EVLI – L’investissement responsable et l’industrie de l’asset management

 

 

COMMENTAIRE |  17.02. 2021

Dans une série de trois commentaires, la société de gestion finlandaise Evli explorera l’évolution du rôle des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et de l’investissement responsable dans l’industrie de la gestion d’actifs. Nous reviendrons tout d’abord sur les caractéristiques de l’investissement responsable, puis nos experts analyseront l’implémentation de l’ESG au sein de leurs stratégies d’investissement et l’évolution du reprorting ESG. Enfin, Evli invitera Accelerando Intelligence pour évoquer l’importance de la transparence et de la clarté en matière d’ESG.

Episode 2 : L’implémentation de l’ESG dans les portefeuilles et l’évolution du reporting ESG

Nous poursuivons cette série avec Tomas Hildebrandt, Gérant Senior chez Evli, et Janne Kujala, Head of Nordic Equity, pour échanger sur l’implémentation d’une approche responsable au sein de différentes stratégies et de différents univers d’investissement.

Comment voir au-delà du green washing avant d’investir ?

Les entreprises sont sans aucun doute incitées à faire du green washing, c’est-à-dire qu’elles communiquent beaucoup sur le fait d’agir pour l’environnement sans pour autant mener des actions concrètes. Et comme souvent lorsqu’il s’agit de communication corporate, le langage utilisé est très promotionnel. Les investisseurs doivent donc déblayer tout cela. Pour les investisseurs qui cherchent la facilité, il est très aisé de se contenter d’acheter l’histoire « green washée », mais si un investisseur veut vraiment avoir un impact positif et faire de l’investissement réellement responsable, il doit en faire plus.

Progressivement, l’investisseur acquiert de l’expérience pour voir au-delà du green washing. Une façon de s’assurer que les entreprises agissent réellement, et qu’il ne s’agit pas que de paroles en l’air, est de savoir qui est en charge de la stratégie ESG, de préférence au sein du comité de direction. La gouvernance représente la clé pour vérifier si les entreprises qui se disent responsables le sont réellement. De plus, lors de l’examen des comités exécutifs, il est important de voir s’ils disposent de rapports ESG au niveau de l’entreprise. C’est la meilleure façon de s’assurer que des progrès sont réalisés par l’entreprise et qu’elle agit selon les objectifs fixés.

Quels sont les défis de l’exclusion et de l’intégration ESG ?

Une approche systématique en matière d’ESG et d’exclusion peut générer une sous-performance ou une surperformance systématique, mais cela peut toujours être compensé par un autre élément du portefeuille. Au contraire, il peut être beaucoup plus difficile de compenser une sous-performance ou une surperformance liée aux critères ESG en suivant une stratégie ad hoc.

Les exclusions peuvent avoir des effets sur les performances relatives d’un portefeuille en raison de différents événements, mais nous sommes convaincus que les exclusions sont positives sur le long terme.

Pour ce qui est de l’évolution des exigences concernant l’intégration des critères ESG, elle s’est renforcée et la barre a été placée plus haut au fil du temps. Mais c’est une bonne chose pour les gérants, car cela leur permet d’évoluer de manière plus responsable. De plus, nous avons désormais accès à davantage d’informations sur les sociétés en portefeuilles, notamment via les rapports sur leurs émissions de carbone ou encore sur l’égalité femme-homme. Les processus d’investissement doivent donc tenir compte de ces nouvelles données. L’approche ESG évolue sans cesse et, en tant que gérants, il est nécessaire d’avoir une démarche active face à ces différentes questions et ces défis, et de participer à plusieurs initiatives d’investisseurs qui apportent plus d’informations sur l’investissement responsable. C’est un travail continuel qui vise à avoir un impact sur les entreprises et sur les véritables enjeux sous-jacents, et pas seulement au niveau du portefeuille.

L’investissement responsable et les critères ESG réduisent-ils l’univers d’investissement ?

Il y a dix ans, l’approche ESG et l’investissement responsable faisaient leurs premiers pas. Et aujourd’hui, nous rencontrons trois types de clients sur ces questions. Un premier groupe pour qui la question n’est vraiment pas pertinente et qui ne recherche que le rendement. Ils ne sont pas très intéressés par les questions ESG, mais c’est une minorité aujourd’hui. Le deuxième groupe, le plus important, est constitué de clients qui s’intéressent à la responsabilité et aux questions ESG davantage dans une perspective de gestion des risques et généralement pour se prémunir contre les risques de réputation. Ensuite, le troisième groupe est constitué d’investisseurs de conviction, avec des questions particulières qu’ils souhaitent adresser via leurs investissements et dans leurs portefeuilles.

Pour répondre aux besoins de ces clients, les gérants doivent suivre toutes les positions au sein des portefeuilles et c’est pourquoi la transparence est ici essentielle. Il est donc important d’avoir accès à toutes les données et de pouvoir suivre précisément les processus d’investissement. Et comme l’investissement responsable peut s’avérer complexe, on peut dire qu’il y a plusieurs nuances de gris – ou de vert, le mieux est de proposer une solution qui convienne au plus grand nombre. Si un investisseur veut avoir des exclusions spécifiques ou des orientations particulières dans son portefeuille, les gérants doivent alors s’adapter et chercher d’autres solutions.

Mais cela signifie-t-il pour autant que l’espace d’investissement se rétrécit ? Pas nécessairement, car la plupart des entreprises prennent aujourd’hui les questions ESG très au sérieux. Il y a, bien sûr, des secteurs qui sont intrinsèquement plus problématiques. Mais ce qui est important, c’est que les entreprises elles-mêmes considèrent ces questions et fassent mieux dans les limites de ce qui peut être fait dans leur secteur d’activité. Prenons par exemple les industries très émettrices comme la sidérurgie ou les cimenteries : ces entreprises s’efforceront d’avoir des émissions plus faibles à l’avenir. Les gérants examineront ce que les entreprises peuvent faire en matière d’ESG, et pas seulement les reportings qu’elles publient aujourd’hui.

Ainsi, lorsque les gérants implémentent des stratégies responsables, cela peut réduire l’espace d’investissement dans une certaine mesure. C’est assez évident car ils adoptent une approche active sur les marchés. Aujourd’hui, il existe néanmoins de nombreuses techniques pour atténuer ce rétrécissement, telles que les stratégies factorielles qui peuvent optimiser les erreurs de tracking et permettre des exclusions avec un univers d’investissement plus étroit.

Mais, en fin de compte, il s’agit vraiment d’une question de conviction des investisseurs. Le point principal étant que la plupart d’entre nous est convaincu que les entreprises responsables réussissent mieux, ce qui conduit à de meilleurs bénéfices et donc à de meilleures performances.

Chez Evli, nous sommes persuadés qu’une stratégie ESG intégrée et réfléchie a des effets tangibles et positifs sur les performances absolues et relatives. De plus en plus d’études montrent que l’implémentation de stratégies responsables ou de stratégies ESG ne nuit pas aux performances. Ces dernières années, nous avons surtout constaté que les entreprises qui rencontrent des difficultés en matière de responsabilité sont assez rapidement sanctionnées sur les marchés. L’investissement ESG consiste précisément à prendre en compte tous les risques, mais aussi les possibilités et les opportunités. Les investisseurs peuvent toujours rechercher de nouvelles opportunités auprès des entreprises qui révisent leurs stratégies.

Prochain épisode : Evli invite Accelerando Intelligence pour échanger sur l’importance de la transparence dans l’approche ESG.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

A destination exclusive de la presse.

