme. Ces questions sont au centre des préoccupations depuis le début des années 2010, lorsque l’ancien Premier ministre Shinzo Abe avait placé les réformes de la gouvernance d’entreprise au cœur des ses stratégies de croissance pour le pays, connues sous le nom d’Abenomics.

Cette fois-ci, c’est le Code japonais de gouvernance des entreprises qui a été révisé en juin 2021 afin de mettre l’accent sur le rôle des conseils d’administration et de leurs comités dans l’amélioration de la valeur de l’entreprise pour les actionnaires. Le champ d’application de ce Code a également été élargi pour inclure les questions de durabilité telles que la diversité femme-homme et le changement climatique.

Le Code comprend désormais un élément d’application visant près de 60 % des 3 800 sociétés cotées du pays, qui devront adhérer au Code sur la base du principe « se conformer ou s’expliquer » pour devenir membres de la très convoitée section Prime de la Bourse de Tokyo. Cette section devrait être lancée en avril 2022. Parallèlement, le gouvernement envisagerait aussi de réviser les règles actuelles de communication sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que sur les risques liés au changement climatique pour les entreprises.

Nous pensons que le Japon est à l’aube d’une nouvelle vague de réformes plus profondes et plus complètes que celles initiées par les Abenomics. L’ampleur du changement pourrait également être plus prononcée parmi les small & mid caps, qui étaient auparavant laissées pour compte dans les réformes de gouvernance. Selon nous, ces changements feront des gagnants et des perdants, tandis qu’une approche d’investissement bottom-up et active sur le long terme permettra d’identifier les entreprises capables de mener à bien ces réformes fondamentales tout en générant des opportunités de croissance durable.

Retrouvez le livre-blanc sur l’impact des prochaines réformes japonaises sur le site de Neuberger Berman : https://www.nb.com/en/fr/insights/whitepaper-japans-coming-wave-of-reform?audience=fr-financial-professionals&MID=1475702&RID=681521

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 25 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 400 professionnels. Sur sept années consécutives, la société a été désignée en première ou seconde place du classement Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 437 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2021. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

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EVLI – Revue mensuelle décembre 2021

COMMENTAIRE |  06. 12. 2021

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Covid 19 : le début d’une nouvelle vague

L’arrivée du nouveau variant du Covid-19, appelé Omicron et découvert à la fin du mois de novembre, a déclenché des opérations de couverture sur les marchés. L’indice Stoxx a chuté de 5,5 % par rapport au niveau record qu’il avait atteint le 17 novembre dernier, faisant diminuer la performance du mois de novembre à 2,7 % en territoire négatif. La performance de l’indice américain S&P 500 a quant a elle été de 0 %. Un mouvement à la baisse relativement important a été observé dans les niveaux de rendement des taux d’intérêt à long terme. Ainsi, le rendement de l’obligation d’Etat allemande à 10 ans est passé de -0,09 % à -0,35 %.

Ce nouveau variant du Covid-19 semble plus infectieux que les précédents et l’on sait peu de choses sur ses caractéristiques. De nombreux pays ont imposé des restrictions sur les voyages dans les pays d’Afrique australe, mais le variant a néanmoins été rapidement observé dans le monde entier.

Le nouveau variant Omicron vient s’ajouter à la liste des problèmes auxquels fait actuellement face l’Europe. Le nombre de nouvelles d’infections au Covid-19 a augmenté en novembre de manière presque explosive, dépassant les niveaux du printemps et de l’automne derniers. En Autriche et en Allemagne, le nombre de personnes nécessitant des soins hospitaliers a augmenté rapidement et a entraîné de nouvelles restrictions. En revanche, le nombre de nouvelles infections étaient en baisse aux États-Unis.

Les perspectives économiques s’affaiblissent en Europe et s’améliorent aux Etats-Unis

L’augmentation du nombre d’infections et des difficultés liées à la logistique et aux chaînes de sous-traitance, ainsi que la hausse des prix de l’énergie, ont assombri les perspectives de l’industrie européenne. L’indice IFO, un indicateur sur la confiance des entreprises allemandes, est passé du « boom » au ralentissement. Le commerce de détail et la consommation souffrent également des mesures restrictives qui sont à nouveau entrées en vigueur.

Aux États-Unis, la croissance économique a en revanche offert de bonnes surprises. Les résultats sur l’emploi ont été positifs et les consommateurs ont dépensé leurs économies. L’industrie manufacturière a souffert des mêmes problèmes qu’en Europe, mais la baisse a été moins importante. L’indice ISM de l’industrie manufacturière américaine est de fait passé de 58,7 à 57,0 points.

