EVLI – Revue mensuelle février 2018

L’année a commencé avec fracas

COMMENTAIRE | tomas hildebrandt | 08. 02. 2018

Du mouvement sur les marchés

 

Les mouvements sur les marchés obligataires, actions et devises sont devenus plus prononcés en janvier. La hausse rapide des marchés actions début janvier a marqué un coup d’arrêt puis a changé de direction à la fin du mois. Les actions finlandaises en euros ont augmenté de +2,2%, les européennes de +2% et les nord-américaines en euros de +1,4%. Le marché actions émergentes réalise la plus forte performance avec +3,2%.

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund s’est renforcé de 27 points de base, terminant à son plus haut niveau depuis 2015. Le rendement des obligations à 2 ans a aussi grimpé, pour atteindre -0,53%.

L’affaiblissement du dollar s’est accéléré, et il a baissé de 3,5% par rapport à l’euro en janvier. L’an dernier, l’euro s’était renforcé à plus de 15% face au dollar et l’euro est aujourd’hui à son plus haut niveau depuis 2014. L’affaiblissement du dollar a été généralisé et l’indice du dollar américain pondéré en fonction des échanges commerciaux a diminué de plus de 10%.

 

Un amer cocktail sur les marchés obligataires

De nombreux facteurs ont contribué à la hausse du marché obligataire, avec ce mouvement provenant à l’origine des marchés obligataires américains. Le prix du pétrole brut est clairement en progression et alors que le prix du baril avoisine le 70 dollars, il semble que l’idée du baril à 50 dollars appartienne au passé. La hausse du prix du pétrole brut renforce la pression inflationniste de telle manière que la banque centrale américaine, la Fed, peut décider de resserrer sa politique de taux d’intérêts plus tôt que prévu. Aux États-Unis, les taux d’intérêt long terme ont aussi augmenté en raison des rumeurs sur l’intention de la Chine d’arrêter son programme d’acquisition de bons du trésor américains et des commentaires du Président Trump, qui ont aussi contribué au bref shutdown du gouvernement américain alors que le plafond de la dette était atteint.

Sur les marchés actions, les publications de résultats financiers ont débuté de manière prometteuse. Il semble que la performance des bénéfices de la fin d’année dernière va répondre et même surpasser les attentes du marché. Une croissance nette peut être observée sur les dividendes reversés par les entreprises finlandaises cotées ce printemps.

 

L’écho du bruit politique


Au Royaume-Uni, la position de la Première Ministre Theresa May s’est affaiblit alors que les négociations autour du Brexit se sont durcies. Des solutions de dernières minutes ont permis de terminer un premier round de négociations en décembre mais, depuis lors, les négociations se sont rapidement figées. Une crise gouvernementale en Grande-Bretagne ne faciliterait nullement la poursuite des négociations. Le risque d’un hard Brexit s’est accru.

En Allemagne, les négociations du gouvernement ont évité de justesse l’impasse avec l’accord du SPD pour rejoindre la coalition. Toutefois, la composition finale du gouvernement ne sera précisée que plus tard au printemps. Un nouveau partenaire dans le gouvernement pourrait affecter la politique économique allemande, en particulier en raison du net excédent budgétaire fédéral. Dans tous les cas, la position de la Chancelière Merkel est considérée comme affaiblie.

Tandis que les élections parlementaires italiennes approchent, il y a une forte présomption d’impasse politique. Les partis populistes disposent de beaucoup de soutien, mais il est peu probable qu’ils obtiennent une assez large majorité. Selon les points de vue, dans le meilleur ou dans le pire des cas, l’Italie obtiendra un gouvernement minoritaire. La croissance économique italienne a augmenté d’environ 1,5% ce qui est, toutefois, dans la fourchette basse de la zone euro. Des changements structurels et une croissance plus forte sont toujours nécessaires pour résoudre les problèmes économiques du pays. Sur le marché obligataire, les rendements des obligations souveraines italiennes sont allés à contre-courant et les rendements ont chutés.

Enfin, il est probable que l’accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) soit abandonné. Globalement, les politiques d’échanges internationaux sont entrées dans une nouvelle phase et de nouveaux partenaires sont recherchés.

Graphique : les taux des obligations souveraines à dix ans ont augmenté

Tomas Hildebrandt est gérant de portefeuille Senior pour des clients institutionnels. Il est membre de l’équipe d’allocation d’actifs d’Evli et travaille également en tant que Stratégiste marchés. Tomas a rejoint Evli en 1996 et travaille sur les marchés financiers depuis près de 30 ans.

A propos d’Evli Fund Management Company Ltd :

Evli Fund Management Company Ltd est une société de gestion scandinave qui cible particulièrement les investisseurs institutionnels et qui fait de la gestion active avec une coloration ESG, dans une perspective long-terme. Les gérants ont tous une ancienneté de 10 ans en moyenne dans l’entreprise et disposent chacun d’une vingtaine d’année d’expérience dans ce secteur.

Evli gère au total de 11,1 milliards d’euros d’encours pour le compte de ses clients (net 9/2017). Les fonds propres du groupe Evli s’élèvent à 66,5 millions d’euros et son ratio de solvabilité BIS est de 14,1% (30 septembre 2017). La société compte plus de 200 employés. Les parts B d’Evli Bank Plc sont cotées sur le Nasdaq Helsinki Ltd.

 

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