Neuberger Berman – Actions internationales : ne pas confondre growth et qualité

 

 

Commentaire

Paris, le 1er février 2021.

Par Hendrik-Jan Boer, Jeroen Brand et Alex Zuiderwijk, Gérants Seniors Actions Internationales chez Neuberger Berman.

Alors que les investisseurs s’adaptent à une éventuelle rotation des styles d’investissement sur les marchés actions, nous recommandons fortement de ne pas abandonner les « structures de qualités » ainsi que les « gagnants de la transition » au sein des portefeuilles.

Après le choc de la crise du coronavirus, il est beaucoup question de la dynamique de « début de cycle », avec une croissance plus élevée du PIB, de l’inflation, une hausse des taux d’intérêt et le retour d’une dynamique haussière sur les marchés.

De nombreux investisseurs se demandent alors s’il faut réduire l’exposition aux actions growth, qui ont surperformé pendant de nombreuses années, au profit des actions value, qui ont eu tendance à bien performer au début d’un nouveau cycle.

En tant qu’investisseurs, nous ne recherchons pas les entreprises growth ou value  traditionnelles, mais celles qui ont le potentiel d’être des « structures de qualités » et des « gagnants de la transition ». De ce point de vue, nous identifions deux problèmes dans ce débat value vs growth : tout d’abord, décrire la situation actuelle en termes de cycles traditionnels ne semble plus avoir beaucoup de sens. Ensuite, nous pensons qu’il est aujourd’hui facile de confondre « structures de qualités » et actions growth traditionnelles et qu’abandonner maintenant ces entreprises serait une erreur.

Des avantages compétitifs durables

Nous définissons la « qualité » comme la capacité à maintenir un retour sur investissement élevé, quel que soit le cycle, grâce à des avantages concurrentiels durables dans une chaîne de valeur présentant des barrières élevées à l’entrée. C’est ce que l’on appelle souvent un « fossé concurrentiel ».

Ces entreprises sont des « structures de qualités » parce que le flux de trésorerie disponible régulier qu’elles génèrent peut être utilisé pour financer une croissance future via l’innovation, de nouveaux investissements ou des acquisitions. Elles n’ont pas besoin d’emprunter ou de lever des fonds propres, ce qui signifie qu’elles peuvent continuer à investir pendant les périodes de ralentissement économique, lorsque d’autres entreprises réduisent leurs dépenses et remboursent leurs dettes.

Cela les rend très adaptables, ce qui représente un atout majeur dans des périodes de perturbations et de transitions des chaînes de valeur telles que la décarbonisation de l’énergie, l’évolution des priorités des consommateurs, l’élargissement de l’accès aux soins ou encore aux services financiers, ainsi que la digitalisation de l’économie. C’est ce que nous voulons dire lorsque nous qualifions ces entreprises de « gagnants potentiels de la transition ».

Ces entreprises peuvent ressembler à des sociétés growth traditionnelles, après tout, elles connaissent effectivement une croissance de leurs activités et de leurs bénéfices plus rapide que la moyenne du marché. Mais toutes les sociétés growth ne sont pas vraiment des structures de qualités durables.

Il est parfaitement possible de réaliser des gains importants en se lançant dans un nouveau marché passionnant, en s’endettant lourdement ou en ignorant la durabilité environnementale ou sociale. Mais sans véritable « fossé », les concurrents pourraient bientôt s’attaquer à votre position sur ce nouveau marché, la dette a tendance à se transformer alors en fardeau et les externalités négatives sont finalement internalisées sous la forme d’une perte de clients, d’un scandale de réputation ou d’actifs « perdus ». Les entreprises ayant des structures de qualités évitent quant à elles tous ces pièges de croissance à court terme.

Valorisations

Ces structures de qualités sont-elles trop chères à l’heure actuelle ? Et sont-elles susceptibles d’être à la traîne par rapport aux actions value au cours des prochains mois ?

Nous avons identifié de nombreuses entreprises qui présentent des structures de qualité dans ce que nous appelons les chaînes de valeur « Entreprise numérique », « Accès aux soins de santé » ou encore « Consommateur conscient » et ces sociétés deviennent souvent de grandes entreprises, presque par définition. Nous classerions ainsi des entreprises comme Alphabet, Thermo Fisher et Amazon dans la catégorie des « structures de qualité » et les multiples de valorisation de telles entreprises apparaissent de fait élevés.

Mais cette catégorie compte également beaucoup d’entreprises de taille moyenne, moins connues, présentes sur de nombreuses chaînes de valeur et avec ces caractéristiques liées à la qualité.

Nous pensons aussi qu’il est important de se rappeler qu’une valorisation raisonnable, voire bon marché, d’une décennie de croissance en progression constante peut ressembler à une valorisation coûteuse lors des deux ou trois prochaines années de croissance, précisément parce qu’il s’agit d’une croissance constante, et non pas excessive. De nombreux investisseurs sous-estiment cet effet cumulatif de la capitalisation durable. Lorsqu’il s’agit d’un décalage dans la valorisation, nous pensons que les entreprises growth moins durables sont plus menacées que ces entreprises avec des « structures de qualité ».

Elles sont comme des cyclistes qui ont encore de la réserve pour faire face aux vents contraires. Ces entreprises peuvent ne pas être en tête pendant un certain temps, mais elles ne sont pas non plus susceptibles d’être laissées derrière. Parce qu’elles peuvent en effet continuer à investir et à s’adapter même au plus fort de la récession, elles profitent même souvent de cette occasion pour prendre des parts de marché et en tirer parti pendant la reprise.

Transition et disruption

Si ces remarques vous font penser aux entreprises, grandes et petites, qui ont prospéré durant la crise du coronavirus notamment grâce à la part de plus en plus importante du digital dans nos vies, ce n’est pas un accident, et cela nous ramène en effet à notre point de départ sur la situation globale.

Tout le débat growth vs value est fondé sur l’idée qu’il existe des cycles économiques causés par les déséquilibres entre l’offre et la demande industrielles. Mais nous pensons que les progrès technologiques, dans tous les secteurs, ont quasiment aplani ces cycles.

À notre avis, cela signifie que le capital immatériel, y compris la recherche & développement et le capital humain, mais aussi la réputation de la marque et la responsabilité de l’entreprise, sont désormais plus importants dans la création de valeur. Cela signifie également que nous vivons dans un monde non pas de cycles industriels, mais de transitions à long terme et de perturbations périodiques. Sans la perturbation liée à la pandémie de coronavirus, qui a considérablement accéléré la transition vers une économie numérisée, qui peut dire que la dernière décennie de croissance n’aurait pas duré encore plusieurs années ?

Comme nous l’avons noté, ce sont les « structures de qualité », ces entreprises qui génèrent des liquidités, sans risque de financement externe et souvent riches en capital immatériel, qui sont les mieux adaptées pour prospérer dans un monde de transition et de perturbations. Et c’est la véritable raison pour laquelle nous pensons qu’il est problématique de penser en termes de growth vs value, en particulier si cela conduit les investisseurs à écarter ces titres de qualité en même temps que les actions growth traditionnelles.

Cela signifierait non seulement abandonner les entreprises capables de maintenir le rythme lorsque d’autres titres growth sont en difficulté, mais aussi perdre une exposition sur les gagnants de la transition durable dans toute une série de chaînes de valeur, c’est-à-dire les entreprises les plus susceptibles de consolider leurs positions en raison des perturbations à venir.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

2021 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

 

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Agence BDandP
Céline Bruggeman
06.87.52.71.99
cbruggeman@bdandp.com
Justine Gloaguen
06.34.01.68.43
jgloaguen@bdandp.com


Neuberger Berman – Est-ce le bon moment pour investir au Japon ?

 

 

Commentaire

Paris, le 14 janvier 2021.

Par Keita Kubota, Responsable Actions Japonaises chez Neuberger Berman

Après plusieurs années très calmes, les marchés actions japonais sont à nouveau orientés à la hausse. Malgré des taux d’intérêt proches de zéro depuis plus de deux décennies, le pays offre aujourd’hui aux investisseurs des rendements positifs. Ce qui est mieux qu’en Europe et aux États-Unis, où les rendements sont négatifs. Le Japon devient ainsi de plus en plus attractif pour les investisseurs étrangers.

