Neuberger Berman – Devises : les seconds rôles sur le devant de la scène

 

 

Commentaire

Paris, le 22 janvier 2018

Entre les Golden Globes et les Oscars, Ugo Lancioni, Membre du comité d’allocation d’actifs et responsable de la stratégie Global Currency de Neuberger Berman, présente les dernières perspectives du comité concernant les devises.

En 2017, les vedettes parmi les devises du G10 étaient les têtes d’affiche : l’euro et le dollar US. Au début de l’année, la devise américaine a profité du rallye post-Trump, alors qu’une vague de succès électoraux populistes semblait bénéficier à l’euro par la suite. Très vite, il fut clair que décembre 2016 avait néanmoins marqué un plus haut pour le billet vert et l’EURUSD a terminé l’année à plus de 13%. Ce fut un redressement spectaculaire, tels deux acteurs célèbres jouant de manière impressionnante des rôles à contre emploi. Il pleut des Oscars !

Seront-ils à nouveaux sous les feux des projecteurs ? L’euro peut-il encore faire mieux ou le dollar connaîtra-t-il un revers de fortune ? Ou bien les seconds rôles du G10 fouleront-ils peut-être en 2018 le tapis rouge des performances ?

L’euro se nourrit d’une confiance renouvelée

Ce fut vraiment l’euro qui attira l’attention l’année dernière. Une multitude de surprises économiques positives avaient déjà activé les flux de portefeuilles non couverts avant que l’élection d’Emmanuel Macron en tant que Président de la République Française n’ouvre les vannes, renouvelant la confiance dans le projet euro dans son ensemble. Aujourd’hui, les données des futures sur devises indiquent que les spéculateurs à court terme sont extrêmement longs sur la monnaie unique.

Cette reprise économique est fondamentalement réelle. Mais les flux de capitaux ont déjà poussé l’EURUSD au-delà de sa juste valeur du fait des politiques monétaires respectives et près de ce que laisse supposer la parité du pouvoir d’achat. De notre point de vue, nous avons besoin d’autres bonnes nouvelles en Europe, ou de mauvaises nouvelles aux Etats-Unis, pour permettre au rallye EURUSD de se poursuivre.

Quels pourraient-être ces catalyseurs ?

Les forces de l’euro et du dollar semblent équilibrées

Le risque politique existe. Nous faisons face à des négociations pour une coalition en Allemagne et à une élection en Italie. Mais ces événements généreront sans doute moins de troubles que l’enquête du conseil spécial sur l’administration Trump ou que les élections américaines de mi-mandat.

Les flux pourraient continuer à soutenir l’euro, malgré des taux d’intérêts plus haut aux Etats-Unis. C’est ce qui s’est déjà passé entre 2004 et 2006 pendant le cycle de hausse des taux de la Réserve Fédérale. Le redressement économique, et en particulier la liquidation progressive des positions structurelles européennes courtes détenues par les investisseurs américains depuis la crise de la zone euro en 2012 – 2013, ont nourri ces flux. Il est difficile de dire à quoi il faut s’attendre, cependant, il risque d’y avoir des facteurs de décalage.

Premièrement, les investisseurs en euro peuvent décider d’arrêter de payer les 250 bps de portage nécessaire pour couvrir leur exposition au dollar. Deuxièmement, la réforme fiscale américaine va probablement inciter les entreprises à rapatrier certains bénéfices générés à l’étranger dans une autre devise que le dollar. Et troisièmement, les effets potentiellement déflationnistes d’un euro fort pourraient, en soi, inviter la BCE à faire une pause dans sa politique de normalisation pour maîtriser l’inflation.

Les différentiels entre inflation et taux d’intérêts constituent potentiellement des catalyseurs plus évidents, mais ils ont tendance à favoriser le dollar. La fin du programme d’achat d’obligations de la BCE est en grande partie intégrée dans les prix et alors que la BCE peut changer sa politique monétaire plus vite que prévu, il est plus probable que l’inflation augmente d’abord aux Etats-Unis, incitant également la Fed à répondre plus vite. S’il manque une composante dans les catalyseurs pour un euro plus fort, il s’agit selon nous de l’inflation dans la zone euro.

Le Yen, le Franc Suisse et les Nordics ont retenu notre attention

En bref, il y a beaucoup de similitudes entre la situation du dollar il y a un an et la position de l’euro aujourd’hui, mais le résultat de cette inversion ressemble de près à un équilibrage, avec des catalyseurs favorables à l’un et l’autre finalement. L’EURUSD pourrait finir 2018 proche d’où il a commencé.

Les investisseurs qui aiment les émotions fortes tourneront peut-être leur regard vers les seconds rôles au sein du G10.

Le yen japonais reste très peu cher, de notre point de vue : la Banque du Japon a ébranlé le marché obligataire la semaine dernière en stoppant ses rachats d’obligations long terme, si bien que de prochains ajustements de sa politique de contrôle de la courbe de taux pourraient bénéficier à sa devise. Par opposition, le Franc Suisse nous semble toujours trop cher pour un rendement négatif malgré une baisse significative grâce à la liquidation de positions refuges arrivées à terme.

Enfin, à la question de savoir quelles banques centrales seront capables de normaliser leur politique monétaire le plus tôt, nous pouvons répondre la Scandinavie. La couronne suédoise nous apparaît comme le meilleur candidat pour une appréciation, suivi de la couronne norvégienne si le marché haussier se poursuit dans l’énergie et que la croissance mondiale se maintient.

Le temps nous dira lesquelles de ces devises finiront 2018 en tant que meilleurs acteurs dans un second rôle. Nous croyons, cependant, que leurs performances peuvent potentiellement faire de l’ombre à celle des superstars du G10, l’euro et le dollar.

À propos de Neuberger Berman

Neuberger Berman, fondé en 1939, est une société de gestion indépendante et détenue par ses salariés. La société gère une gamme de stratégies – incluant gestion actions, gestion fixed income, gestion quantitatives et multi-classe d’actifs, des fonds de private equity et des hedge funds – pour le compte d’institutions, de conseillers et d’investisseurs individuels dans le monde entier. Avec des bureaux dans 19 pays, l’équipe de Neuberger Berman compte environ 1 900 professionnels au 30 septembre 2017. La société a été désignée Best place to work 2016 par Pensions & Investments dans la catégorie gestion financière (entreprise de plus de 1 000 salariés).Constante, stable et centrée sur des objectifs de long terme, la société favorise une culture d’investissement basée sur la recherche fondamentale et l’indépendance. Elle gère 284 milliards de dollars d’actifs pour le compte de ses clients au 30 septembre 2017. Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site Web : www.nb.com.

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