Néanmoins, l’inflation a continué à s’accélérer tant aux États-Unis qu’en Europe. En novembre, les prix à la consommation ont augmenté de 6,2 % par an aux États-Unis et de 4,9 % dans la zone euro. Malgré le niveau élevé de l’inflation et des anticipations d’inflation, les banques centrales sont restées déterminées dans leurs politiques et leurs discours, soulignant la nature temporaire des pressions sur les prix et le préjudice potentiel qu’un resserrement de la politique monétaire pourrait infliger à l’offre. Toutefois, la Réserve fédérale américaine a annoncé qu’elle réduirait ses achats sur le marché à partir de décembre, comme cela était attendu.

Des progrès difficiles dans l’atténuation du changement climatique

La réunion de la COP26 à Glasgow a permis d’avancer à petits pas pour freiner les conséquences du changement climatique. Cependant, il y a eu de nombreuses déceptions sur plusieurs questions importantes et cruciales, car les objectifs fixés étaient au final peu ambitieux. Les marchés émergents n’ont pas obtenu les fonds qu’ils espéraient pour couvrir les coûts, et les objectifs de neutralité carbone de la Chine et de l’Inde sont restés fixés dans un avenir lointain.

Les quelques 200 pays participant à la réunion sont parvenus à un accord sur la nécessité de mettre fin à l’usage de centrales électriques au charbon. Les États-Unis ont également annoncé des mesures visant à réduire leurs émissions de méthane, et des progrès ont aussi été réalisés dans l’élaboration de mécanismes afin de lancer un marché des émissions.

Graphique : La flambée des prix de l’énergie se poursuit en Europe

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 16,8 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 9/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 124,5 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 16,1% (30 septembre 2021). La société compte autour de 280 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – 10 réflexions pour 2022

 

 

Commentaire

Paris, 24 novembre 2021 – Les responsables des plateformes d’investissement de Neuberger Berman ont identifié les principaux thèmes qui les guideront dans leurs décisions d’investissement en 2022.

Par Joseph V. Amato, President et CIO Equities, Erik L. Knutzen, CIO Multi-Asset Class, Brad Tank, CIO Fixed Income, Anthony D. Tutrone, Global Head of Alternatives et Suzanne F. Peck, Head of Investments Private Wealth Management chez Neuberger Berman.

MACRO : LE DEBUT D’UNE NOUVELLE ÈRE

1 – Le début d’un nouveau cycle long, mais aussi plus volatil ?

Nous sommes actuellement en train de passer de la phase de reprise du cycle actuel à sa phase intermédiaire. Mais de quel type de cycle s’agira-t-il ? Le cycle précédent était le plus long de l’histoire et il n’a pris fin qu’en raison du choc exogène de la pandémie. Et la volonté des autorités monétaires de soutenir le cycle est encore plus grande aujourd’hui. L’innovation et les nouvelles lourdeurs sur les chaînes d’approvisionnement pourraient accroître la volatilité du cycle économique et des marchés, mais nous pouvons néanmoins nous attendre à une autre longue période de croissance.

2 – Inflation : plus élevée et plus problématique

Après 40 ans de baisse de l’inflation et des taux d’intérêt, la tendance semble changer, en raison des nouvelles priorités des banques centrales, de la réorientation stratégique de la Chine, de la transition énergétique, des pressions exercées sur les chaînes d’approvisionnement et du pouvoir de négociation de plus en plus important des salariés sur les gains de la croissance. Dans cette dynamique, la tendance à l’augmentation de l’offre et des coûts constituera probablement un défi pour les banques centrales. La façon dont ces dernières choisiront de naviguer dans un environnement d’inflation en mutation générera probablement de la volatilité sur les marchés au cours de l’année à venir.

3 – Une nouvelle ère d’économies politisées, et pas seulement en Chine

La réorientation stratégique en cours de l’économie chinoise privilégie explicitement les objectifs sociaux et politiques tels que la « prospérité commune » et le « circuit domestique » à la croissance pure et simple. Mais il ne s’agit pas seulement d’une tendance chinoise. Dans le monde entier, les autorités politiques et monétaires disposent aujourd’hui de plus d’outils, de plus de capacités et de plus de volonté pour orienter l’activité économique notamment dans la poursuite d’objectifs climatiques, d’égalité sociale, politiques, géopolitiques et de sécurité. Cela signifiera probablement une augmentation des impôts. Le rôle des marchés dans l’allocation des ressources diminuant, nous pourrions également assister à une augmentation de l’inadéquation entre l’offre et la demande, de l’inflation et de la volatilité.