Les entreprises japonaises sont plus faiblement valorisées que leurs homologues sur les marchés développés à cause de la rentabilité historiquement faible de leurs capitaux propres (ROE – Return on Equity) et de leur retour sur capitaux investis (ROIC – Return on Invested Capital), conséquence de leurs bilans gérés de façon inefficace et de leur rentabilité plus faible. Au cours de la dernière décennie, différents acteurs, à commencer par les actionnaires et le gouvernement, ont fait pression sur les directions des entreprises pour qu’elles prennent des mesures visant à améliorer leurs rendements. Et nous avons récemment constaté de réels changements en la matière.

Dans un premier temps, les entreprises ont réduit leurs excédents de capitaux par le biais de distribution de dividendes plus élevés et de rachats d’actions. Aujourd’hui, les directions des entreprises s’attaquent aux difficultés liées à d’anciennes pratiques commerciales, telles que l’actionnariat partagé entre les créanciers, les clients et les fournisseurs ainsi que la réorganisation des portefeuilles commerciaux et la cession d’actifs non essentiels pour améliorer le rendement et la répartition des ressources dans l’entreprise. Il s’agit là de mesures importantes du point de vue de la culture d’entreprise japonaise, car ce sont des problèmes structurels historiques qui étaient auparavant considérés comme intouchables pour des raisons de tradition managériale.

Et plus intéressant encore, les investisseurs ne sont plus seulement des acteurs du private equity ou des acquéreurs d’actifs distressed, mais il s’agit aussi d’autres entreprises japonaises qui envisagent des campagnes offensives d’acquisition d’actifs, ce qui était auparavant totalement tabou. Et au cours des prochaines années, nous pensons que cette dynamique d’amélioration de l’efficience du capital des entreprises japonaises va s’accélérer, car la prochaine révision du code CG 2021 ne se concentrera pas seulement sur une plus grande indépendance, mais aussi sur l’amélioration de la qualité des administrateurs externes, ce qui devrait stimuler les discussions au sein des conseils d’administration sur la manière dont les entreprises devraient gérer leurs activités et leur capital. En outre, le projet récemment annoncé par la bourse de Tokyo de revoir ses exigences de cotation pour la très convoitée section PRIME a fixé une date butoir aux entreprises pour aborder ces nombreuses questions.

Enfin, nous constatons également que les actionnaires et les entreprises travaillent ensemble pour résoudre le troisième problème, et peut-être le plus difficile, celui de la faible rentabilité et de la croissance durable. Le gouvernement a activement encouragé à la digitalisation des entreprises et de la main-d’œuvre et vient également d’annoncer un objectif à long terme pour 2050 visant la neutralité carbone.

La digitalisation contribuerait à augmenter considérablement la productivité grâce à des outils comme la robotisation ou encore le cloud, et à réduire les coûts d’exploitation excessifs des entreprises japonaises. Quant à l’objectif de neutralité carbone, il est conçu comme une « transformation verte » à l’échelle économique pour aider les entreprises à se développer durablement dans des secteurs tels que les énergies renouvelables et la production durable tout en réduisant leur dépendance aux technologies dites brunes. Toutes ces initiatives réunies devraient permettre d’augmenter la rotation des actifs et la rentabilité de manière durable à moyen et long terme, ce qui réduirait l’écart par rapport aux autres marchés développés et conduirait à un redressement des valorisations des entreprises japonaises.

Du point de vue des investisseurs, nous pensons que ce changement radical dans le marché, l’économie et la société japonaise génère une multitude d’opportunités d’investissement à des prix incroyablement attractifs. Mais attention, les investisseurs doivent faire preuve de prudence et de discernement dans le cadre de leur sélection active afin de bien identifier les gagnants parmi les inévitables perdants de cette transformation. Chez Neuberger Berman, nous appliquons un processus de sélection rigoureux axé sur les fondamentaux de l’entreprise, la matérialité, la gouvernance, le potentiel d’engagement et la valorisation pour identifier ce que nous appelons les « pépites cachées ». Il s’agit des « Disrupteurs émergents », c’est-à-dire des entreprises de nouvelle génération à l’organisation légère qui offrent des innovations de rupture, des «  Petits géants » à savoir les leaders de niches industrielles en forte croissance avec de fortes barrières à l’entrée, ou encore des entreprises à « Forte décote » ouvertes à l’engagement pour revenir aux bénéfices ainsi que « Les survivants de la décennie perdue », ces leaders des industries en consolidation avec des bilans solides.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

2021 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

 

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Agence BDandP
Céline Bruggeman
06.87.52.71.99
cbruggeman@bdandp.com
Justine Gloaguen
06.34.01.68.43
jgloaguen@bdandp.com


EVLI – Revue mensuelle janvier 2021

COMMENTAIRE |  12. 01. 2021

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Le nombre d’infections au coronavirus continue d’augmenter

En décembre, la situation liée au coronavirus a continué à se dégrader, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le nombre quotidien de cas de Covid-19 aux États-Unis a dépassé 225 000 personnes, atteignant un pic de 258 866 au 2 janvier. Au Royaume-Uni, une variante beaucoup plus transmissible du virus a été détectée et le nombre de cas signalés par jour a doublé au cours du mois, pour atteindre plus de 50 000 personnes. En Allemagne, le taux d’infection a continué d’augmenter en décembre. En France, en Espagne et en Italie, en revanche, la situation s’est calmée après l’accélération du mois de novembre.

Les marchés sont restés calmes, les autorités sanitaires de différents pays ayant approuvé l’utilisation et la distribution des vaccins. Il est toutefois évident que des mesures de confinement restent nécessaires pour enrayer les infections. Dans de nombreux pays européens, il a été décidé de prolonger ces mesures jusqu’en janvier. Elles ont porté un coup à la consommation et à l’industrie, ce qui affaiblira les perspectives de croissance pour fin 2020 et début 2021.

Aux États-Unis, les Démocrates et les Républicains ont commencé à travailler sur un nouveau programme de soutien pour les foyers américains. Après de longues négociations, un accord a été conclu sur un total de 900 milliards de dollars de relance. De manière inattendue, le Président Trump n’a au départ pas approuvé ce plan d’aide car il aurait préféré, comme les Démocrates, un plan de 2 000 milliards de dollars. À la fin du mois, Donald Trump a néanmoins accepté ce programme de moindre envergure, ce qui a permis d’éviter le gel des fonds fédéraux.

Focus sur Tesla, l’entreprise automobile qui a rejoint le S&P 500 fin 2020

L’envolée du cours de l’action Tesla, qui a augmenté de plus de 640 %, a valu à l’entreprise une place dans l’indice S&P 500 en décembre 2020. Tesla est devenue la sixième plus grande entreprise de l’indice, avec une capitalisation boursière de 590 milliards de dollars, ce qui représente 1,5 % de la valeur marchande totale de l’indice. Selon les prévisions des analystes, les bénéfices de Tesla ne représenteront cependant que 0,3 % des bénéfices totaux des sociétés indexées en 2021. La capitalisation boursière de la société représente 78 % de la capitalisation boursière totale des entreprises automobiles, mais ses bénéfices ne représentent que 12 % de leurs bénéfices totaux. L’action de Tesla réduit également les bénéfices pondérés par action de l’indice de 1,3 % et augmente en conséquence le ratio d’évaluation de l’indice (EPS) à 22,2 sur la base des prévisions des analystes pour 2021.

Le cours de l’action Tesla pour les bénéfices prévus en 2021 est 161 fois plus élevé, et par conséquent, une croissance massive est prévue pour l’entreprise à mesure que les voitures électriques deviennent plus courantes et peut-être dans des secteurs entièrement nouveaux. Les performances de l’entreprise et de son action auront sans aucun doute un impact important sur les performances du secteur automobile et du marché actions dans les années à venir.

Accord sur le Brexit

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été scellée par un accord de dernière minute. Cela a probablement permis d’éviter un chaos total, mais de nombreux problèmes et détails devront encore être réglés. La plus grande réussite réside probablement dans le consensus trouvé sur la manière de traiter les futurs différends. En tout état de cause, le Brexit signifiera plus de travail et une augmentation des coûts dans les échanges et les transactions entre le Royaume-Uni et l’UE. Les Britanniques seront probablement confrontés à une charge économique plus lourde, ce qui pourrait bien entraîner un affaiblissement de la Livre.