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EVLI – Revue mensuelle février 2021

COMMENTAIRE |  12. 02. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Le nombre d’infections au coronavirus continue d’augmenter

Le nombre d’infections lié coronavirus a commencé à augmenter fortement en janvier dans de nombreux pays, mais a néanmoins diminué vers la fin du mois. Les nouvelles formes du virus ont suscité des inquiétudes, et les problèmes de distribution des vaccins ont généré de la frustration. De plus, dans de nombreux pays d’Europe, les restrictions visant à freiner la propagation du virus ont été maintenues ou renforcées. Malgré cela, le nombre de nouvelles infections continue d’augmenter plus rapidement qu’auparavant.

Dès lors, dans les pays occidentaux, les performances économiques du premier semestre devraient être plus lentes que prévu, mais la confiance dans l’effet positif des vaccins reste élevée. Ainsi, la course entre les programmes de vaccination et la propagation de la maladie se poursuit.

Changement de cap aux Etats-Unis

Après le coup de théâtre des élections présidentielles aux États-Unis, les Démocrates ont finalement remporté deux sièges supplémentaires au Sénat en Géorgie et contrôlent ainsi le Sénat avec la plus petite marge possible. Cela facilitera, mais ne garantira pas, la mise en œuvre de l’ambitieux programme des Démocrates.

En témoigne la prise d’assaut du Capitole deux semaines avant l’investiture du nouveau président par des partisans furieux de Donald Trump. Les événements de Washington DC ont été un choc majeur, bien qu’ils aient pris fin rapidement.

Le nouveau président Joe Biden a de son côté lancé une campagne pour un nouveau plan de relance encore plus important et aussi pour améliorer l’efficacité du programme de vaccination américain. Il a également annoncé qu’il allait abroger de nombreuses décisions prises par son prédécesseur. Sous son impulsion, les États-Unis prévoient par exemple de rejoindre à nouveau l’Accord de Paris.

Par ailleurs, les attentes à l’égard de la reprise économique américaine sont fortes, et son PIB devrait retrouver son niveau habituel d’ici un an.

Néanmoins, la question de la hausse de l’inflation pèse sur les perspectives. Les mesures massives de relance monétaire et financière font augmenter à la fois le montant des liquidités et les revenus des ménages. La reprise de la consommation pourrait donc accélérer la hausse des prix. L’administration Biden a également proposé d’augmenter le salaire minimum à 15 dollars de l’heure aux Etats-Unis, ce qui pourrait augmenter le coût de la main-d’œuvre.

Cette situation pourrait conduire à une réévaluation de la politique monétaire de la Fed. Les attentes du marché en matière d’inflation pourraient également augmenter de manière significative par anticipation, ce qui entraînerait une hausse des taux à long terme.

De leurs côtés, les perspectives économiques de la zone euro ont été assombries par les difficultés persistantes posées par le coronavirus. La reprise économique en souffrira et le processus sera plus long que prévu. En Allemagne, le gouvernement par exemple a revu à la baisse ses estimations de croissance, passant de 4,4 % à 3,0 % cette année.

La confiance des consommateurs en Allemagne a également été affaiblie par la fin du remboursement temporaire de la TVA. Les pays européens devront donc envisager de nouvelles mesures économiques pour continuer à soutenir les consommateurs et les entreprises.

Quant à l’Italie, le gouvernement s’est effondré en raison d’un désaccord sur l’utilisation des fonds de relance de l’UE. Des tentatives sont actuellement en cours pour former un nouveau gouvernement basé sur une coalition plus large, l’ancien Premier ministre Matteo Renzi jouant ici un rôle décisif.

L’engouement pour les actions fait rage sur les marchés

La hausse du cours de l’action GameStop, une société américaine de jeux vidéo, qui est passée de 20 à 350 dollars en quelques jours, a suscité une attention considérable de la part des médias et du marché. La hausse du cours de la société déficitaire a été poussée par l’action des petits investisseurs. Les fonds spéculatifs qui avaient shorté cette action ont en conséquence souffert de la hausse du prix, perdant des dizaines de milliards de dollars.

De nombreuses autres actions ont été la cible d’un battage médiatique similaire. Par exemple, l’action  de la société finlandaise Nokia a grimpé d’environ 30 % sans qu’aucune nouvelle information relative à ses activités ne soit disponible. L’échange rapide en dérivés de ces actions à la mode a suscité des inquiétudes quant au fonctionnement des marchés et aux effets de pertes importantes.

En fait, le marché actions américain a baissé de 1,1 % à la fin janvier, et l’indice européen Stoxx 600 a chuté de 0,8 %. Le rendement des obligations américaines à 10 ans a dépassé le niveau de 1 % et s’est établi à 1,09 %. Le rendement des obligations souveraines allemandes à 10 ans est passé à -0,52 %. De plus, le renforcement de l’euro par rapport au dollar a pris fin et son taux de change s’est affaibli de 0,6 %.

Graphique :  Perspectives des entreprises industrielles aux États-Unis et évolution sur six mois des marchés des actions.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – 2021, le début d’un cycle très positif pour les marchés actions nordiques

 

 

COMMENTAIRE |  05. 02. 2021

Par Peter Lindahl, Responsable Tactical Asset Allocation, Janne Kujala, Gérant actions nordiques et Ville Tiainen, Analyste chez Evli.

Les principaux catalyseurs qui impacteront les marchés nordiques en 2021

Les taux d’intérêt au niveau mondial, la relance budgétaire ainsi que la reprise de la croissance économique seront les principales dynamiques qui impacteront les marchés nordiques en 2021.

Le thème de la reflation sera également très fort cette année, à mesure que la croissance mondiale reprend rapidement. Dès lors, il y aura une rotation entre les différents thèmes, du plus défensif au plus cyclique. Et le thème des small & mid caps sera le plus favorable aux actions nordiques, en particulier en Finlande et en Suède. De fait, les petites entreprises se portent généralement mieux dans un contexte de reflation, où la croissance et les bénéfices se redressent.

Nous avons analysé en ce sens notre benchmark pour les fonds small caps suédois ainsi que sur l’indice nordique à l’automne 2020 et nous l’avons comparé à l’indice MSCI Europe. Il en ressort que les entreprises industrielles ont un poids relatif beaucoup plus élevé dans les pays nordiques que dans le reste de l’Europe, ce qui joue en faveur des marchés nordiques.

Au niveau macroéconomique, les perspectives sont bonnes à l’échelle mondiale et nous nous attendons à une forte reprise au début de l’année. Les marchés nordiques se portent généralement bien dans ce genre d’environnement, car ils sont plutôt cycliques et fortement exposés à la croissance mondiale. De plus, leur forte exposition aux mid caps rend ce cycle de reflation intéressant pour les investisseurs.

S’ajoute à cela le maintient des taux bas. Nous sortons en effet d’une récession et le stimulus annoncé aux États-Unis devrait aussi arriver en Europe. Et, avec l’arrivée des vaccins, les états sont prêts à rouvrir au premier semestre. Tout cela donne donc des perspectives qui s’annoncent plutôt positives.

Il est également peu probable que les autorités reviennent sur les mesures de relance aussi rapidement qu’elles l’ont fait après la crise financière en 2010. Les autorités feront ainsi durer l’action des plans de relance, ce qui génèrera un environnement plutôt favorable aux thèmes cycliques et donc aux marchés nordiques.

Enfin, l’une des grandes tendances en matière d’investissement concerne l’approche ESG. Celle-ci est au cœur des préoccupations de nombreuses entreprises nordiques depuis un certain temps déjà et elle est devenue beaucoup plus importante ces dernières années. Bien entendu, cette tendance ne fera que s’accentuer en 2021.