4 – L’approche Net Zero devient mainstream

La 26e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP26) s’est achevée au moment où nous rédigeons ces perspectives. De nombreux pays ont entamé la COP26 avec du retard sur leurs engagements, mais l’élan semble se renforcer. L’agenda législatif « Fit for 55 » de l’Union européenne fixe de fait une norme très ambitieuse. Tout aussi important, le secteur privé va aussi de l’avant sur cette question : les entreprises ont pris de plus en plus d’engagements et mis en place des plans de réduction nette de leur émissions. De leurs côtés, les sociétés de gestion et les investisseurs ont aussi rejoint des initiatives net zero. Selon nous, il sera de plus en plus imprudent d’ignorer les risques liés au climat et à la politique climatique dans les portefeuilles d’investissement.

OBLIGATAIRE : LES TAUX S’AJUSTENT, LES INVESTISSEURS ADOPTENT UNE APPROCHE FLEXIBLE

5 – Un ajustement ordonné des rendements et des spreads obligataires

Les rendements des obligations d’État core restent faibles, en particulier par rapport à l’inflation actuelle, et les spreads de crédit sont selon nous parfaitement valorisés. Nous pensons que l’inflation et les spreads devraient respectivement augmenter et s’accentuer courant 2022. La recherche de rendement avec une duration courte ou nulle restera la priorité, mais des perturbations majeures du marché ou des problèmes de crédit importants semblent peu probables. Nous pensons qu’un environnement d’investissement obligataire plus tactique est en train de se développer.

6 – Les investisseurs adoptent une approche plus flexible dans leur recherche de rendement

Confrontés à une combinaison de taux bas qui repartent à la hausse, ainsi qu’à des spreads de crédit resserrés, les investisseurs sont susceptibles de redoubler d’efforts dans leur recherche de durations courtes, de taux variables et de sources de rendement moins corrélées entre elles. Ils peuvent compléter cette approche par un positionnement plus tactique, que ce soit à travers une exposition au risque de taux d’intérêt, par l’allocation d’actifs ou l’exposition à des marchés de niche à fort potentiel. Les opportunités susceptibles d’attirer l’attention des investisseurs vont du crédit à court terme, en passant par les prêts et les obligations adossées à des emprunts (CLO), aux obligations chinoises et aux obligations corporate hybrides européennes. Nous pensons qu’un ensemble de ces sources de rendements tactiques, de duration courte et moins corrélées pourrait générer des rendements dans l’année à venir.

ACTIONS : THÈMES LIEES A LA REFLATION

7 – Une dynamique de reflation sur les actions value et cycliques ainsi que dans certaines régions

La croissance économique est susceptible de favoriser les secteurs cycliques par rapport aux secteurs défensifs, la value par rapport au growth, les petites entreprises par rapport aux grandes sociétés et les marchés non américains par rapport aux marchés américains. Cette tendance a été interrompue en mars 2020 avec les sommets atteint par les rendements du Trésor, mais elle pourrait se réaffirmer lorsque les rendements recommenceront à augmenter, en particulier si cela s’accompagne d’une baisse du dollar américain. Cet environnement serait normalement de bon augure pour les marchés émergents, mais de nombreuses difficultés font que nous avons tendance à ne privilégier que certaines opportunités, telles que les entreprises leaders dans les secteurs de l’innovation en Inde.

8 – Avec des valorisation tendues, les dividendes deviennent essentiels

Le passif de sous-performance de la value est bien connu, mais les dividendes, en tant que sous-ensemble de la value, a fait encore pire au cours de la dernière décennie. Il existe trois sources de rendement pour les actions : la croissance des multiples, l’augmentation des bénéfices et enfin les revenus issus des dividendes. Actuellement, les multiples semblent tendus et les bénéfices ont augmenté au delà des attentes, ce qui nous laisse à penser que les revenus issus des dividendes pourraient être plus solides au cours de l’année à venir. Au cours des 50 dernières années, les dividendes ont représenté environ 30 % du rendement total des actions. De plus, dans un environnement marqué par l’inflation avec des taux bas qui repartent à la hausse, les dividendes des actions représentent également un moyen d’obtenir une exposition à une duration courte et à l’inflation au sein des portefeuilles avec des valorisations relativement attractives.