L’unité britannique sera aussi mise à l’épreuve en mai, au moins lors des élections locales, où les exigences pour l’indépendance écossaise seront à nouveau examinées. Parmi les autres événements politiques importants de l’année, citons l’investiture de Joe Biden le 20 janvier, les élections fédérales allemandes et les élections de la Douma en Russie en septembre.

Graphique :  Les titres qui ont grimpé en flèche sur les neuf dernières années

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

Pour en savoir plus : www.evli.com

Contact presse
Céline Bruggeman / Justine Gloaguen
06 34 01 68 43
cbruggeman@bdandp.com
jgloaguen@bdandp.com

 

 

EVLI – L’investissement responsable et l’industrie de l’asset management, premier épisode

 

 

COMMENTAIRE |  06. 01. 2021

Dans une série de trois commentaires, la société de gestion finlandaise Evli explorera l’évolution du rôle des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et de l’investissement responsable dans l’industrie de la gestion d’actifs. Nous reviendrons tout d’abord sur les caractéristiques de l’investissement responsable, puis nos experts analyseront l’implémentation de l’ESG au sein de leurs stratégies d’investissement et l’évolution du reprorting ESG. Enfin, Evli invitera Accelerando Intelligence pour évoquer l’importance de la transparence et de la clarté en matière d’ESG.

Episode 1 : L’évolution du rôle de l’investissement responsable et de l’ESG

Nous commençons cette série avec le point de vue de deux spécialistes de l’ESG et de l’investissement responsable : Outi Helenius, Responsable Sustainability chez Evli, et Kim Pessala, Responsable des clients institutionnels.

Les investissements ESG sont-ils simplement devenus du green washing ?

Comme nous le savons tous, l’expression à la mode « solution d’investissement responsable » est très répandue de nos jours. L’investissement durable a attiré beaucoup d’actifs ces derniers temps pour le compte de fonds d’investissement traditionnels. Ainsi, de nombreux gérants aiment souligner à quel point ils sont écologiques et comment tout ce qu’ils font est d’une manière ou d’une autre lié aux critères ESG.

Le green washing est un moyen de tirer profit des produits respectueux de l’environnement en donnant la fausse impression qu’un fonds actions, par exemple, est écologique. Mais il est assez facile de lutter contre le green washing en examinant les faits, en étayant les affirmations et en rendant compte en détail des investissements pour voir quel est leur impact positif en matière d’ESG. Il est également important d’avoir des politiques d’exclusion, car certaines entreprises sont nuisibles pour l’environnement et peu importe l’importance de l’engagement des investisseurs, cela ne les empêchera pas d’agir de manière polluante.

Il est du devoir de chacun de lutter contre le green washing mais les autorités de régulation font également un excellent travail là-dessus, par exemple avec la taxonomie verte de l’UE ou la façon dont les capitaux sont de plus en plus orientés vers des investissements plus écologiques. Du côté des sociétés de gestion et des investisseurs, l’approche ESG ne doit pas se contenter de belles paroles et de reportings, elle doit également avoir un impact positif sur les objectifs de développement durable (ODD). De plus, cette approche doit faire preuve de transparence et être compréhensible par tout un chacun.

Ainsi, pour éviter le green washing, il est nécessaire d’être clair et précis. Quels sont les indicateurs ESG pris en compte et quel est l’impact de ces indicateurs ESG sur votre stratégie d’investissement ?

Bien définir son approche et communiquer clairement auprès des clients permet à tous d’avoir la même définition des critères ESG ainsi que la même compréhension des ODDs. Sans cela, il est difficile pour le client de voir comment les sociétés de gestion tiennent leurs promesses.

Pourquoi parlons-nous de plus en plus d’ESG ?

L’importance de l’intégration des critères ESG dans les stratégies d’investissement ne cesse de croître. De plus, les entreprises se rendent compte que cela a un effet positif sur leurs activités et sur la valeur actionnariale. Nous sommes tous conscients des défis environnementaux auxquels le monde est confronté et nous voulons inévitablement prendre nos responsabilités et nous engager sur la voie d’un environnement plus propre. Si certains d’entre nous pratiquent l’investissement responsable depuis plusieurs années déjà, il n’en reste pas moins que l’importance des critères ESG a récemment fortement augmenté.

Nous disposons aujourd’hui de beaucoup plus d’informations qu’il y a dix ans. L’investissement responsable a en fait commencé par l’exclusion de différentes entreprises, mais nous n’avions pas accès à la façon dont les entreprises fabriquaient leurs produits et à leur chaîne d’approvisionnement sous-jacente. Aujourd’hui, notamment grâce aux nouvelles technologies, il est possible de se rendre dans les usines pour voir comment les employés sont traités pendant les heures de travail et partager ces informations sur internet. Ainsi, nous parlons de plus en plus des critères ESG car ils représentent maintenant une matérialité dont on doit tenir compte lors des décisions d’investissement.

Comment intégrer les critères ESG dans sa stratégie d’investissement ? 

Parfois, les gérants ne pensent pas suivre une approche ESG alors qu’ils intègrent plusieurs critères liés à la gouvernance et aux contrôles des facteurs environnementaux lors de leurs choix d’investissements. Souvent un échange approfondi avec le Responsable investissement responsable permet de s’en rendre compte et de pousser plus loin l’approche ESG.

Néanmoins, l’investissement responsable suivant des critères ESG demande des outils dédiés. En effet, étant donné que cela concerne la plupart du temps des informations non financières, il n’est pas toujours facile de trouver des données et de comprendre comment les entreprises produisent leurs chiffres et leurs analyses ESG. De plus, il est aussi important que les investisseurs comprennent comment les sociétés de gestions prennent en compte les questions ESG et ce qui est exigé des entreprises dans lesquelles elles investissent. C’est donc la clarté et la transparence de l’analyse qui sont recherchées.

Il s’avère aussi complexe de comparer différentes entreprises sur la base de leurs indicateurs ESG. Par exemple, si l’on compare une entreprise de papèterie et une épicerie, laquelle est la plus responsable ? En fait, c’est là que les fournisseurs de données ESG entrent en jeu. Les comparaisons et les mesures peuvent être difficiles et comme ces fournisseurs tentent de quantifier certaines informations qui ne sont généralement pas quantitatives, on se retrouve dans une situation qui n’est pas uniquement noire ou blanche et qui peut s’avérer difficile à démêler. Et la quantité des données ESG publiées représente également un autre défi. C’est un véritable zoo de données ESG et, bien souvent, et il est très difficile de vérifier d’où proviennent ces chiffres. Les gérants doivent donc prendre plus de temps pour effectuer une analyse approfondie de ce que fait l’entreprise et comparer les différents secteurs en ce qui concerne les données ESG.

Il n’est donc pas facile de naviguer dans les valeurs de l’investissement responsable. Qu’est-ce qui est bien ou mal ? Quelles sont les valeurs partagées par les investisseurs et les clients ? D’autant plus que la responsabilité ne se limite pas à l’investissement pour les sociétés de gestion.

Il s’agit d’assumer sa propre responsabilité dans la façon dont nous façonnons un avenir meilleur. Nous croyons fermement qu’élever le niveau de l’investissement responsable a également un impact positif sur les valeurs d’une société. De fait, des pratiques ESG efficaces sont de plus en plus importantes pour la marque employeur. De nos jours, les jeunes talents exigent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent ait des normes responsables élevées.

Ainsi, chez Evli, nous sommes convaincus qu’il ne faut pas être trop rapide dans la réponse apportée à de nouveaux enjeux à la mode. Au contraire, nous voulons toujours comprendre les faits et leurs implications avant de modifier nos principes ESG. Pour nous il s’agit de la meilleure stratégie pour garder le cap et faire évoluer le monde vers un avenir plus durable.