Différences entre les marchés nordiques et le reste de l’Europe

Les pays nordiques ont une économie plus cyclique que le reste de l’Europe. Il y a majoritairement des entreprises de très bonne qualité, et les marchés nordiques sont orientés vers l’industrie et les exportations, de sorte qu’ils sont plus exposés à la croissance mondiale que le reste du continent.

De plus, en ce qui concerne la qualité des entreprises, sur les bases des données qui sont à notre disposition, il semble que la sensibilisation aux questions ESG et leur intégration au sein des stratégies des entreprises soit plus avancée dans les pays nordiques qu’ailleurs en Europe.

Ensuite, lorsque nous avons comparé le rendement des capitaux propres (ROE) sur les marchés nordiques avec l’indice MSCI en Europe, le ROE des différentes industries ou sous-secteurs était plus élevé dans presque tous les secteurs des pays nordiques. Ici, nous avons utilisé l’indice VINX comme référence.

Cette différence est également visible dans les secteurs financiers. En effet, les banques nordiques ne sont pas chères, mais elles sont clairement mieux valorisées que les banques européennes.

Ainsi, début janvier, le niveau de ROE du MSCI nordique était de 13% et il était de 4,3% pour l’indice européen. Le ROE est donc trois fois plus élevé sur les marchés nordiques.

Mais comment expliquer cette qualité sur les marchés nordiques ? En bref, nous pouvons dire qu’il s’agit d’entreprises bien gérées implantées dans des sociétés qui fonctionnent bien. Cela peut s’expliquer par des gouvernements et des économies relativement fortes et stables, un modèle axé sur l’exportation, une orientation commerciale cohérente ou encore une sélection d’industries et de secteurs de niches.

D’un point de vue cyclique, la région nordique a résisté à la récession liée au COVID-19 bien mieux que le reste de l’Europe, de sorte qu’elle a connu un ralentissement plus modéré, ce qui se reflète également dans les résultats des entreprises. Les marchés nordiques se redresseront donc beaucoup plus rapidement en 2021.

Qu’en est-il du risque de saturation sur les marchés nordiques ? Il y a bien sûr un risque de bulle. En effet, la qualité est bonne à long terme sur les marchés nordiques mais elle pourrait devenir négative à court terme si les investisseurs commencent à se tourner vers des sociétés de moins bonne qualité.

Sur le long terme, les perspectives des pays nordiques restent néanmoins positives, car les entreprises et la croissance sont plus solides et connaissent une meilleure rentabilité, tant du point de vue du marché que de l’investissement.

Il y a évidemment plus d’entreprises coûteuses sur les marchés nordiques, mais si on prend en considération la valorisation de l’entreprise, il peut être judicieux de suivre une stratégie de type value, notamment dans un cycle où les rendements obligataires pourraient augmenter et où le thème de la reflation fait son retour.

Les marchés actions des pays nordiques ont ainsi enregistré de très bons résultats cette année. La composition des secteurs diffère quelque peu entre les quatre pays nordiques, mais la Finlande et la Suède ont obtenu cette année d’excellents résultats en matière de rendements. Le marché actions danois est en général un peu plus défensif, mais il a tout de même progressé davantage que celui de Stockholm ou d’Helsinki. Les pays nordiques semblent donc très bien positionnés en 2021, surtout dans l’environnement de forte reflation qui s’annonce.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 14,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 12/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 95,4 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,2% (31 décembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

A destination exclusive de la presse.

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Neuberger Berman – Actions internationales : ne pas confondre growth et qualité

 

 

Commentaire

Paris, le 1er février 2021.

Par Hendrik-Jan Boer, Jeroen Brand et Alex Zuiderwijk, Gérants Seniors Actions Internationales chez Neuberger Berman.

Alors que les investisseurs s’adaptent à une éventuelle rotation des styles d’investissement sur les marchés actions, nous recommandons fortement de ne pas abandonner les « structures de qualités » ainsi que les « gagnants de la transition » au sein des portefeuilles.

Après le choc de la crise du coronavirus, il est beaucoup question de la dynamique de « début de cycle », avec une croissance plus élevée du PIB, de l’inflation, une hausse des taux d’intérêt et le retour d’une dynamique haussière sur les marchés.

De nombreux investisseurs se demandent alors s’il faut réduire l’exposition aux actions growth, qui ont surperformé pendant de nombreuses années, au profit des actions value, qui ont eu tendance à bien performer au début d’un nouveau cycle.

En tant qu’investisseurs, nous ne recherchons pas les entreprises growth ou value  traditionnelles, mais celles qui ont le potentiel d’être des « structures de qualités » et des « gagnants de la transition ». De ce point de vue, nous identifions deux problèmes dans ce débat value vs growth : tout d’abord, décrire la situation actuelle en termes de cycles traditionnels ne semble plus avoir beaucoup de sens. Ensuite, nous pensons qu’il est aujourd’hui facile de confondre « structures de qualités » et actions growth traditionnelles et qu’abandonner maintenant ces entreprises serait une erreur.

Des avantages compétitifs durables

Nous définissons la « qualité » comme la capacité à maintenir un retour sur investissement élevé, quel que soit le cycle, grâce à des avantages concurrentiels durables dans une chaîne de valeur présentant des barrières élevées à l’entrée. C’est ce que l’on appelle souvent un « fossé concurrentiel ».

Ces entreprises sont des « structures de qualités » parce que le flux de trésorerie disponible régulier qu’elles génèrent peut être utilisé pour financer une croissance future via l’innovation, de nouveaux investissements ou des acquisitions. Elles n’ont pas besoin d’emprunter ou de lever des fonds propres, ce qui signifie qu’elles peuvent continuer à investir pendant les périodes de ralentissement économique, lorsque d’autres entreprises réduisent leurs dépenses et remboursent leurs dettes.

Cela les rend très adaptables, ce qui représente un atout majeur dans des périodes de perturbations et de transitions des chaînes de valeur telles que la décarbonisation de l’énergie, l’évolution des priorités des consommateurs, l’élargissement de l’accès aux soins ou encore aux services financiers, ainsi que la digitalisation de l’économie. C’est ce que nous voulons dire lorsque nous qualifions ces entreprises de « gagnants potentiels de la transition ».

Ces entreprises peuvent ressembler à des sociétés growth traditionnelles, après tout, elles connaissent effectivement une croissance de leurs activités et de leurs bénéfices plus rapide que la moyenne du marché. Mais toutes les sociétés growth ne sont pas vraiment des structures de qualités durables.

Il est parfaitement possible de réaliser des gains importants en se lançant dans un nouveau marché passionnant, en s’endettant lourdement ou en ignorant la durabilité environnementale ou sociale. Mais sans véritable « fossé », les concurrents pourraient bientôt s’attaquer à votre position sur ce nouveau marché, la dette a tendance à se transformer alors en fardeau et les externalités négatives sont finalement internalisées sous la forme d’une perte de clients, d’un scandale de réputation ou d’actifs « perdus ». Les entreprises ayant des structures de qualités évitent quant à elles tous ces pièges de croissance à court terme.

Valorisations

Ces structures de qualités sont-elles trop chères à l’heure actuelle ? Et sont-elles susceptibles d’être à la traîne par rapport aux actions value au cours des prochains mois ?

Nous avons identifié de nombreuses entreprises qui présentent des structures de qualité dans ce que nous appelons les chaînes de valeur « Entreprise numérique », « Accès aux soins de santé » ou encore « Consommateur conscient » et ces sociétés deviennent souvent de grandes entreprises, presque par définition. Nous classerions ainsi des entreprises comme Alphabet, Thermo Fisher et Amazon dans la catégorie des « structures de qualité » et les multiples de valorisation de telles entreprises apparaissent de fait élevés.