STRATEGIES ALTERNATIVES : DE MOINS EN MOINS OPTIONNELLES

9 – Un plus grand nombre d’options de diversification non traditionnelle pour les investisseurs

Les investisseurs sont confrontés à des valorisations élevées sur de nombreux marchés growth, combinées à une hausse des rendements et à une diminution des avantages de diversification des obligations core, ainsi qu’à un risque d’inflation supérieur aux récents niveaux de tendance. Cette situation devrait inciter tous les types d’investisseurs à augmenter et à diversifier leurs allocations sur les stratégies alternatives, liquides et non liquides, ainsi que leur exposition aux actifs susceptibles d’atténuer l’impact de l’inflation transitoire et pérenne, tels que les matières premières et l’immobilier. Les investisseurs individuels pourraient avoir la capacité d’effectuer le mouvement le plus important, car les produits de private equity et de dette privée leur deviennent de plus en plus accessibles.

10 – Le risque d’exécution, et non le risque de marché, déterminera probablement le succès des investissements

Les valorisations sont élevées dans les opérations actuelles de private equity. Cependant, si la valorisation de départ peut être un déterminant important des rendements à long terme des actions, la corrélation n’est pas aussi forte sur les marchés non cotés. Nous pensons que cela pourrait être particulièrement vrai pour les opérations actuelles, du venture au buy-out. Alors que les opérations passées reposaient souvent sur l’achat à bas prix et l’utilisation de l’effet de levier, nous constatons que l’opération classique d’aujourd’hui est composée à plus de 50 % de capitaux propres et que ses rendements potentiels dépendent de la réussite des améliorations opérationnelles et stratégiques et des programmes de fusion et d’acquisition (M&A).

Pour aller plus loin, Neuberger Berman a rassemblé ses responsables de plateformes d’investissement autour d’une table-ronde afin d’échanger sur les principales tendances qui guideront leurs décisions d’investissement en 2022. A découvrir sur leur site (en anglais) : https://www.nb.com/en/fr/solving/solving-2022

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 25 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 400 professionnels. Sur sept années consécutives, la société a été désignée en première ou seconde place du classement Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 437 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2021.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

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EVLI – Perspectives macro sur les marchés nordiques pour 2022

COMMENTAIRE |  23. 11. 2021

La société de gestion finlandaise Evli revient sur les thèmes clés qui ont marqué les marchés actions et obligataires nordiques au cours de l’année et détaille ses perspectives pour 2022 pour l’ensemble de la région.

PERSPECTIVES MACRO SUR LES MARCHÉS NORDIQUES

Thèmes clés : résultats solides et pression inflationniste

La fin de cette année s’annonce très positive. Nous sommes au beau milieu d’une saison des résultats exceptionnelle et l’économie mondiale tourne pratiquement deux fois plus vite qu’à l’accoutumée. Les économies nordiques ne font pas exception et nous observons une croissance robuste pour toutes les économies nordiques.

L’année prochaine s’annonce un peu plus délicate, un peu comme une année Docteur Jekyll et M. Hyde : le premier semestre devrait se présenter comme une continuité de la dynamique observée sur les marchés à la fin de cette année, c’est-à-dire une croissance économique extrêmement rapide, mais aussi avec une certaine pression inflationniste. Au second semestre, nous prévoyons néanmoins un ralentissement des taux de croissance économique par rapport aux tendances à long terme et une dissipation progressive de la pression inflationniste qui frappe actuellement l’économie mondiale.

Les marchés nordiques sont relativement solides dans l’environnement actuel

Les marchés nordiques ont bien performé malgré la crise du Covid-19 avec une chute de l’activité économique beaucoup plus faible que le reste du monde et de l’Europe. Et c’est pourquoi le rebond n’a pas été aussi rapide qu’ailleurs, car la baisse a été moins importante que pour d’autres économies.

De plus, les populations des pays nordiques sont beaucoup plus vaccinées que la plupart des autres économies de l’OCDE. Nous prévoyons donc beaucoup moins de risques liés à un retour du Covid-19 ou d’un variant. Nous observons également une croissance robuste dans la quasi-totalité des économies nordiques, en particulier en Norvège. La Suède connaît également une croissance rapide, et la Finlande rebondit aussi de manière très satisfaisante. La Norges Bank a par ailleurs déjà relevé ses taux d’intérêt et envisage une nouvelle hausse. Les pays nordiques semblent donc relativement solides dans l’environnement actuel.