Prochain épisode : l’implémentation de l’ESG dans les portefeuilles et l’évolution du reporting ESG

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.. Pour en savoir plus : www.evli.com

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Justine Gloaguen / Céline Bruggeman
06 34 01 68 43
jgloaguen@bdandp.com
cbruggeman@bdandp.com


 

Neuberger Berman – Perspectives sur le marché obligataire corporate chinois

 

 

Commentaire

Par Peter Ru, Conseiller en Investissement chez Neuberger Berman.

Perspectives sur le marché obligataire corporate chinois

Les récents défauts de paiement des entreprises d’État (SOEs) telles que Brilliance Auto, Yongcheng Coal, Tsinghua Unigroup ainsi que les cas en cours d’examen ont montré une tolérance croissante de la part du gouvernement chinois aux défaillances des SOEs en difficulté. Le gouvernement encourage la pratique de marché consistant à permettre aux SOEs qui sont continuellement déficitaires de faire défaut, mais il y a une « tolérance zéro » sur la fraude. La lutte contre la fraude a été une réponse à la suspicion du marché concernant certains cas récents de défaillance de SOEs impliquant un transfert malveillant d’actifs juste avant le défaut de paiement. Depuis la défaillance de Yongcheng Coal, nous avons assisté à des ventes massives sur tout l’univers du crédit, en particulier pour les SOEs les plus faibles et certains véhicules de financement de collectivités locales en difficulté (LGFV – Local Government Financing Vehicles). La panique a été déclenchée par la crainte générale des investisseurs de voir s’estomper le soutien du gouvernement aux SOEs. Pour aggraver la situation, de nombreux fonds communs de placement, banques et compagnies d’assurance vont liquider les positions qui partagent les mêmes caractéristiques que Yongcheng Coal & Henan Energy (par exemple, une SOE en difficulté basée dans le Henan, classée dans la catégorie des secteurs « en sur-approvisionnement », comme le charbon ou la chimie). L’octroi de crédit dans certaines provinces a été gelé depuis ces défauts de paiement, ce qui pourrait potentiellement augmenter les risques de refinancement et déclencher des crises financières régulières. Au final, les autorités sont maintenant attentives aux événements de crédit liés aux SOEs, évitant l’aléa subjectif et prévenant en même temps tout risque systémique potentiel. La revalorisation des SOEs affaiblies détenues par des collectivités locales sera un thème constant à l’avenir, car les investisseurs vont mettre de plus en plus l’accent sur les fondamentaux propres au crédit des SOEs et supposer une probabilité beaucoup plus faible de soutien gouvernemental implicite. Nous pensons que le taux de défaillance des SOEs est en hausse et pourrait converger vers le taux de défaillance des entreprises privées (POEs – Privately Owned Enterprise).

Perspectives sur les secteurs les plus impactés par le nombre de défauts

Nous nous attendons à une nouvelle augmentation des défauts de paiement des SOEs ; les défaillances des POEs augmenteront probablement aussi dans le secteur immobilier en 2021. Parmi tous les autres secteurs, c’est le secteur immobilier qui présente le plus d’options de vente et la plus forte concentration de POEs. En plus de la forte pression de remboursement, le secteur de l’immobilier est confronté à une double difficulté avec des politiques réglementaires strictes. Le gouvernement central chinois a introduit la règle des « trois lignes rouges » en classant les promoteurs en fonction de trois métriques à effet de levier et en limitant la croissance des emprunts autorisés. Les promoteurs seront regroupés en quatre catégories en fonction du nombre de lignes rouges qu’ils ont franchies. Plus les promoteurs franchiront de lignes rouges, moins leurs emprunts pourront croître dans une fourchette de 0 à 15 % lors de la demande de nouveau crédit. Certains promoteurs ont déjà reçu des alertes avec une restriction de 85 %, ce qui signifie qu’ils ne seront autorisés à émettre que 85 % de leur capacité de refinancement via des obligations onshore. Les promoteurs disposant d’actifs fonciers de qualité, d’une exécution solide et d’un accès au marché des obligations offshore pourront mieux résister à ces difficultés. Ceux qui disposent d’actifs fonciers de moindre taille, de qualité médiocre et de canaux de financement limités pourraient voir leur risque de défaillance augmenter en 2021. Les secteurs des métaux et des mines ainsi que les secteurs diversifiés sont les principaux secteurs dans lesquels les SOEs seront confrontées à une forte pression de remboursement en 2021. Tant qu’il ne provoque pas de risque systémique, le gouvernement a tendance à guider vers la sortie du marché les entreprises « zombies », c’est-à-dire les entreprises qui sont continuellement déficitaires. Nous pensons donc que le taux de défaillance des SOEs pourrait augmenter de manière contrôlée en 2021, en particulier pour les SOEs en difficulté.

Impact des défauts de paiements sur la crédibilité de la notation des obligations chinoises

Les investisseurs savent tous que les agences de notation onshore ne sont pas crédibles, en particulier pour les SOEs « zombie » notées AAA. Il y a en moyenne sept à huit crans de différence entre la notation onshore et la notation offshore. La crédibilité des notations onshore ne sera dès lors pas affectée car elles n’ont jamais été crédibles. Chez Neuberger Berman, nous utilisons donc notre système de notation interne pour évaluer les obligations lors de la prise de décision d’investissement.

Valorisation du risque sur le marché obligataire chinois

Après le cas YONCOL, les prix vont évoluer pour être plus divergents. Nous nous attendons à ce que le marché soit réouvert à des régions plus prospères et à des émetteurs financièrement solides. Il y aura une plus grande distorsion dans le crédit en 2021 en raison de la disparité des prix. Les SOEs faibles et certaines POEs en difficulté seront confrontées à des tensions croissantes sur les liquidités à mesure que le refinancement deviendra plus difficile. Le rendement excédentaire devrait provenir d’une fuite vers la qualité et d’une sélection bottom-up dans l’univers du crédit. La sélection fondamentale du crédit sur le segment des SOEs sera le thème principal de l’année prochaine.

Perspectives sur le renminbi

Le gouvernement chinois a réagi rapidement à l’épidémie de Covid-19 au premier trimestre et a adopté une politique monétaire assouplie pour soutenir l’économie. Bon nombre de ces mesures temporaires sont favorables au crédit, si bien que la Chine s’est remise assez rapidement de la pandémie. Les fabricants chinois ont gagné des parts de marché dans les exportations mondiales en 2020, la Chine étant la première grande économie à avoir repris pleinement ses activités pendant la pandémie. Bien qu’un certain renversement de la part de marché des exportations mondiales soit possible car d’autres pays accélèrent la réouverture de leurs économies, nous pensons que la politique gouvernementale nationale de relance de la consommation intérieure devrait continuer à offrir un certain soutien à l’économie. Compte tenu de la solidité des fondamentaux, nous sommes globalement optimistes en ce qui concerne le renminbi.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

2020 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

 

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Agence BDandP
Céline Bruggeman
06.87.52.71.99
cbruggeman@bdandp.com
Justine Gloaguen
06.34.01.68.43
jgloaguen@bdandp.com


EVLI – Revue mensuelle décembre 2020

COMMENTAIRE |  07. 12. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

L’annonce du vaccin crée de l’optimisme sur les marchés

Alors que la pandémie s’aggravait, les rapports des entreprises pharmaceutiques sur l’efficacité de leurs vaccins ont apporté le soulagement tant attendu sur les marchés. Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca ont annoncé que leurs vaccins étaient efficaces à plus de 90 % lors des tests. Ces nouvelles sur les vaccins ont eu un impact positif important sur les marchés actions. Plusieurs marchés ont augmenté de plus de 10 %, et les niveaux de marché se sont rapprochés des sommets historiques dans de nombreux cas.

Les vaccins doivent maintenant passer le test de contrôle et de qualité des autorités sanitaires et ils devraient être approuvés début décembre. Les entreprises ont annoncé qu’elles seront prêtes à livrer rapidement les vaccins dès que l’autorisation aura été accordée. Le début de la vaccination représente un premier pas important vers la maîtrise de la pandémie de Covid-19.

En novembre, les actualités sur les taux d’infection étaient à la fois bonnes et mauvaises. Dans de nombreux pays européens, le nombre de cas a augmenté de manière presque exponentielle, mais de nouvelles mesures restrictives ont permis d’obtenir un net renversement de la situation. Aux États-Unis, en revanche, le nombre de cas a continué d’augmenter, et il est à craindre que les voyages de Thanksgiving n’aggravent encore la situation.