Mais cette catégorie compte également beaucoup d’entreprises de taille moyenne, moins connues, présentes sur de nombreuses chaînes de valeur et avec ces caractéristiques liées à la qualité.

Nous pensons aussi qu’il est important de se rappeler qu’une valorisation raisonnable, voire bon marché, d’une décennie de croissance en progression constante peut ressembler à une valorisation coûteuse lors des deux ou trois prochaines années de croissance, précisément parce qu’il s’agit d’une croissance constante, et non pas excessive. De nombreux investisseurs sous-estiment cet effet cumulatif de la capitalisation durable. Lorsqu’il s’agit d’un décalage dans la valorisation, nous pensons que les entreprises growth moins durables sont plus menacées que ces entreprises avec des « structures de qualité ».

Elles sont comme des cyclistes qui ont encore de la réserve pour faire face aux vents contraires. Ces entreprises peuvent ne pas être en tête pendant un certain temps, mais elles ne sont pas non plus susceptibles d’être laissées derrière. Parce qu’elles peuvent en effet continuer à investir et à s’adapter même au plus fort de la récession, elles profitent même souvent de cette occasion pour prendre des parts de marché et en tirer parti pendant la reprise.

Transition et disruption

Si ces remarques vous font penser aux entreprises, grandes et petites, qui ont prospéré durant la crise du coronavirus notamment grâce à la part de plus en plus importante du digital dans nos vies, ce n’est pas un accident, et cela nous ramène en effet à notre point de départ sur la situation globale.

Tout le débat growth vs value est fondé sur l’idée qu’il existe des cycles économiques causés par les déséquilibres entre l’offre et la demande industrielles. Mais nous pensons que les progrès technologiques, dans tous les secteurs, ont quasiment aplani ces cycles.

À notre avis, cela signifie que le capital immatériel, y compris la recherche & développement et le capital humain, mais aussi la réputation de la marque et la responsabilité de l’entreprise, sont désormais plus importants dans la création de valeur. Cela signifie également que nous vivons dans un monde non pas de cycles industriels, mais de transitions à long terme et de perturbations périodiques. Sans la perturbation liée à la pandémie de coronavirus, qui a considérablement accéléré la transition vers une économie numérisée, qui peut dire que la dernière décennie de croissance n’aurait pas duré encore plusieurs années ?

Comme nous l’avons noté, ce sont les « structures de qualité », ces entreprises qui génèrent des liquidités, sans risque de financement externe et souvent riches en capital immatériel, qui sont les mieux adaptées pour prospérer dans un monde de transition et de perturbations. Et c’est la véritable raison pour laquelle nous pensons qu’il est problématique de penser en termes de growth vs value, en particulier si cela conduit les investisseurs à écarter ces titres de qualité en même temps que les actions growth traditionnelles.

Cela signifierait non seulement abandonner les entreprises capables de maintenir le rythme lorsque d’autres titres growth sont en difficulté, mais aussi perdre une exposition sur les gagnants de la transition durable dans toute une série de chaînes de valeur, c’est-à-dire les entreprises les plus susceptibles de consolider leurs positions en raison des perturbations à venir.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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Neuberger Berman – Est-ce le bon moment pour investir au Japon ?

 

 

Commentaire

Paris, le 14 janvier 2021.

Par Keita Kubota, Responsable Actions Japonaises chez Neuberger Berman

Après plusieurs années très calmes, les marchés actions japonais sont à nouveau orientés à la hausse. Malgré des taux d’intérêt proches de zéro depuis plus de deux décennies, le pays offre aujourd’hui aux investisseurs des rendements positifs. Ce qui est mieux qu’en Europe et aux États-Unis, où les rendements sont négatifs. Le Japon devient ainsi de plus en plus attractif pour les investisseurs étrangers.

Les entreprises japonaises sont plus faiblement valorisées que leurs homologues sur les marchés développés à cause de la rentabilité historiquement faible de leurs capitaux propres (ROE – Return on Equity) et de leur retour sur capitaux investis (ROIC – Return on Invested Capital), conséquence de leurs bilans gérés de façon inefficace et de leur rentabilité plus faible. Au cours de la dernière décennie, différents acteurs, à commencer par les actionnaires et le gouvernement, ont fait pression sur les directions des entreprises pour qu’elles prennent des mesures visant à améliorer leurs rendements. Et nous avons récemment constaté de réels changements en la matière.

Dans un premier temps, les entreprises ont réduit leurs excédents de capitaux par le biais de distribution de dividendes plus élevés et de rachats d’actions. Aujourd’hui, les directions des entreprises s’attaquent aux difficultés liées à d’anciennes pratiques commerciales, telles que l’actionnariat partagé entre les créanciers, les clients et les fournisseurs ainsi que la réorganisation des portefeuilles commerciaux et la cession d’actifs non essentiels pour améliorer le rendement et la répartition des ressources dans l’entreprise. Il s’agit là de mesures importantes du point de vue de la culture d’entreprise japonaise, car ce sont des problèmes structurels historiques qui étaient auparavant considérés comme intouchables pour des raisons de tradition managériale.

Et plus intéressant encore, les investisseurs ne sont plus seulement des acteurs du private equity ou des acquéreurs d’actifs distressed, mais il s’agit aussi d’autres entreprises japonaises qui envisagent des campagnes offensives d’acquisition d’actifs, ce qui était auparavant totalement tabou. Et au cours des prochaines années, nous pensons que cette dynamique d’amélioration de l’efficience du capital des entreprises japonaises va s’accélérer, car la prochaine révision du code CG 2021 ne se concentrera pas seulement sur une plus grande indépendance, mais aussi sur l’amélioration de la qualité des administrateurs externes, ce qui devrait stimuler les discussions au sein des conseils d’administration sur la manière dont les entreprises devraient gérer leurs activités et leur capital. En outre, le projet récemment annoncé par la bourse de Tokyo de revoir ses exigences de cotation pour la très convoitée section PRIME a fixé une date butoir aux entreprises pour aborder ces nombreuses questions.

Enfin, nous constatons également que les actionnaires et les entreprises travaillent ensemble pour résoudre le troisième problème, et peut-être le plus difficile, celui de la faible rentabilité et de la croissance durable. Le gouvernement a activement encouragé à la digitalisation des entreprises et de la main-d’œuvre et vient également d’annoncer un objectif à long terme pour 2050 visant la neutralité carbone.

La digitalisation contribuerait à augmenter considérablement la productivité grâce à des outils comme la robotisation ou encore le cloud, et à réduire les coûts d’exploitation excessifs des entreprises japonaises. Quant à l’objectif de neutralité carbone, il est conçu comme une « transformation verte » à l’échelle économique pour aider les entreprises à se développer durablement dans des secteurs tels que les énergies renouvelables et la production durable tout en réduisant leur dépendance aux technologies dites brunes. Toutes ces initiatives réunies devraient permettre d’augmenter la rotation des actifs et la rentabilité de manière durable à moyen et long terme, ce qui réduirait l’écart par rapport aux autres marchés développés et conduirait à un redressement des valorisations des entreprises japonaises.