MARCHES ACTIONS NORDIQUES

Une forte augmentation des introductions en bourse

L’un des thèmes à retenir de cette année sur les marchés actions nordiques est sans aucun doute le nombre croissant d’introductions en bourse, notamment en Finlande et en Suède. Le principal moteur de cette croissance que l’on observe depuis au moins deux ans réside dans l’excès de liquidités et les multiples élevés qui en résultent. Par ailleurs, nous pensons que les facteurs structurels jouent aussi un rôle important dans ce phénomène, en particulier en Suède. En effet, la Suède dispose d’un écosystème unique où, en plus des investisseurs institutionnels traditionnels, il existe de plus petits investisseurs professionnels qui fournissent des capitaux et des liquidités à ces jeunes entreprises en devenir. Selon Bloomberg, Stockholm a en effet produit plus de licornes par habitant que toute autre région du monde, à l’exception seulement de la Silicon Valley. La Suède dispose donc d’un environnement vraiment unique, en particulier sur le segment des petites et moyennes capitalisations lorsqu’il s’agit d’actions cotées. En 2022, nous pensons que ce rythme d’introductions en bourse va se poursuivre, tant en Finlande qu’en Suède, mais qu’il faudra néanmoins rester attentif à la qualité et à la valorisation des prochaines introductions.

MARCHES OBLIGATAIRES NORDIQUES

Une année positive pour le marché nordique des obligations corporate

L’année 2021 a été jusqu’à présent très bonne pour le marché nordique des obligations corporate et la demande des investisseurs pour cette classe d’actifs a augmenté. Les performances ont également été stables. La demande sur le marché secondaire est très élevée et l’activité sur le marché primaire a été un peu inférieure à nos estimations, ce qui a rendu le marché plus complexe à appréhender. Structurellement, la demande de nouvelles obligations a été beaucoup plus importante que l’offre sur le marché, ce qui est très bon pour le marché secondaire et pour les performances des portefeuilles d’obligations corporate.

Les émetteurs nordiques ont fait face à la crise de Covid-19

De leur côté, les émetteurs nordiques ont continué à renforcer leurs bilans dès le début de la crise du Covid-19. La crise fut un choc pour les sociétés nordiques qui se sont dès lors concentrées sur les flux de trésorerie pour maintenir leur bilan et assurer leur fonctionnement pendant les confinements qui imposaient certaines limites à l’activité.

Les entreprises nordiques ont fait un excellent travail et nous nous attendons à ce que cela continue l’année prochaine. En effet, ces sociétés ont été très actives, elles ont refinancé les échéances à venir alors que le financement est très peu cher sur les marchés de capitaux. Elles ont donc émis de nouvelles obligations et refinancé les prochaines échéances de deux à trois ans, repoussant par conséquent le mur de refinancement à plus tard. Ainsi, les sociétés nordiques ont été retirées des pics importants dans les profils de maturité.

Les marchés obligataires nordiques se distinguent par leur potentiel de rendement total return

Dans ce contexte de faibles rendements, on estime souvent que l’obligataire n’offre pas aux investisseurs de rendements significatifs. Mais nous pensons au contraire que l’écart de rendement des spreads rend le marché obligataire nordique relativement attractif. En 2022, les investisseurs devraient pouvoir générer de très bons rendements sur le marché nordique des obligations corporate. Il devient en effet de plus en plus difficile dans ce cycle de réaliser des rendements positifs sur l’obligataire, et le marché nordique constitue l’un de ceux qui se distinguent vraiment par leur potentiel de rendement total return.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 16,8 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 9/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 124,5 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 16,1% (30 septembre 2021). La société compte autour de 280 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

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EVLI – Revue mensuelle novembre 2021

COMMENTAIRE |  08. 11. 2021

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Forte hausse sur les marchés actions

La confiance des marchés s’est renforcée durant le mois octobre, les investisseurs pressentant le début d’une très bonne saison des résultats. Et en effet la publication des résultats du troisième trimestre a démarré sur les chapeaux de roue, les banques ont de fait annoncé des bénéfices nettement supérieurs aux prévisions. Cette croissance des bénéfices des banques a été notamment stimulée par l’activité des marchés financiers et les annulations de provisions pour pertes sur créances, ces dernières ayant un impact ponctuel sur leurs résultats.

Néanmoins, durant cette saison des résultats, les entreprises ont fait face à une forte demande, des pressions croissantes sur les coûts ainsi qu’à des problèmes de disponibilité des composants. Apple a par exemple annoncé que ses ventes avaient augmenté de 29 % par rapport à l’année précédente, mais que les coûts supplémentaires causés par les problèmes de production s’élevaient à 6 milliards de dollars.

Cette dynamique des marchés financiers a par ailleurs éclipsé les indicateurs économiques plus faibles. Ainsi, aux États-Unis, l’augmentation du nombre de nouveaux emplois a été inférieure aux prévisions et les consommateurs américains se sont montrés plus prudents qu’auparavant. Toutefois, le PIB américain a retrouvé son niveau d’avant la crise, même si l’inflation est restée élevée.