Un nouveau président aux Etats-Unis

Le décompte des voix de l’élection présidentielle américaine a finalement confirmé la victoire du challenger Joe Biden. Cependant, les Démocrates ont obtenu moins de voix que prévu à la Chambre et au Sénat. Les marchés ont rapidement estimé que les aspects les plus radicaux de la politique des Démocrates, tels que les augmentations d’impôts et le règne des méga-capitalisations, ne s’imposeront pas en raison de la mainmise des Républicains sur l’équilibre du pouvoir.

L’augmentation rapide du cours des entreprises technologiques, la pandémie et l’évolution du paysage politique ont entraîné une rotation entre les différents secteurs des marchés actions. Comme la plupart des facteurs ont évolué dans un sens plus positif, les industries cycliques et les titres value se sont quelque peu améliorés. Toutefois, les perspectives ne sont pas encore stables, même s’il y a une certaine confiance sur les perspectives des titres growth et des entreprises technologiques.

Parmi les risques politiques, le Brexit a moins attiré l’attention. Les négociations se sont poursuivies, mais sans conclusions finales. Par ailleurs, la validation du plan de relance de l’UE a rencontré un obstacle, à savoir la réticence de la Pologne et de la Hongrie.

Bilan de 2020

L’année a démarré de façon prometteuse. En janvier, le Royaume-Uni a néanmoins annoncé son retrait de l’UE. Pourtant, la croissance économique mondiale a été positive, et les indicateurs publiés en janvier ne montraient pas encore l’impact de la propagation du coronavirus. La hausse des marchés boursiers n’a pris fin que lorsque l’épidémie de coronavirus a commencé à se propager en dehors de la Chine.

Fin février, peu de gens, voire personne, ne pouvaient encore prédire la vitesse à laquelle le coronavirus se répandrait dans le monde, sa mortalité ou la sévérité des mesures prises par les autorités pour enrayer l’épidémie. Elles ont en effet pratiquement paralysé l’économie mondiale.

En mars, les marchés actions ont chuté plus rapidement et plus durement que jamais depuis la crise financière de 2008. Les gouvernements, les autorités et les banques centrales du monde entier se sont empressés de prendre des mesures sans précédent pour surmonter « quoi qu’il en coûte » cette période difficile.

En conséquence, le marché actions a connu une hausse rapide par rapport aux creux du 23 mars. Cette forte hausse reflète le renversement des taux d’infection et de mortalité liés à la pandémie dans les pays occidentaux, les efforts déployés pour supprimer les restrictions de circulation et les effets positifs des mesures de relance. L’espoir de trouver un vaccin a également stimulé les attentes positives sur les marchés.

Au début de l’automne, l’actualité économique nous a aussi réservé d’agréables surprises. En Chine, la confiance du secteur industriel s’est considérablement améliorée. Aux États-Unis, le marché du travail s’est redressé plus rapidement que prévu, et les ventes au détail ont connu une hausse rapide.

La forte performance des actions des grandes entreprises technologiques américaines s’est par ailleurs poursuivie. La pandémie et les difficultés rencontrées pour les opérations en présentiel n’ont fait que renforcer la confiance dans l’intérêt de l’activité de ces entreprises. L’indice Nasdaq a également atteint de nouveaux sommets.

En octobre, une nouvelle vague d’infections de coronavirus a obligé de nombreux pays à revoir leurs mesures restrictives. En novembre, des nouvelles positives concernant les vaccins et l’atténuation des risques politiques ont fait à nouveau grimper les cours des actions.

Graphique :  Performance des actions internationales sur les cinq dernières années

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020).

La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

Contact presse
Céline Bruggeman / Justine Gloaguen
06 34 01 68 43
cbruggeman@bdandp.com
jgloaguen@bdandp.com

 

 

Neuberger Berman – 10 réflexions pour 2021

 

 

Commentaire

Paris, 10 novembre 2020 – Les responsables des plateformes d’investissement de Neuberger Berman ont identifié les thèmes clés qui, selon eux, guideront leurs décisions d’investissement en 2021.

Macro : le monde après le coronavirus

1/ Un retour aux dynamiques de début de cycle – mais pas de reflation substantielle

Après de nombreuses années de dynamique de fin de cycle, la pandémie de coronavirus a provoqué une profonde récession qui a fait baisser le point de départ du rebond. Nous sommes maintenant confrontés à une dynamique de début de cycle qui n’avait pas été observée depuis une décennie : croissance relativement rapide du PIB et des bénéfices des entreprises, baisse du chômage et taux d’intérêt au plus bas. De plus, nous ne voyons que des facteurs limités d’inflation substantielle jusqu’en 2022 et, sans une stimulation fiscale continue significative, nous n’assisterons à aucun changement clair dans les causes sous-jacentes d’une stagnation durable.

2/ Le populisme est là pour rester

La fin de la présidence de Donald Trump ne signifie pas la fin du populisme politique ou de ses causes aux États-Unis ou ailleurs. Cela entrainera sûrement la poursuite de la volatilité politique et géopolitique, mais peut-être plus important encore, cela rend plus probable des stimuli budgétaires supplémentaires, alors que les gouvernements poursuivent des politiques d’endettement et de dépenses afin de parer aux causes du mécontentement populiste.

3/ La transformation digitale accélérée s’enracine

Pendant la crise du coronavirus, de nombreux consommateurs et entreprises ont pleinement adopté le travail, les achats et l’accès aux services depuis leur domicile. Les arguments en faveur de la numérisation et de l’automatisation dans les usines, les entrepôts, les maisons, les bureaux et autres lieux de travail ont été renforcés. Certaines de ces habitudes pourraient s’atténuer avec la fin de la pandémie, mais à notre avis, ces tendances digitales se sont non seulement accélérées mais aussi consolidées.

En 2021, nous allons résolument entrer dans le monde de la connectivité 5G, de l’internet des objets et du cloud.

4/ Les chaînes d’approvisionnement deviennent plus courtes et plus diversifiées

L’incertitude géopolitique, le populisme économique et la simple convergence des salaires et des coûts raccourcissent les chaînes d’approvisionnement mondiales depuis plus d’une décennie déjà. La pandémie de coronavirus a donné un nouvel élan à cette tendance. La transformation en cours des chaînes d’approvisionnement peut réduire l’exposition des entreprises et des industries au risque de perturbation, mais à un certain coût pour les investisseurs et les consommateurs.

Marchés obligataires : rendements statiques, devises volatiles

5/ De faibles rendements et des courbes plates appellent à l’opportunisme sur les marchés du crédit

Comme lors de chaque récession, celle du coronavirus en 2020 a provoqué un élargissement des spread de crédit. L’intervention rapide et importante des banques centrales a toutefois rendu ce phénomène exceptionnellement éphémère, laissant aux investisseurs un mélange très complexe de caractéristiques de début et de fin de cycle, ainsi que des risques de défaut et de valorisation. Nous pensons que cette situation exige une approche flexible sur le crédit, qui peut être appliquée partout, et qui s’appuie sur la capacité d’évaluer la valeur relative des différents segments obligataires, sur une large expertise et sur une prise de décision rapide.

6/ La dynamique macroéconomique s’exprimera à travers les devises

Les principales banques centrales ont signalé leur intention de maintenir des taux d’intérêt bas sur la courbe des taux. La volatilité des taux étant supprimée, les écarts de croissance et d’inflation à l’échelle mondiale sont plus susceptibles de s’exprimer par le biais des marchés des changes. Une plus grande volatilité des devises et la fin de la vigueur persistante du dollar américain renforceraient les arguments en faveur d’une couverture dynamique des risques de change.

Marchés actions : opportunités cycliques, thèmes sur le long terme

7/ Les actions growth long-terme finissent par l’emporter sur les rallyes cycliques

La dynamique de début de cycle favorisera probablement les actions cycliques à mesure que la croissance économique s’accélère, mais en fin de compte, nous pensons que le contexte de stagnation long-terme qui se profile – caractérisé par des taux bas, une croissance faible et des rendements attendus peu élevés – soutiendra les actions growth et les actifs de long terme. Néanmoins, si 2020 nous a appris quelque chose c’est bien l’humilité, il est donc important de rester diversifié sur l’ensemble des styles de facteurs.