Du point de vue des investisseurs, nous pensons que ce changement radical dans le marché, l’économie et la société japonaise génère une multitude d’opportunités d’investissement à des prix incroyablement attractifs. Mais attention, les investisseurs doivent faire preuve de prudence et de discernement dans le cadre de leur sélection active afin de bien identifier les gagnants parmi les inévitables perdants de cette transformation. Chez Neuberger Berman, nous appliquons un processus de sélection rigoureux axé sur les fondamentaux de l’entreprise, la matérialité, la gouvernance, le potentiel d’engagement et la valorisation pour identifier ce que nous appelons les « pépites cachées ». Il s’agit des « Disrupteurs émergents », c’est-à-dire des entreprises de nouvelle génération à l’organisation légère qui offrent des innovations de rupture, des «  Petits géants » à savoir les leaders de niches industrielles en forte croissance avec de fortes barrières à l’entrée, ou encore des entreprises à « Forte décote » ouvertes à l’engagement pour revenir aux bénéfices ainsi que « Les survivants de la décennie perdue », ces leaders des industries en consolidation avec des bilans solides.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

2021 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

 

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EVLI – Revue mensuelle janvier 2021

COMMENTAIRE |  12. 01. 2021

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Le nombre d’infections au coronavirus continue d’augmenter

En décembre, la situation liée au coronavirus a continué à se dégrader, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le nombre quotidien de cas de Covid-19 aux États-Unis a dépassé 225 000 personnes, atteignant un pic de 258 866 au 2 janvier. Au Royaume-Uni, une variante beaucoup plus transmissible du virus a été détectée et le nombre de cas signalés par jour a doublé au cours du mois, pour atteindre plus de 50 000 personnes. En Allemagne, le taux d’infection a continué d’augmenter en décembre. En France, en Espagne et en Italie, en revanche, la situation s’est calmée après l’accélération du mois de novembre.

Les marchés sont restés calmes, les autorités sanitaires de différents pays ayant approuvé l’utilisation et la distribution des vaccins. Il est toutefois évident que des mesures de confinement restent nécessaires pour enrayer les infections. Dans de nombreux pays européens, il a été décidé de prolonger ces mesures jusqu’en janvier. Elles ont porté un coup à la consommation et à l’industrie, ce qui affaiblira les perspectives de croissance pour fin 2020 et début 2021.

Aux États-Unis, les Démocrates et les Républicains ont commencé à travailler sur un nouveau programme de soutien pour les foyers américains. Après de longues négociations, un accord a été conclu sur un total de 900 milliards de dollars de relance. De manière inattendue, le Président Trump n’a au départ pas approuvé ce plan d’aide car il aurait préféré, comme les Démocrates, un plan de 2 000 milliards de dollars. À la fin du mois, Donald Trump a néanmoins accepté ce programme de moindre envergure, ce qui a permis d’éviter le gel des fonds fédéraux.

Focus sur Tesla, l’entreprise automobile qui a rejoint le S&P 500 fin 2020

L’envolée du cours de l’action Tesla, qui a augmenté de plus de 640 %, a valu à l’entreprise une place dans l’indice S&P 500 en décembre 2020. Tesla est devenue la sixième plus grande entreprise de l’indice, avec une capitalisation boursière de 590 milliards de dollars, ce qui représente 1,5 % de la valeur marchande totale de l’indice. Selon les prévisions des analystes, les bénéfices de Tesla ne représenteront cependant que 0,3 % des bénéfices totaux des sociétés indexées en 2021. La capitalisation boursière de la société représente 78 % de la capitalisation boursière totale des entreprises automobiles, mais ses bénéfices ne représentent que 12 % de leurs bénéfices totaux. L’action de Tesla réduit également les bénéfices pondérés par action de l’indice de 1,3 % et augmente en conséquence le ratio d’évaluation de l’indice (EPS) à 22,2 sur la base des prévisions des analystes pour 2021.

Le cours de l’action Tesla pour les bénéfices prévus en 2021 est 161 fois plus élevé, et par conséquent, une croissance massive est prévue pour l’entreprise à mesure que les voitures électriques deviennent plus courantes et peut-être dans des secteurs entièrement nouveaux. Les performances de l’entreprise et de son action auront sans aucun doute un impact important sur les performances du secteur automobile et du marché actions dans les années à venir.

Accord sur le Brexit

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été scellée par un accord de dernière minute. Cela a probablement permis d’éviter un chaos total, mais de nombreux problèmes et détails devront encore être réglés. La plus grande réussite réside probablement dans le consensus trouvé sur la manière de traiter les futurs différends. En tout état de cause, le Brexit signifiera plus de travail et une augmentation des coûts dans les échanges et les transactions entre le Royaume-Uni et l’UE. Les Britanniques seront probablement confrontés à une charge économique plus lourde, ce qui pourrait bien entraîner un affaiblissement de la Livre.

L’unité britannique sera aussi mise à l’épreuve en mai, au moins lors des élections locales, où les exigences pour l’indépendance écossaise seront à nouveau examinées. Parmi les autres événements politiques importants de l’année, citons l’investiture de Joe Biden le 20 janvier, les élections fédérales allemandes et les élections de la Douma en Russie en septembre.

Graphique :  Les titres qui ont grimpé en flèche sur les neuf dernières années

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

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EVLI – L’investissement responsable et l’industrie de l’asset management, premier épisode

 

 

COMMENTAIRE |  06. 01. 2021

Dans une série de trois commentaires, la société de gestion finlandaise Evli explorera l’évolution du rôle des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et de l’investissement responsable dans l’industrie de la gestion d’actifs. Nous reviendrons tout d’abord sur les caractéristiques de l’investissement responsable, puis nos experts analyseront l’implémentation de l’ESG au sein de leurs stratégies d’investissement et l’évolution du reprorting ESG. Enfin, Evli invitera Accelerando Intelligence pour évoquer l’importance de la transparence et de la clarté en matière d’ESG.

Episode 1 : L’évolution du rôle de l’investissement responsable et de l’ESG

Nous commençons cette série avec le point de vue de deux spécialistes de l’ESG et de l’investissement responsable : Outi Helenius, Responsable Sustainability chez Evli, et Kim Pessala, Responsable des clients institutionnels.

Les investissements ESG sont-ils simplement devenus du green washing ?

Comme nous le savons tous, l’expression à la mode « solution d’investissement responsable » est très répandue de nos jours. L’investissement durable a attiré beaucoup d’actifs ces derniers temps pour le compte de fonds d’investissement traditionnels. Ainsi, de nombreux gérants aiment souligner à quel point ils sont écologiques et comment tout ce qu’ils font est d’une manière ou d’une autre lié aux critères ESG.

Le green washing est un moyen de tirer profit des produits respectueux de l’environnement en donnant la fausse impression qu’un fonds actions, par exemple, est écologique. Mais il est assez facile de lutter contre le green washing en examinant les faits, en étayant les affirmations et en rendant compte en détail des investissements pour voir quel est leur impact positif en matière d’ESG. Il est également important d’avoir des politiques d’exclusion, car certaines entreprises sont nuisibles pour l’environnement et peu importe l’importance de l’engagement des investisseurs, cela ne les empêchera pas d’agir de manière polluante.

Il est du devoir de chacun de lutter contre le green washing mais les autorités de régulation font également un excellent travail là-dessus, par exemple avec la taxonomie verte de l’UE ou la façon dont les capitaux sont de plus en plus orientés vers des investissements plus écologiques. Du côté des sociétés de gestion et des investisseurs, l’approche ESG ne doit pas se contenter de belles paroles et de reportings, elle doit également avoir un impact positif sur les objectifs de développement durable (ODD). De plus, cette approche doit faire preuve de transparence et être compréhensible par tout un chacun.

Ainsi, pour éviter le green washing, il est nécessaire d’être clair et précis. Quels sont les indicateurs ESG pris en compte et quel est l’impact de ces indicateurs ESG sur votre stratégie d’investissement ?

Bien définir son approche et communiquer clairement auprès des clients permet à tous d’avoir la même définition des critères ESG ainsi que la même compréhension des ODDs. Sans cela, il est difficile pour le client de voir comment les sociétés de gestion tiennent leurs promesses.