La confiance des industriels a commencé à baisser en Europe également, en raison de la hausse des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes de sous-traitance. Toutefois, les craintes d’une propagation des problèmes du secteur immobilier chinois se sont dissipées.

La hausse des prix de l’énergie a accéléré l’inflation

La forte hausse des prix de l’énergie au début de l’automne s’est répercutée sur l’inflation. Dans la zone euro, la variation annuelle des prix à la consommation a atteint un niveau de 4 % tandis qu’aux États-Unis, l’inflation est restée supérieure à 5 %.

La hausse des prix du gaz naturel et de l’électricité s’est également répercutée sur les coûts des entreprises ainsi que sur les dépenses des consommateurs. En France et en Espagne, le gouvernement a décidé d’accorder des subventions pour atténuer les effets de cette hausse. Le prix du gaz naturel sur le marché européen s’est ainsi stabilisé à la fin du mois, et il reste à voir si les mois d’hiver maintiendront les prix élevés.

Le prix du pétrole brut a quant à lui augmenté de 7 % en octobre, dépassant les 80 dollars le baril, et la hausse devrait se poursuivre et atteindre les 100 dollars.

Dans leurs prévisions d’inflation, les analystes estiment donc que le « pic d’inflation » sera plus long qu’auparavant. Toutefois, la plupart des estimations prévoient une baisse l’année prochaine.

Et malgré cette situation, la BCE et la Fed n’ont pas revu leurs politiques monétaires en octobre. Il n’y a pas eu non plus de changements majeurs dans les attentes des marchés concernant les décisions des banques centrales dans un avenir proche.

Lors de sa réunion de novembre, la Fed devrait annoncer le début de la réduction de son programme de rachat, avant de procéder à des hausses de taux d’intérêt.

Comme la réaction de la Fed à l’inflation a changé avec sa politique révisée, elle veut maintenant retarder le début des hausses de taux. Si les hausses de taux d’intérêt devaient suivre une trajectoire similaire à celle de 2015-2018, nous assisterions à une hausse totale de 2,25 points de pourcentage en trois ans. Toutefois, si les hausses suivaient la même voie que celle de la période 2004-2006, la hausse totale serait de 4,25 points de pourcentage en deux ans.

Par ailleurs, les taux d’intérêt longs à 10 ans se rapprochent des sommets atteints au printemps, et la question qui se posera dans les prochaines semaines sera de savoir s’ils les dépasseront. Le niveau de rendement de l’obligation d’État allemande ultra-longue à 30 ans a toutefois sensiblement diminué en octobre, et le segment long de la courbe des taux s’est nettement aplati.

Néanmoins, la courbe des taux à deux ans par rapport au taux allemand à 10 ans, c’est-à-dire la différence entre les taux d’intérêt à 10 ans et à 2 ans, laisse une grande marge de manœuvre pour une nouvelle augmentation. Les primes de risque sur les obligations d’État italiennes ont de leur côté augmenté.

Les perspectives pour l’année prochaine commencent à se dessiner

L’environnement économique reste très favorable aux marchés financiers. Les taux d’intérêt réels sont négatifs, les politiques économiques stimulantes se poursuivent et les banques centrales tiennent à garder un léger pied sur la pédale de frein, à moins que l’inflation ne devienne complètement incontrôlable. Nous pensons que les performances positives de l’économie mondiale se poursuivront l’année prochaine et fourniront une base pour la croissance des bénéfices des entreprises et la hausse des cours des actions. La nécessité d’une politique monétaire expansionniste diminuera toutefois, ce qui signifie une augmentation des taux d’intérêt.

Graphique : À quel rythme la Fed va-t-elle resserrer sa politique monétaire ?

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 16,8 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 9/2021). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 124,5 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 16,1% (30 septembre 2021). La société compte autour de 280 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – L’enjeu de la durabilité sur les marchés de dette émergente

 

 

Commentaire

Paris, le 28 octobre 2021.

Par Sean Jutahkiti, Head of Asian Credit Research & Kaan Nazli, Senior Economist for Emerging Markets Debt chez Neuberger Berman.

Ignorer la durabilité de la dette émergente n’est, faute d’un meilleur terme, plus soutenable.

Des représentants de près de 200 pays se rendront ce week-end à Glasgow pour la 26e Conférence des Nations unies sur le changement climatique des Etats signataires de l’Accord de Paris (COP26). Il ne fait donc aujourd’hui aucun doute que la durabilité constitue un enjeu véritablement mondial.