8/ Une approche thématique peut aider à identifier la croissance long terme

Dans un monde à faible croissance, une approche thématique peut aider à identifier de véritables opportunités de croissance à long terme. La crise du coronavirus a accéléré certains thèmes clés, en particulier la transformation digitale de l’économie, tout en montrant comment ces thèmes transcendent les régions et les secteurs. Nous pensons que l’investissement thématique consiste à trouver des entreprises de qualité exposées à des thèmes de croissance séculaires : ce type d’investissement doit être guidé par une recherche approfondie, en particulier lorsque les actions growth de grande capitalisation se négocient à des cours aussi tendus.

Gestion alternative : résilience du growth, agilité sur la value

9/ La résilience du growth sera favorisée, mais elle ne sera pas bon marché

Nous avons vu la crise du coronavirus accélérer la tendance du private equity à favoriser les entreprises ayant des perspectives de croissance solides et des plans exécutables pour ajouter de la valeur. Cela se traduit par une préférence pour les secteurs des logiciels, des technologies et de la santé. Par région, elle se manifeste par un penchant pour les marchés de croissance comme la Chine. La valorisation représente selon nous le plus grand risque, qui devra probablement être atténué par la mise en œuvre d’améliorations stratégiques et opérationnelles importantes pour accélérer la croissance des bénéfices.

10/ Un rôle toujours aussi important pour les stratégies opportunistes et idiosyncratiques, liquides et illiquides

L’année prochaine sera probablement marquée par un mélange inhabituel de dynamiques de début et de fin de cycle, de pandémies et de questions politiques déjà en cours. La volatilité ou l’incertitude qui en découlera créera probablement des opportunités pour des stratégies liquides telles que les actions long/short, les stratégies distressed et short-term trading, mais aussi pour des stratégies moins liquides telles que le private equity secondaire, la dette privée, le crédit opportuniste et les structurés. Les stratégies idiosyncratiques et décorrélées telles que les Insurance Linked Securities (ILS) et le macro-trading pourraient contribuer à donner de la stabilité aux portefeuilles pendant les périodes de volatilité accrue.

Pour aller plus loin, les responsables des plateformes d’investissement de Neuberger Berman ont échangé lors d’une table-ronde sur l’évolution de l’environnement d’investissement au cours des 12 derniers mois ainsi que sur les thèmes clés de 2021. A découvrir sur le site de Neuberger Berman à partir de ce lien.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

© 2020 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Agence BDandP
Céline Bruggeman
06.87.52.71.99
cbruggeman@bdandp.com
Justine Gloaguen
06.34.01.68.43
jgloaguen@bdandp.com


Neuberger Berman – Les obligations corporate hybrides, un marché qui devient mature

 

 

Commentaire

Par Julian Marks, Gérant Senior Investment Grade chez Neuberger Berman.

Paris, 10 novembre 2020 – Nous pensons que le marché des obligations corporate hybrides, qui représente près de 200 milliards d’euros, vient de passer son premier véritable test et l’a réussi avec brio.

Bien que les premières obligations corporate hybrides de sociétés non financières aient été émises il y a près de 20 ans, le marché n’a vraiment commencé à se développer qu’en 2013. Avant cela, il ne représentait pas plus de quelques milliards d’euros. C’est donc pourquoi, selon nous, la crise du coronavirus représente le premier véritable test pour ce marché désormais important.

Dès lors, comment s’est comporté le marché des obligations corporate hybrides ?

Nous pensons en effet que 2020 sera une année charnière pour cette classe d’actifs, et ce pour toutes sortes de bonnes raisons.

Un marché en plein essor

Après l’interruption des nouvelles émissions sur les marchés du crédit en mars et avril, les corporate hybrides sont revenues en force.

Nous devrions atteindre un record potentiel de nouvelles émissions brutes en 2020, et nous avons déjà connu la plus grande émission nette depuis 2015. Cela inclut la plus grande opération hybride jamais réalisée, en juin de cette année : l’équivalent de 12 milliards en dollars, euros et livres sterling de la part du géant de l’énergie et premier émetteur, BP.

D’ici la fin de l’année, nous prévoyons que le marché dépassera pour la première fois les 200 milliards d’euros, ce qui le rendrait comparable en taille au marché des « CoCos » presque deux fois plus grand que l’ensemble du marché européen des obligations High Yield.

Un risque de baisse limité

Ce vote de confiance des émetteurs et des investisseurs en faveur des corporate hybrides consolide une période pendant laquelle le marché a fonctionné et fixé les prix comme attendu, malgré l’extrême volatilité et les bouleversements survenus au sein de l’univers obligataire.

En général, les émetteurs hybrides sont notés Investment Grade (BBB+), tout comme les obligations corporate hybrides (BBB-). Cela confirme notre opinion selon laquelle les corporate hybrides présentent généralement moins de risques de baisse que les obligations High Yield, ce que nous avons pu constater en mars. L’option-adjusted spread (OAS) sur l’indice ICE Bank of America Global Hybrid Corporate a atteint un sommet de 389 points de base, contre 1 094 points de base pour l’indice Global High Yield et 673 points de base pour l’indice Euro High Yield BB. L’indice Euro Corporate BBB, qui représente la dette senior d’émetteurs similaires aux émetteurs hybrides, a atteint un écart de 286 points de base.

Les corporate hybrides sont souvent comparées aux CoCos et il était donc rassurant de les voir surpasser cette classe d’actifs lors des ventes massives en mars : l’indice ICE Bank of America Contingent Capital a en effet atteint un OAS de 694 points de base.

Selon nous, cela fait du sens.

Les corporates hybrides, bien qu’elles soient généralement perpétuelles, ont tendance à s’échanger comme si elles allaient être « callées » à leur première date de call. Les émetteurs peuvent arrêter de payer des coupons sans faire défaut tant qu’ils cessent également de payer des dividendes, mais nous n’avons jamais vu cela se produire. Ils peuvent également choisir de ne pas faire de call, mais cela s’est très rarement produit. En effet, si un émetteur ne fait pas de call d’une corporate hybride, non seulement il subit une augmentation substantielle des coupons, mais certaines agences de notation pourraient également cesser de comptabiliser une partie (50%) de la corporate hybride comme des capitaux propres. Les incitations à payer les coupons et à faire le call de l’obligation à la première date de maturité sont, à notre avis, suffisamment fortes.

En revanche, les banques peuvent être obligées de convertir leurs CoCos en capital et/ou être empêchées de payer des coupons sur les CoCos par les régulateurs. C’est pourquoi nous avons toujours soutenu que la comparaison entre CoCos et obligations corporate hybrides était trompeuse. L’évolution des prix de cette année nous donne à penser que le marché est du même avis.

Pourquoi investir ?

La crise du coronavirus va-t-elle modifier les incitations à investir sur cette classe d’actifs ?

Il est vrai que BP a émis des corporate hybrides principalement pour renforcer son bilan à la suite d’une importante dépréciation due à la baisse des prévisions du prix de l’énergie – le capital hybride peut contribuer à protéger une notation de crédit en fournissant à l’émetteur un certain « contenu en actions » de la part des agences de notation sans entraîner une dilution de la part des actionnaires.

Mais ce n’est pas la seule raison en faveur des émissions de corporate hybrides cette année. D’autres émetteurs se sont positionnés sur cette classe d’actifs pour un refinancement bon marché et efficace et certains les ont émis pour financer des acquisitions.

De plus, les émetteurs utilisent depuis longtemps les corporate hybrides pour protéger leurs notations, mais cela ne s’est traduit ni par des coupons manqués ni par des extensions au-delà de la première date de call sur les corporate hybrides cette année. Cela reste le cas, même si de nombreuses sociétés ont réduit, voire suspendu, les dividendes, supprimant ainsi l’un des obstacles à la suppression des coupons hybrides.