Pourquoi parlons-nous de plus en plus d’ESG ?

L’importance de l’intégration des critères ESG dans les stratégies d’investissement ne cesse de croître. De plus, les entreprises se rendent compte que cela a un effet positif sur leurs activités et sur la valeur actionnariale. Nous sommes tous conscients des défis environnementaux auxquels le monde est confronté et nous voulons inévitablement prendre nos responsabilités et nous engager sur la voie d’un environnement plus propre. Si certains d’entre nous pratiquent l’investissement responsable depuis plusieurs années déjà, il n’en reste pas moins que l’importance des critères ESG a récemment fortement augmenté.

Nous disposons aujourd’hui de beaucoup plus d’informations qu’il y a dix ans. L’investissement responsable a en fait commencé par l’exclusion de différentes entreprises, mais nous n’avions pas accès à la façon dont les entreprises fabriquaient leurs produits et à leur chaîne d’approvisionnement sous-jacente. Aujourd’hui, notamment grâce aux nouvelles technologies, il est possible de se rendre dans les usines pour voir comment les employés sont traités pendant les heures de travail et partager ces informations sur internet. Ainsi, nous parlons de plus en plus des critères ESG car ils représentent maintenant une matérialité dont on doit tenir compte lors des décisions d’investissement.

Comment intégrer les critères ESG dans sa stratégie d’investissement ? 

Parfois, les gérants ne pensent pas suivre une approche ESG alors qu’ils intègrent plusieurs critères liés à la gouvernance et aux contrôles des facteurs environnementaux lors de leurs choix d’investissements. Souvent un échange approfondi avec le Responsable investissement responsable permet de s’en rendre compte et de pousser plus loin l’approche ESG.

Néanmoins, l’investissement responsable suivant des critères ESG demande des outils dédiés. En effet, étant donné que cela concerne la plupart du temps des informations non financières, il n’est pas toujours facile de trouver des données et de comprendre comment les entreprises produisent leurs chiffres et leurs analyses ESG. De plus, il est aussi important que les investisseurs comprennent comment les sociétés de gestions prennent en compte les questions ESG et ce qui est exigé des entreprises dans lesquelles elles investissent. C’est donc la clarté et la transparence de l’analyse qui sont recherchées.

Il s’avère aussi complexe de comparer différentes entreprises sur la base de leurs indicateurs ESG. Par exemple, si l’on compare une entreprise de papèterie et une épicerie, laquelle est la plus responsable ? En fait, c’est là que les fournisseurs de données ESG entrent en jeu. Les comparaisons et les mesures peuvent être difficiles et comme ces fournisseurs tentent de quantifier certaines informations qui ne sont généralement pas quantitatives, on se retrouve dans une situation qui n’est pas uniquement noire ou blanche et qui peut s’avérer difficile à démêler. Et la quantité des données ESG publiées représente également un autre défi. C’est un véritable zoo de données ESG et, bien souvent, et il est très difficile de vérifier d’où proviennent ces chiffres. Les gérants doivent donc prendre plus de temps pour effectuer une analyse approfondie de ce que fait l’entreprise et comparer les différents secteurs en ce qui concerne les données ESG.

Il n’est donc pas facile de naviguer dans les valeurs de l’investissement responsable. Qu’est-ce qui est bien ou mal ? Quelles sont les valeurs partagées par les investisseurs et les clients ? D’autant plus que la responsabilité ne se limite pas à l’investissement pour les sociétés de gestion.

Il s’agit d’assumer sa propre responsabilité dans la façon dont nous façonnons un avenir meilleur. Nous croyons fermement qu’élever le niveau de l’investissement responsable a également un impact positif sur les valeurs d’une société. De fait, des pratiques ESG efficaces sont de plus en plus importantes pour la marque employeur. De nos jours, les jeunes talents exigent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent ait des normes responsables élevées.

Ainsi, chez Evli, nous sommes convaincus qu’il ne faut pas être trop rapide dans la réponse apportée à de nouveaux enjeux à la mode. Au contraire, nous voulons toujours comprendre les faits et leurs implications avant de modifier nos principes ESG. Pour nous il s’agit de la meilleure stratégie pour garder le cap et faire évoluer le monde vers un avenir plus durable.

Prochain épisode : l’implémentation de l’ESG dans les portefeuilles et l’évolution du reporting ESG

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.. Pour en savoir plus : www.evli.com

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Neuberger Berman – Perspectives sur le marché obligataire corporate chinois

 

 

Commentaire

Par Peter Ru, Conseiller en Investissement chez Neuberger Berman.

Perspectives sur le marché obligataire corporate chinois

Les récents défauts de paiement des entreprises d’État (SOEs) telles que Brilliance Auto, Yongcheng Coal, Tsinghua Unigroup ainsi que les cas en cours d’examen ont montré une tolérance croissante de la part du gouvernement chinois aux défaillances des SOEs en difficulté. Le gouvernement encourage la pratique de marché consistant à permettre aux SOEs qui sont continuellement déficitaires de faire défaut, mais il y a une « tolérance zéro » sur la fraude. La lutte contre la fraude a été une réponse à la suspicion du marché concernant certains cas récents de défaillance de SOEs impliquant un transfert malveillant d’actifs juste avant le défaut de paiement. Depuis la défaillance de Yongcheng Coal, nous avons assisté à des ventes massives sur tout l’univers du crédit, en particulier pour les SOEs les plus faibles et certains véhicules de financement de collectivités locales en difficulté (LGFV – Local Government Financing Vehicles). La panique a été déclenchée par la crainte générale des investisseurs de voir s’estomper le soutien du gouvernement aux SOEs. Pour aggraver la situation, de nombreux fonds communs de placement, banques et compagnies d’assurance vont liquider les positions qui partagent les mêmes caractéristiques que Yongcheng Coal & Henan Energy (par exemple, une SOE en difficulté basée dans le Henan, classée dans la catégorie des secteurs « en sur-approvisionnement », comme le charbon ou la chimie). L’octroi de crédit dans certaines provinces a été gelé depuis ces défauts de paiement, ce qui pourrait potentiellement augmenter les risques de refinancement et déclencher des crises financières régulières. Au final, les autorités sont maintenant attentives aux événements de crédit liés aux SOEs, évitant l’aléa subjectif et prévenant en même temps tout risque systémique potentiel. La revalorisation des SOEs affaiblies détenues par des collectivités locales sera un thème constant à l’avenir, car les investisseurs vont mettre de plus en plus l’accent sur les fondamentaux propres au crédit des SOEs et supposer une probabilité beaucoup plus faible de soutien gouvernemental implicite. Nous pensons que le taux de défaillance des SOEs est en hausse et pourrait converger vers le taux de défaillance des entreprises privées (POEs – Privately Owned Enterprise).