Pourtant, l’investissement durable s’arrête trop souvent à la frontière des pays émergents. Alors que les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) sont désormais un sujet majeur pour les marchés émergents, les différences entre les facteurs de durabilité et les performances ESG restent selon nous encore trop souvent confuses.

Une approche active, engagée et prospective pour des investissements véritablement durables est dès lors essentielle en raison de l’évolution rapide du paysage de la durabilité dans ces régions, notamment en Asie. Mais cette approche peut sembler difficile lorsqu’il s’agit d’obligations sur les marchés émergents, et encore plus lorsqu’elles sont émises par des Etats.

De la nécessité de mobiliser des capitaux

Les données suggèrent que les pays émergents abritent environ 80 % de la population mondiale, contribuent à environ 60 % du PIB mondial et génèrent deux tiers de ses émissions de carbone. En ce qui concerne le seul développement environnemental, HSBC a estimé que la Chine doit investir 200 000 milliards de RMB, soit 200 % de son PIB actuel, pour atteindre des émissions nettes nulles d’ici 2060. La Bank of America souligne quant à elle que l’Inde devrait investir plus de 400 milliards de dollars dans la réduction des émissions au cours de cette décennie.

La dette souveraine et la dette des entreprises ont ainsi un rôle majeur à jouer dans la mobilisation de ces capitaux et il en va de même pour les obligations vertes, sociales et durables (GSS – « Green, Social and Sustainability bonds »). Selon la Climate Bonds Initiative, les obligations vertes des marchés émergents sont celles qui ont connu la plus forte croissance en 2020 – la même année où la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB – « Asian Infrastructure Investment Bank ») a émis ses premières obligations durables et où la Chine est devenue le plus grand émetteur national d’obligations sociales.

Les investisseurs en dette émergente ont dès lors un rôle important à jouer dans la promotion de la durabilité. Mais cela pose un certain nombre de défis.

Des résultats indésirables produits par les notations ESG

Commençons tout d’abord par les émetteurs souverains.

Étant donné que les Etats élaborent les politiques et réglementent les industries, la durabilité du secteur public d’un pays n’est qu’une facette de leur impact. Un investisseur responsable sur la dette souveraine durable doit de fait avoir une compréhension approfondie du profil commercial et économique d’un pays, ainsi que de l’évolution de son contexte juridique et réglementaire. Sans cela, les notations ESG standard des normes et institutions d’un pays peuvent s’avérer trompeuses.

Nous pensons également que ces notations peuvent conduire à des résultats indésirables. Les pays relativement riches ont tendance à avoir des institutions plus fortes et des inégalités sociales plus faibles, ce qui se traduit par des notations ESG plus élevées. La Banque mondiale a calculé que 90 % de la variation des notes ESG de sept fournisseurs dans 133 pays peut s’expliquer par les différences de revenu national par habitant. Si l’argent suit les notations, les pays les plus riches ont tendance à s’enrichir et les pays les plus pauvres ne reçoivent pas les fonds nécessaires pour atteindre les objectifs de développement durable fixés par les Nations unies (ODD). Cela peut constituer un frein important au progrès.

C’est pourquoi il est important de mettre l’accent sur l’avenir, parallèlement à des considérations de « Best-in-class ». Les exclusions ont également un rôle à jouer : actuellement, 20 émetteurs souverains représentent un quart du marché que nous ne nous attendrions pas à voir figurer dans un portefeuille de dette émergente durable. Mais nous pouvons considérer d’un œil beaucoup plus favorable des pays plus pauvres et peut-être même moins bien notés sur le plan ESG que ceux que nous excluons, s’ils font preuve de solides progrès.

L’engagement joue également un rôle de plus en plus important, même si cela pose des défis particuliers avec les émetteurs souverains. Si les progrès au niveau des pays peuvent être lents et modestes, un engagement ciblé des investisseurs contribue selon nous à de meilleures performances dans des domaines clés tels que les émissions de carbone, la contribution à la transparence fiscale mondiale ou la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Fait important, cette approche prospective influence également les objectifs de durabilité sur lesquels les investisseurs mettent l’accent. Selon nous, tous les ODD ne sont pas égaux, en particulier dans le monde émergent. Nous pensons que des questions telles que l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets sont importantes, quel que soit l’endroit où vous investissez, mais dans le monde émergent, les objectifs sociaux, et en particulier l’espérance de vie et l’éducation, sont essentiels, car ils créent les fondements indispensables à l’amélioration des autres ODD.

Evolution rapide des attitudes des entreprises et des consommateurs

L’environnement est assez similaire du côté des entreprises émettrices.