Il est possible que certains émetteurs profitent de l’option coûteuse que leur offrent les corporate hybrides – les secteurs des voyages, des loisirs, des compagnies aériennes et de l’hôtellerie étant en difficulté. Mais ils ne représentent qu’une infime partie de l’univers des corporate hybrides, qui est toujours dominé par les services publics, les télécommunications et les grandes entreprises énergétiques. Les émetteurs des secteurs en difficulté sont également soit non notés, soit notés High Yield, et, étant donné le spread qu’offrent les corporate hybrides par rapport aux obligations senior d’un émetteur, nous n’avons jamais considéré qu’il était nécessaire d’investir dans des sociétés High Yield. Aujourd’hui, le spread moyen des corporate hybrides est près de trois fois plus important que le spread moyen des obligations senior BBB européennes.

Une réussite avec brio

Chez Neuberger Berman, nous sommes convaincus du potentiel de la classe d’actifs corporate hybrides et nous avons attendu longtemps pour tester sa résilience dans un environnement réellement difficile. Cette année a été un test aussi rigoureux que nous aurions pu l’imaginer.

À notre avis, les obligations corporate hybrides ont non seulement réussi ce test avec brio, mais elles offrent encore aux investisseurs à la recherche de rendement des spreads de crédit particulièrement intéressants par rapport à la bonne qualité de leurs émetteurs.

 

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant des stratégies actions, fixed income, quantitatives et multi-asset class, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 24 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 2 300 professionnels. Sur six années consécutives, la société a été désignée Best place to Work par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés). En 2020, Neuberger Berman a été nommé PRI Leaders, une distinction attribuée à moins de 1% des entreprises d’investissement pour l’excellence de leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Les PRI ont également décerné à Neuberger Berman le score A+ dans chaque catégorie pour son approche de l’intégration des facteurs ESG dans les différentes classes d’actifs. La société gère 374 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

Avertissement

Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue en aucun cas un conseil en matière d’investissement, de droit, de comptabilité ou de fiscalité. Ce matériel est de nature générale et ne s’adresse à aucune catégorie d’investisseurs. Il ne doit pas être considéré comme une recommandation, un conseil d’investissement ou une suggestion d’engager ou de s’abstenir d’engager une quelconque action liée à l’investissement. Les décisions d’investissement et la pertinence de ce matériel doivent être prises en fonction des objectifs et des circonstances propres à chaque investisseur et en consultation avec ses conseillers. Les informations sont obtenues auprès de sources jugées fiables, mais il n’existe aucune déclaration ou garantie quant à leur exactitude, leur exhaustivité ou leur fiabilité. L’entreprise, ses employés et ses conseillers peuvent occuper des postes dans toutes les entreprises dont il est question. Toutes les informations sont à jour à la date du présent document et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis. Les points de vue ou opinions exprimés peuvent ne pas refléter ceux de l’entreprise dans son ensemble. Les produits et services de Neuberger Berman peuvent ne pas être disponibles dans toutes les juridictions ou pour tous les types de clients.

Ce matériel peut inclure des estimations, des perspectives, des projections et d’autres « déclarations prévisionnelles ». En raison d’une variété de facteurs, les événements réels ou le comportement du marché peuvent différer de manière significative des opinions exprimées. L’investissement comporte des risques, y compris la perte éventuelle du capital. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont spéculatifs et comportent un degré de risque plus élevé que les investissements plus traditionnels. Les investissements dans les fonds spéculatifs et les fonds de capital-investissement sont destinés uniquement aux investisseurs avertis. Les indices ne sont pas gérés et ne sont pas disponibles pour les investissements directs. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

Ces documents sont publiés de manière limitée par le biais de diverses filiales et sociétés affiliées de Neuberger Berman Group LLC. Veuillez consulter le site www.nb.com/disclosure-global-communications pour connaître les entités spécifiques et les limites et restrictions juridictionnelles.

Le nom et le logo « Neuberger Berman » sont des marques de service déposées de Neuberger Berman Group LLC.

© 2020 Neuberger Berman Group LLC. Tous droits réservés.

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Agence BDandP
Céline Bruggeman
06.87.52.71.99
cbruggeman@bdandp.com
Justine Gloaguen
06.34.01.68.43
jgloaguen@bdandp.com


EVLI – Investissements forestiers à impact : les arbres comme piège à carbone

 

 

COMMENTAIRE |  09. 11. 2020

Par Roger Naylor, Gérant chez Evli et spécialiste de l’investissement forestier.

Les forêts peuvent être valorisées non seulement pour leur bois mais aussi pour leur capacité à capturer le dioxyde de carbone. Pour l’investisseur soucieux des émissions de carbone, les investissements forestiers offrent donc un moyen de réduire l’empreinte de son portefeuille.

Alors que le monde cherche différentes solutions face à la crise climatique, l’investissement forestier connaît une renaissance. Traditionnellement, les investisseurs institutionnels sont attirés par les forêts en raison de leurs bons rendements à long terme, leur faible volatilité, le caractère défensif de la sylviculture et la faible corrélation avec d’autres classes d’actifs. Aujourd’hui, les forêts sont également devenues une option très intéressante pour les investisseurs attentifs aux émissions de carbone. Un investissement dans la sylviculture peut en effet réduire l’empreinte carbone d’un portefeuille d’investissement et le faire évoluer vers la neutralité carbone.

Selon plusieurs études, les forêts agissent comme des pièges à carbone, en éliminant et en stockant le dioxyde de carbone de l’atmosphère, et constituent ainsi une solution efficace et peu coûteuse pour atténuer le changement climatique. Investir dans la sylviculture peut réduire l’empreinte carbone globale d’un portefeuille d’investissement et servir à compenser les émissions de carbone d’autres d’investissements.

Afin de maximiser l’impact des investissements forestiers sur le carbone, il est nécessaire d’investir au niveau international, par exemple dans des régions comme les États-Unis et l’Amérique du Sud. Les arbres poussent tout simplement plus vite dans ces régions, cela permet donc d’avoir à la fois un impact carbone plus important et un rendement annuel plus élevé, les deux objectifs étant étroitement liés. Par exemple, le rendement historique de la sylviculture américaine est de plus de 8 % par an, contre 4,5 % en Scandinavie, où les arbres poussent de fait plus lentement.

La sylviculture capture le carbone de plusieurs manières

Les investisseurs peuvent estimer les émissions de carbone de leurs investissements en utilisant les données sur l’empreinte carbone fournies par les agences de notation telles que le MSCI. Les principaux gérants de fonds forestiers ont également mis au point des mesures autour du reporting de durabilité pour les investisseurs institutionnels exigeants. Sur la base de méthodes appropriées de comptabilisation du carbone, les gérants de fonds forestiers peuvent ainsi rendre compte de la quantité de carbone capturé sur une base annuelle. Les méthodes et la compréhension de la quantité de carbone que les forêts peuvent capturer se sont de plus considérablement développées ces dernières années. Et cela est particulièrement vrai pour la sylviculture.

Les modèles récents de capture du carbone sont basés sur la recherche scientifique et les données satellitaires des zones forestières. Pour évaluer pleinement la valeur d’une forêt en tant que piège à carbone, il faut prendre en compte la totalité de la biomasse de l’arbre, et pas seulement les parties qui ont une valeur commerciale : la tige, les racines et les branches. Le sol dans lequel les arbres poussent capture et stocke également le carbone, par exemple les chutes de bois, le bois mort et les résidus d’exploitation. Tout cela entraîne l’accumulation de grandes quantités de carbone dans les sols forestiers.

Et ça ne s’arrête pas là. Pour que la modélisation soit complète, il faut prendre en compte le carbone stocké dans les produits issus du bois, leurs émissions lors du transport et de la fabrication, le cycle de vie des produits ainsi que l’impact du remplacement des produits à plus forte intensité d’émissions, tels que l’acier, le béton et les plastiques, par des produits à base de bois – en bref, toute la chaîne de valeur de l’industrie. Comme les investissements forestiers visent principalement les forêts gérées pour la production de bois, ce type d’approche holistique du captage du carbone aide les investisseurs à évaluer plus précisément l’empreinte carbone de leur portefeuille.

De la même manière que les investisseurs reçoivent un rapport annuel sur l’évolution de la valeur commerciale de leur forêt, ils peuvent désormais suivre et relier les objectifs stratégiques à long terme aux objectifs en matière d’impact climatique de leur investissement forestier. L’impact réel vient de la volonté de faire bouger le statu quo et de transformer les ambitions en décisions stratégiques.