Perspectives sur les secteurs les plus impactés par le nombre de défauts

Nous nous attendons à une nouvelle augmentation des défauts de paiement des SOEs ; les défaillances des POEs augmenteront probablement aussi dans le secteur immobilier en 2021. Parmi tous les autres secteurs, c’est le secteur immobilier qui présente le plus d’options de vente et la plus forte concentration de POEs. En plus de la forte pression de remboursement, le secteur de l’immobilier est confronté à une double difficulté avec des politiques réglementaires strictes. Le gouvernement central chinois a introduit la règle des « trois lignes rouges » en classant les promoteurs en fonction de trois métriques à effet de levier et en limitant la croissance des emprunts autorisés. Les promoteurs seront regroupés en quatre catégories en fonction du nombre de lignes rouges qu’ils ont franchies. Plus les promoteurs franchiront de lignes rouges, moins leurs emprunts pourront croître dans une fourchette de 0 à 15 % lors de la demande de nouveau crédit. Certains promoteurs ont déjà reçu des alertes avec une restriction de 85 %, ce qui signifie qu’ils ne seront autorisés à émettre que 85 % de leur capacité de refinancement via des obligations onshore. Les promoteurs disposant d’actifs fonciers de qualité, d’une exécution solide et d’un accès au marché des obligations offshore pourront mieux résister à ces difficultés. Ceux qui disposent d’actifs fonciers de moindre taille, de qualité médiocre et de canaux de financement limités pourraient voir leur risque de défaillance augmenter en 2021. Les secteurs des métaux et des mines ainsi que les secteurs diversifiés sont les principaux secteurs dans lesquels les SOEs seront confrontées à une forte pression de remboursement en 2021. Tant qu’il ne provoque pas de risque systémique, le gouvernement a tendance à guider vers la sortie du marché les entreprises « zombies », c’est-à-dire les entreprises qui sont continuellement déficitaires. Nous pensons donc que le taux de défaillance des SOEs pourrait augmenter de manière contrôlée en 2021, en particulier pour les SOEs en difficulté.

Impact des défauts de paiements sur la crédibilité de la notation des obligations chinoises

Les investisseurs savent tous que les agences de notation onshore ne sont pas crédibles, en particulier pour les SOEs « zombie » notées AAA. Il y a en moyenne sept à huit crans de différence entre la notation onshore et la notation offshore. La crédibilité des notations onshore ne sera dès lors pas affectée car elles n’ont jamais été crédibles. Chez Neuberger Berman, nous utilisons donc notre système de notation interne pour évaluer les obligations lors de la prise de décision d’investissement.

Valorisation du risque sur le marché obligataire chinois

Après le cas YONCOL, les prix vont évoluer pour être plus divergents. Nous nous attendons à ce que le marché soit réouvert à des régions plus prospères et à des émetteurs financièrement solides. Il y aura une plus grande distorsion dans le crédit en 2021 en raison de la disparité des prix. Les SOEs faibles et certaines POEs en difficulté seront confrontées à des tensions croissantes sur les liquidités à mesure que le refinancement deviendra plus difficile. Le rendement excédentaire devrait provenir d’une fuite vers la qualité et d’une sélection bottom-up dans l’univers du crédit. La sélection fondamentale du crédit sur le segment des SOEs sera le thème principal de l’année prochaine.

Perspectives sur le renminbi

Le gouvernement chinois a réagi rapidement à l’épidémie de Covid-19 au premier trimestre et a adopté une politique monétaire assouplie pour soutenir l’économie. Bon nombre de ces mesures temporaires sont favorables au crédit, si bien que la Chine s’est remise assez rapidement de la pandémie. Les fabricants chinois ont gagné des parts de marché dans les exportations mondiales en 2020, la Chine étant la première grande économie à avoir repris pleinement ses activités pendant la pandémie. Bien qu’un certain renversement de la part de marché des exportations mondiales soit possible car d’autres pays accélèrent la réouverture de leurs économies, nous pensons que la politique gouvernementale nationale de relance de la consommation intérieure devrait continuer à offrir un certain soutien à l’économie. Compte tenu de la solidité des fondamentaux, nous sommes globalement optimistes en ce qui concerne le renminbi.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

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Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

2020 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

 

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EVLI – Revue mensuelle décembre 2020

COMMENTAIRE |  07. 12. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

L’annonce du vaccin crée de l’optimisme sur les marchés

Alors que la pandémie s’aggravait, les rapports des entreprises pharmaceutiques sur l’efficacité de leurs vaccins ont apporté le soulagement tant attendu sur les marchés. Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca ont annoncé que leurs vaccins étaient efficaces à plus de 90 % lors des tests. Ces nouvelles sur les vaccins ont eu un impact positif important sur les marchés actions. Plusieurs marchés ont augmenté de plus de 10 %, et les niveaux de marché se sont rapprochés des sommets historiques dans de nombreux cas.

Les vaccins doivent maintenant passer le test de contrôle et de qualité des autorités sanitaires et ils devraient être approuvés début décembre. Les entreprises ont annoncé qu’elles seront prêtes à livrer rapidement les vaccins dès que l’autorisation aura été accordée. Le début de la vaccination représente un premier pas important vers la maîtrise de la pandémie de Covid-19.

En novembre, les actualités sur les taux d’infection étaient à la fois bonnes et mauvaises. Dans de nombreux pays européens, le nombre de cas a augmenté de manière presque exponentielle, mais de nouvelles mesures restrictives ont permis d’obtenir un net renversement de la situation. Aux États-Unis, en revanche, le nombre de cas a continué d’augmenter, et il est à craindre que les voyages de Thanksgiving n’aggravent encore la situation.

Un nouveau président aux Etats-Unis

Le décompte des voix de l’élection présidentielle américaine a finalement confirmé la victoire du challenger Joe Biden. Cependant, les Démocrates ont obtenu moins de voix que prévu à la Chambre et au Sénat. Les marchés ont rapidement estimé que les aspects les plus radicaux de la politique des Démocrates, tels que les augmentations d’impôts et le règne des méga-capitalisations, ne s’imposeront pas en raison de la mainmise des Républicains sur l’équilibre du pouvoir.

L’augmentation rapide du cours des entreprises technologiques, la pandémie et l’évolution du paysage politique ont entraîné une rotation entre les différents secteurs des marchés actions. Comme la plupart des facteurs ont évolué dans un sens plus positif, les industries cycliques et les titres value se sont quelque peu améliorés. Toutefois, les perspectives ne sont pas encore stables, même s’il y a une certaine confiance sur les perspectives des titres growth et des entreprises technologiques.

Parmi les risques politiques, le Brexit a moins attiré l’attention. Les négociations se sont poursuivies, mais sans conclusions finales. Par ailleurs, la validation du plan de relance de l’UE a rencontré un obstacle, à savoir la réticence de la Pologne et de la Hongrie.

Bilan de 2020

L’année a démarré de façon prometteuse. En janvier, le Royaume-Uni a néanmoins annoncé son retrait de l’UE. Pourtant, la croissance économique mondiale a été positive, et les indicateurs publiés en janvier ne montraient pas encore l’impact de la propagation du coronavirus. La hausse des marchés boursiers n’a pris fin que lorsque l’épidémie de coronavirus a commencé à se propager en dehors de la Chine.

Fin février, peu de gens, voire personne, ne pouvaient encore prédire la vitesse à laquelle le coronavirus se répandrait dans le monde, sa mortalité ou la sévérité des mesures prises par les autorités pour enrayer l’épidémie. Elles ont en effet pratiquement paralysé l’économie mondiale.

En mars, les marchés actions ont chuté plus rapidement et plus durement que jamais depuis la crise financière de 2008. Les gouvernements, les autorités et les banques centrales du monde entier se sont empressés de prendre des mesures sans précédent pour surmonter « quoi qu’il en coûte » cette période difficile.

En conséquence, le marché actions a connu une hausse rapide par rapport aux creux du 23 mars. Cette forte hausse reflète le renversement des taux d’infection et de mortalité liés à la pandémie dans les pays occidentaux, les efforts déployés pour supprimer les restrictions de circulation et les effets positifs des mesures de relance. L’espoir de trouver un vaccin a également stimulé les attentes positives sur les marchés.

Au début de l’automne, l’actualité économique nous a aussi réservé d’agréables surprises. En Chine, la confiance du secteur industriel s’est considérablement améliorée. Aux États-Unis, le marché du travail s’est redressé plus rapidement que prévu, et les ventes au détail ont connu une hausse rapide.