En particulier parmi les émetteurs High Yield, qui sont généralement moins préparés et plus exposés aux transitions liées à la durabilité, nous constatons déjà que le marché reconnaît la qualité supérieure des émetteurs ayant un score ESG élevé. Au cours des cinq dernières années, par exemple, le rendement et la volatilité de l’indice JPMorgan ESG Asia Credit High Yield (JESG JACI HY) ont été similaires à ceux de l’indice JACI HY traditionnel. Toutefois, au cours des 12 derniers mois, période la plus difficile pour cette classe d’actifs, le JESG JACI HY a affiché des rendements plus élevés et une volatilité plus faible et cette surperformance devrait encore s’accentuer. Si les régions émergentes telles que l’Asie sont encore à la traîne en matière de durabilité, c’est souvent là que les besoins en investissement sont les plus importants et où les attitudes des gouvernements, des entreprises et des consommateurs évoluent le plus rapidement.

Nous avons déjà mentionné les énormes investissements liés au climat requis rien que par la Chine et l’Inde, par exemple. Nous constatons également une demande croissante d’égalité sociale et, surtout en Asie, une réactivité accrue des gouvernements : l’objectif de « prospérité commune » de la récente réorientation stratégique de la Chine en est un des exemples les plus visibles et marquants.

De plus, et toujours en Asie, les régulateurs affinent leurs exigences en matière de transparence sur la durabilité des entreprises : Hong Kong a pris les devants avec un certain nombre de mesures, mais un autre exemple important est celui du Securities and Exchange Board of India (SEBI), qui a renforcé ses exigences avec l’introduction de ses règles en matière de responsabilité des entreprises et de rapports sur le développement durable (BRSR). Parallèlement à l’apport coordonné de l’initiative Sustainable Stock Exchanges (SSE) des Nations unies, des mesures de ce type pourraient contribuer à mettre en évidence les paramètres de performance en matière de durabilité dans différents pays, secteurs et entreprises, augmentant ainsi la pression concurrentielle en faveur du progrès.

Comme pour les émetteurs souverains, cette dynamique souligne l’importance d’une approche prospective et d’un programme d’engagement substantiel, notamment avec les émetteurs High Yield, afin d’identifier les gagnants et les perdants potentiels de la transition et d’aider les entreprises à s’adapter.

Un momentum important sur les marchés émergents

Prenons quelques exemples afin de détailler ce que nous entendons par une approche d’investissement tournée vers l’avenir.

Parmi les Etats, nous pouvons citer la Côte d’Ivoire. À première vue, ce pays ne semble pas être un leader en matière de durabilité. Il a fallu un conflit armé pour que le perdant des élections présidentielles de 2010 concède sa défaite et la stabilité politique reste encore un défi. De plus, le taux de travail des enfants dans le pays reste très élevé.

Malgré ces difficultés, ce pays fait des progrès remarquables, notamment en ce qui concerne l’amélioration constante de l’espérance de vie (à partir de niveaux déjà relativement élevés) et le nombre d’années de scolarité prévues et réalisées. Selon le Bertelsmann Stiftung et le Sustainable Development Solutions Network (SDSN), parmi les pays africains, seul le Kenya a obtenu une plus grande amélioration de ses scores de développement durable au cours des cinq années précédant 2020.

Parmi les entreprises, prenons l’exemple d’un producteur d’aluminium chinois auprès duquel nous sommes engagés depuis un certain temps. Il s’agit d’un secteur très gourmand en énergie et l’intensité carbone de la société est supérieure à la moyenne du secteur car plus de 90 % de son énergie provient de centrales électriques au charbon.

Nous considérons toutefois que sa direction générale est prévoyante dans ce domaine, notamment en raison des derniers objectifs de réduction des émissions fixés par le gouvernement chinois. L’entreprise a chargé un consultant extérieur de définir sa stratégie de décarbonisation d’ici le début de l’année prochaine. Nous savons déjà qu’elle prévoit de faire passer un tiers de son approvisionnement énergétique du charbon à l’énergie hydraulique d’ici fin 2022. Nous pensons que cette initiative, ainsi que la création d’une coentreprise avec une société de recyclage allemande pour produire de l’aluminium recyclé, lui confèrent une avance considérable sur ses pairs dans une perspective d’avenir.

Pour s’assurer que le capital va là où il est le plus nécessaire pour promouvoir la durabilité dans le monde émergent, nous pensons donc que les émetteurs de dette tels que ceux-ci, qui partent d’une base faible mais font déjà preuve d’une dynamique considérable, ont un rôle important à jouer dans les portefeuilles durables.

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