L’évolution de la valeur des forêts à travers le monde

Il est de plus en plus évident que les forêts jouent un rôle important dans la capture du carbone et la lutte contre le changement climatique. Cette fonction de la forêt peut être prise en compte dans la valeur de la forêt, en plus de la valeur commerciale du bois.

Le Boston Consulting Group estime que la valeur totale des forêts à travers le monde s’élève au montant stupéfiant de 150 000 milliards de dollars, soit près du double de la valeur du marché boursier mondial1. La plus grande partie de cette valeur, jusqu’à 90 %, provient de la capacité des forêts à réguler le climat grâce au stockage du carbone. En ce qui concerne les investissements forestiers, cet aspect est encore largement sous-évalué. Cependant, des changements sont déjà en cours, des stratégies de fonds pionniers proposant une sylviculture « intelligente » pour le climat sont maintenant disponibles.

Les systèmes d’échange de quotas d’émission, tels que le marché du carbone californien, ont créé une nouvelle source de revenus pour les investisseurs dans le secteur forestier. Les propriétaires forestiers peuvent être payés pour laisser les arbres sur pied au lieu de les exploiter en émettant des crédits carbone vérifiés. Un crédit de carbone est créé par une élimination mesurable du dioxyde de carbone atmosphérique. Au fur et à mesure de la croissance de la forêt, un volume supplémentaire peut être vendu soit sous forme de buche sur les marchés traditionnels du bois, soit sous forme de crédits carbone supplémentaires sur les marchés de compensation carbone.

Les forêts sont actuellement sous-évaluées. Ces stratégies de crédit carbone sont une première étape pour y remédier et peuvent offrir un meilleur rendement aux investisseurs. Le secteur forestier est de plus en plus reconnu comme une source de matériaux de construction écologiques et d’autres produits à faible teneur en carbone pour la bioéconomie. Un investissement qui verdit un portefeuille offre ainsi de nombreuses opportunités.

1 https://www.bcg.com/publications/2020/the-staggering-value-of-forests-and-how-to-save-them

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd  :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020). La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

A destination exclusive de la presse.

Contact presse
Justine Gloaguen / Céline Bruggeman
06 34 01 68 43
jgloaguen@bdandp.com
cbruggeman@bdandp.com


 

EVLI – Revue mensuelle novembre 2020

COMMENTAIRE |  06. 11. 2020

Par Tomas Hildebrandt – Gérant Senior en charge de la gestion institutionnelle d’actifs français

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

Virus vs économie : 2-0

Le mois d’octobre a débuté avec le rebond des marchés actions après les creux de septembre. Au départ, les marchés actions ont ignoré les élections présidentielles américaines, alors que les campagnes étaient en train de s’intensifier et que le nombre de cas de covid-19 augmentait dans les pays occidentaux.

Cette attitude nonchalante a été interprétée comme une réaction à l’augmentation plus modérée que prévu du nombre de décès par rapport aux infections, à l’espoir que la production de vaccins contre les coronavirus commence plus tôt que prévu, à une lassitude générale face aux reportages sur les coronavirus dans les médias et au changement dans la manière de présenter de la pandémie.

Cependant, l’augmentation du nombre de cas a commencé à échapper à tout contrôle vers la fin du mois dans de nombreux pays européens. La situation en France, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne, entre autres, a entraîné de nouvelles restrictions de la mobilité et des mesures de confinement, qui constituent un nouveau coup porté à la reprise en Europe.

L’accélération de la pandémie a été un revers malheureux pour les attentes optimistes d’une évolution plus positive. Même dans le meilleur des cas, il semble probable que le virus limitera considérablement l’activité économique dans de nombreux pays pendant longtemps encore en 2021 avant de pouvoir être contrôlé par un éventuel vaccin et d’autres mesures.

Les marchés actions ont réagi négativement à la détérioration de la situation. Toutefois, l’indice MSCI World n’a baissé que d’environ 2% en octobre, après que les prix aient augmenté à un rythme proche des sommets atteints en septembre dernier.

Les démocrates américains tirent leur épingle du jeu

Aux États-Unis, Joe Biden et les démocrates étaient annoncés favoris par les sondages. Un grand nombre d’Américains ont voté tôt, ce qui semble favoriser également les démocrates. En fait, les marchés se préparent à un transfert de pouvoir et à un changement de régime en matière de politique économique.

Une vague bleue, ou la prise de contrôle par les démocrates des deux chambres du Congrès, pourrait entraîner une augmentation des investissements publics, des mesures de lutte contre le changement climatique et d’amélioration des systèmes de santé, des ajustements de la fiscalité et d’autres mesures de relance. Cela ne semble cependant pas se réaliser, les deux partis étant au final à égalité.

Les démocrates ont un programme ambitieux et ils sont soumis à une pression considérable pour obtenir des résultats. Toutefois, le fossé qui se creuse entre les différents groupes de population aux États-Unis est considéré comme un risque pour la réussite de ces programmes politiques, et les élections présidentielles ne vont pas nécessairement régler ce problème.

Par ailleurs, en raison des tensions autour des élections, les parties n’ont pas pu se mettre d’accord sur un nouveau programme de soutien économique.

Scénarios pour 2021

Le facteur clé qui influencera les perspectives pour l’année prochaine sera inévitablement la façon dont évoluera la pandémie de coronavirus :

– Dans un scénario optimiste, le virus s’affaiblirait puis disparaîtrait, et/ou des vaccins et des thérapies efficaces seraient rapidement disponibles et mis en œuvre.

– Au contraire, dans un scénario pessimiste, le virus pourrait muter et devenir encore plus infectieux et/ou mortel, et/ou de nouvelles vagues d’infections entraîneraient des mesures restrictives sévères et/ou inquièteront les consommateurs et les entreprises, limitant ainsi l’activité.

D’autre part, Les prochains évènements politiques pourront conduire soit à une accélération de la relocalisation, soit à un retour de la mondialisation :

– Dans un scénario de forte relocalisation, les tensions commerciales (États-Unis/Chine, Royaume-Uni/UE) se poursuivront, tout comme l’incertitude quant à l’évolution des relations entre les pays, et les risques politiques seront considérés comme des facteurs qui contribueront à accélérer cette relocalisation. Les gouvernements des différents pays renforceront alors leurs mesures protectionnistes pour aider les entreprises et les secteurs nationaux et soutenir la production et leur industrie nationales. La politique « America First » et du « laissez-faire » se poursuivra dans ce cas aux États-Unis.

– Mais, dans le scénario du retour à la mondialisation, de nouveaux efforts seront faits pour améliorer les relations internationales et renforcer l’État de droit. Des objectifs seront alors fixés pour normaliser les relations commerciales et supprimer les droits de douane. Les conditions préalables à la concurrence internationale seront ainsi améliorées. Le commerce mondial se redressera alors et les différends géopolitiques resteront sur la touche.

Indépendamment des facteurs exposés ci-dessus, les performances économiques mondiales pourraient tout aussi bien s’améliorer que se détériorer :

– Dans le scénario optimiste concernant l’économie mondiale, des emplois seraient à nouveau créés et l’emploi se redresserait. La confiance des consommateurs se renforcerait et soutiendrait la consommation. L’activité des entreprises augmenterait et de nouveaux investissements commenceraient à se multiplier. La stimulation économique par les politiques monétaires et fiscales serait alors poursuivie.

– Mais, si l’on considère les perspectives pessimistes sur l’économie mondiale, la politique monétaire et financière ne réussirait pas à soutenir les consommateurs et les entreprises. La persistance d’un taux de chômage élevé saperait dans ce cas la consommation et entraînerait une baisse des recettes fiscales de l’État. À terme, l’environnement opérationnel difficile entraînerait l’effondrement des entreprises.

Graphique :  Performance des actions internationales sur les cinq dernières années

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et propose une gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants Senior ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur. Evli gère au total de 13,6 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 09/2020). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 83,9 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 15,5% (30 septembre 2020).

La société compte autour de 250 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd. Pour en savoir plus : www.evli.com

Contact presse
Céline Bruggeman / Justine Gloaguen
06 34 01 68 43
cbruggeman@bdandp.com
jgloaguen@bdandp.com