La forte performance des actions des grandes entreprises technologiques américaines s’est par ailleurs poursuivie. La pandémie et les difficultés rencontrées pour les opérations en présentiel n’ont fait que renforcer la confiance dans l’intérêt de l’activité de ces entreprises. L’indice Nasdaq a également atteint de nouveaux sommets.

En octobre, une nouvelle vague d’infections de coronavirus a obligé de nombreux pays à revoir leurs mesures restrictives. En novembre, des nouvelles positives concernant les vaccins et l’atténuation des risques politiques ont fait à nouveau grimper les cours des actions.

Graphique :  Performance des actions internationales sur les cinq dernières années

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020).

La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

Contact presse
Céline Bruggeman / Justine Gloaguen
06 34 01 68 43
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jgloaguen@bdandp.com

 

 

Neuberger Berman – 10 réflexions pour 2021

 

 

Commentaire

Paris, 10 novembre 2020 – Les responsables des plateformes d’investissement de Neuberger Berman ont identifié les thèmes clés qui, selon eux, guideront leurs décisions d’investissement en 2021.

Macro : le monde après le coronavirus

1/ Un retour aux dynamiques de début de cycle – mais pas de reflation substantielle

Après de nombreuses années de dynamique de fin de cycle, la pandémie de coronavirus a provoqué une profonde récession qui a fait baisser le point de départ du rebond. Nous sommes maintenant confrontés à une dynamique de début de cycle qui n’avait pas été observée depuis une décennie : croissance relativement rapide du PIB et des bénéfices des entreprises, baisse du chômage et taux d’intérêt au plus bas. De plus, nous ne voyons que des facteurs limités d’inflation substantielle jusqu’en 2022 et, sans une stimulation fiscale continue significative, nous n’assisterons à aucun changement clair dans les causes sous-jacentes d’une stagnation durable.

2/ Le populisme est là pour rester

La fin de la présidence de Donald Trump ne signifie pas la fin du populisme politique ou de ses causes aux États-Unis ou ailleurs. Cela entrainera sûrement la poursuite de la volatilité politique et géopolitique, mais peut-être plus important encore, cela rend plus probable des stimuli budgétaires supplémentaires, alors que les gouvernements poursuivent des politiques d’endettement et de dépenses afin de parer aux causes du mécontentement populiste.

3/ La transformation digitale accélérée s’enracine

Pendant la crise du coronavirus, de nombreux consommateurs et entreprises ont pleinement adopté le travail, les achats et l’accès aux services depuis leur domicile. Les arguments en faveur de la numérisation et de l’automatisation dans les usines, les entrepôts, les maisons, les bureaux et autres lieux de travail ont été renforcés. Certaines de ces habitudes pourraient s’atténuer avec la fin de la pandémie, mais à notre avis, ces tendances digitales se sont non seulement accélérées mais aussi consolidées.

En 2021, nous allons résolument entrer dans le monde de la connectivité 5G, de l’internet des objets et du cloud.

4/ Les chaînes d’approvisionnement deviennent plus courtes et plus diversifiées

L’incertitude géopolitique, le populisme économique et la simple convergence des salaires et des coûts raccourcissent les chaînes d’approvisionnement mondiales depuis plus d’une décennie déjà. La pandémie de coronavirus a donné un nouvel élan à cette tendance. La transformation en cours des chaînes d’approvisionnement peut réduire l’exposition des entreprises et des industries au risque de perturbation, mais à un certain coût pour les investisseurs et les consommateurs.

Marchés obligataires : rendements statiques, devises volatiles

5/ De faibles rendements et des courbes plates appellent à l’opportunisme sur les marchés du crédit

Comme lors de chaque récession, celle du coronavirus en 2020 a provoqué un élargissement des spread de crédit. L’intervention rapide et importante des banques centrales a toutefois rendu ce phénomène exceptionnellement éphémère, laissant aux investisseurs un mélange très complexe de caractéristiques de début et de fin de cycle, ainsi que des risques de défaut et de valorisation. Nous pensons que cette situation exige une approche flexible sur le crédit, qui peut être appliquée partout, et qui s’appuie sur la capacité d’évaluer la valeur relative des différents segments obligataires, sur une large expertise et sur une prise de décision rapide.

6/ La dynamique macroéconomique s’exprimera à travers les devises

Les principales banques centrales ont signalé leur intention de maintenir des taux d’intérêt bas sur la courbe des taux. La volatilité des taux étant supprimée, les écarts de croissance et d’inflation à l’échelle mondiale sont plus susceptibles de s’exprimer par le biais des marchés des changes. Une plus grande volatilité des devises et la fin de la vigueur persistante du dollar américain renforceraient les arguments en faveur d’une couverture dynamique des risques de change.

Marchés actions : opportunités cycliques, thèmes sur le long terme

7/ Les actions growth long-terme finissent par l’emporter sur les rallyes cycliques

La dynamique de début de cycle favorisera probablement les actions cycliques à mesure que la croissance économique s’accélère, mais en fin de compte, nous pensons que le contexte de stagnation long-terme qui se profile – caractérisé par des taux bas, une croissance faible et des rendements attendus peu élevés – soutiendra les actions growth et les actifs de long terme. Néanmoins, si 2020 nous a appris quelque chose c’est bien l’humilité, il est donc important de rester diversifié sur l’ensemble des styles de facteurs.

8/ Une approche thématique peut aider à identifier la croissance long terme

Dans un monde à faible croissance, une approche thématique peut aider à identifier de véritables opportunités de croissance à long terme. La crise du coronavirus a accéléré certains thèmes clés, en particulier la transformation digitale de l’économie, tout en montrant comment ces thèmes transcendent les régions et les secteurs. Nous pensons que l’investissement thématique consiste à trouver des entreprises de qualité exposées à des thèmes de croissance séculaires : ce type d’investissement doit être guidé par une recherche approfondie, en particulier lorsque les actions growth de grande capitalisation se négocient à des cours aussi tendus.

Gestion alternative : résilience du growth, agilité sur la value

9/ La résilience du growth sera favorisée, mais elle ne sera pas bon marché

Nous avons vu la crise du coronavirus accélérer la tendance du private equity à favoriser les entreprises ayant des perspectives de croissance solides et des plans exécutables pour ajouter de la valeur. Cela se traduit par une préférence pour les secteurs des logiciels, des technologies et de la santé. Par région, elle se manifeste par un penchant pour les marchés de croissance comme la Chine. La valorisation représente selon nous le plus grand risque, qui devra probablement être atténué par la mise en œuvre d’améliorations stratégiques et opérationnelles importantes pour accélérer la croissance des bénéfices.

10/ Un rôle toujours aussi important pour les stratégies opportunistes et idiosyncratiques, liquides et illiquides

L’année prochaine sera probablement marquée par un mélange inhabituel de dynamiques de début et de fin de cycle, de pandémies et de questions politiques déjà en cours. La volatilité ou l’incertitude qui en découlera créera probablement des opportunités pour des stratégies liquides telles que les actions long/short, les stratégies distressed et short-term trading, mais aussi pour des stratégies moins liquides telles que le private equity secondaire, la dette privée, le crédit opportuniste et les structurés. Les stratégies idiosyncratiques et décorrélées telles que les Insurance Linked Securities (ILS) et le macro-trading pourraient contribuer à donner de la stabilité aux portefeuilles pendant les périodes de volatilité accrue.

Pour aller plus loin, les responsables des plateformes d’investissement de Neuberger Berman ont échangé lors d’une table-ronde sur l’évolution de l’environnement d’investissement au cours des 12 derniers mois ainsi que sur les thèmes clés de 2021. A découvrir sur le site de Neuberger Berman à partir de ce lien.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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